Nora ANSELL-SALLES

mercredi 3 janvier 2024

🟥 PALMARÈS 2023 🟥 Découvrez les 20 articles les plus lus sur "Mine d'infos"...


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🟥 HIT PARADE 🟥 
des posts les plus consultés en 2023 [par ordre décroissant].


1) 🎤Michel Gbagbo - Député, fils aîné de 
Laurent  Gbagbo ancien  Pdt. de Côte d’Ivoire 

2) 🎤 Martin Ziguélé -
Ancien 1er ministre de Centrafrique 

3)  🎤 Théodore Comlanvin Loko - Ancien ambassadeur du Bénin  

4) 🎤 Éric Chenut - Pdt. de la FNMF 

5) 🎤 Roland Berthilier - Ancien Pdt. de la MGEN


 6) 🎤 Bruno Caron - Pdt. de la MGÉFI 

7)  🎤 Brigitte Kuster - Ancienne députée de Paris 17ème 

8) 🎤 Aurélie Assouline -
Adjointe au maire du 17ème  arrondissement 


10) 🎤 Guy Armand  ZOUNGUERE SOKAMBI - Ancien ambassadeur de 
Centrafrique 

11) 🎤 Patrick Chamboredon - Pdt. de 
l'ONI

12) 🎤 Dr Jean-Martin Cohen Solal - Ancien DG de la FNMF

13) 🎤 Pierre-François Logereau - Adjoint  au maire de Paris17ème

14) 🎤 Patrick Baudouin - Pdt. de la LDH

15)🎤 Élodie Peskine  Chevallier - Coach professionnel & parental

16) Fraude dans les mutuelles quelles parades ?

17) Relations  France Afrique...


18) Retour sur les ateliers de coopération consulaire & économique de la
CPCCAF

19) 🎤 David Ollivier Lannuzel - Pdt. de l'UROPS
 
20) 🎤 Kulmie Samantar -  en charge des questions  d'assurance chez IMT Partners & Bruno Huss - Pdt. de l'ADOM


L'ensemble des  rédacteurs & [réguliers ou occasionnels] du blogspot & des Veilles "Mine d'Infos", se joignent à moi, pour vous souhaiter une belle et douce année.
Prenez soin de  vous. 
Nora Ansell-Salles 

 🔴 AVIS AU LECTEURS

 🖋 Vous souhaitez :  publier une contribution,  sous forme d'une tribune ou d'un regard sur l'actualité ou communiquer sur l'actualité de votre société 
📧 contactez la rédaction de "Mine d'Infos"
Nora Ansell-Salles Pressentinelle2@gmail.com 

samedi 30 décembre 2023

PropTech en Afrique : Vers une année 2024 d'innovation, de durabilité et de collaboration


Pour les spécialistes du secteur de l'immobilier à jour dans les tendances, il n'est plus un secret que la PropTech s'impose de plus en plus aux constructeurs en Afrique ; tant la demande en logements modernes devient forte.

En cette fin d'année 2023, je vous livre quelques conseils qui vous permettront de vous préparer à embrasser une nouvelle ère d'innovation, de durabilité et de collaboration.

Personnalisation et adaptabilité 

L'avenir de la PropTech en Afrique réside dans la personnalisation et l'adaptabilité. Encouragez-vous et vos collègues à penser de manière créative, à concevoir des solutions qui répondent spécifiquement aux besoins variés des marchés locaux. Les technologies flexibles et adaptables auront un impact plus profond dans un continent aux multiples facettes.

Énergie durable 

Particulièrement en Afrique, il y a d'énormes opportunités à explorer dans le domaine de l'énergie durable. Nous sommes sur un continent riche en ressources naturelles qui offre un terrain propice au développement de solutions immobilières respectueuses de l'environnement. Investir dans des initiatives écologiques non seulement favorise la durabilité, mais ouvre également la voie à une croissance économique durable.

Collaboration fructueuse 

Je ne cesserai jamais de le répéter. La collaboration est la clé du succès. Tissez des liens solides avec des acteurs variés du secteur, des start-ups locales aux entreprises établies, en passant par les organismes gouvernementaux. Ces forces fusionnées peuvent relever les défis et exploiter les opportunités, façonnant ainsi l'avenir de la PropTech en Afrique de manière plus holistique.

Je suis convaincu que 2024 offrira des perspectives énormes pour la PropTech en Afrique. Restons donc ouverts à l'innovation, engagés envers la durabilité et unis dans notre quête de progrès.

En cette période festive, je souhaite à tous mes abonnés une année 2024 prospère, pleine de succès et d'opportunités. Que vos projets immobiliers soient couronnés de réussite, et que la collaboration et l'innovation continuent de guider notre chemin vers un avenir radieux.

Ariel Dossa
PDG ARMAG AFRIQUE

jeudi 28 décembre 2023

Le regard de Kulmie Samantar sur l'ADOM

Kulmie Samantar 
IMT Partners - Management de transition

En charge des questions assurance, santé, private equity et Italie


👉Comment avez-vous connu l'Adom ?

Nous suivons régulièrement le fil d’actualités de l’ADOM sur les réseaux sociaux car au sein d’IMT Partners nous nous intéressons beaucoup au monde de l’assurance, de la Mutualité et de la protection sociale. Par ailleurs, lorsque je travaillais à la Mutualité je connaissais cette structure et lorsque j’en suis parti c’était pour moi un moyen de suivre l’actualité et les évolutions du secteur mutualiste. Nous nous réjouissons que les autres acteurs d’assurance et de réassurance en sont également membres.

 

👉 A quel titre étiez-vous  présent à la matinée  ADOM du 14/12/23 ?

Nous avons naturellement rejoint l’ADOM en tant que Partenaire et avec Alexandre LECHERF
 nous assistons aux différents évènements proposés en attendant de pouvoir venir présenter notre activité spécifique du Management de transition et comment nous intervenons dans le monde de l’assurance en générale.

 
👉Est-ce votre première  participation?

Non, Bruno HUSS m’avait gentiment invité à assister au printemps dernier à une matinée évènement. Cela a été l’occasion de croiser à nouveau d’anciens collègues et de rencontrer de nouveaux intervenants.


 
👉 Que retenez-vous de la matinée du 14 décembre ?

La thématique traitée de la fraude en santé est un sujet majeur de préoccupation de tous les intervenants dans la gestion des prestations et des services. J’ai trouvé la matinée très riche d’exemples et surtout ceux de vouloir améliorer la relation avec les clients tout en limitant autant que possible des comportements négatifs.

L’augmentation des services offerts rend le contrôle indispensable et dans le cas présent les équipes d’ACTIL gèrent cela avec un très grand professionnalisme.

 
👉 Dans quelle mesure l'ADOM vous apporte des clés ou des contacts  pour votre propre structure ?

C’est avant tout un moyen de se plonger dans l’actualité de l’assurance, de la mutualité et de la protection sociale avec des exemples très concrets. Cela est certainement dû à la capacité des partenaires à présenter leurs activités au travers du prisme des adhérents de l’ADOM.

La possibilité ouverte aux partenaires d’assister à toutes les réunions publiques permet en effet de créer des contacts et de nouer des relations professionnelles intéressantes.

 

👉 Si vous aviez une suggestion à faire à  Bruno HUSS sur l'organisation et/ou une thématique à traiter l'an prochain ?

S’il y a une thématique intéressante, elle tournerait autour des nouveaux métiers et comment les attirer dans les structures mutualistes. Nous aurons je l’espère le plaisir d’en parler avec Bruno HUSS dans le courant de l’année 2024. 
D’ici là, meilleurs vœux à tous.


A PROPOS DE :
IMT Partners

IMT Partners est un cabinet spécialisé dans le management de transition qui repose sur l’expertise de ses 40 collaborateurs. Présente sur son marché depuis 2013 à Paris, Lyon, Lille, Nantes, Rennes et Milan, notre équipe anime un réseau de dirigeants opérationnels pour accompagner les entreprises à travers 3 typologies de missions : • L’Interim Management, pour assurer un relais managérial dans les plus brefs délais ; • Le Mentoring, pour accompagner les profils à haut potentiel dans leurs évolutions internes ; • La Transformation, pour s’adapter et répondre aux défis de nos clients. Pure Player du secteur, nous avons une approche sur-mesure axée sur la compréhension de vos enjeux et de vos problématiques. Notre priorité, proposer en quelques jours les meilleures compétences pour relever vos défis. Depuis 2013, nous avons piloté plus de 800 missions de management de transition, de 3 à 36 mois, pour toute taille d’entreprise, en France et à l’international. Couvrant toutes les fonctions et tous les secteurs d’activités, notre pépinière rassemble des femmes et des hommes hautement qualifiés et spécialistes de leurs domaines. Ils sont prêts à intervenir immédiatement aux côtés des comités de direction. 

 

IMT Partners
3, avenue Bugeaud
75116 Paris
Std : +33 (0) 1 77 35 97 

Propos recueillis par Nora Ansell-Salles auprès de Kulmie Samantar 


👉Vœux 2024 de Bruno HUSS sur

 Tiktok

Twitter

Les membres du Conseil d'Administration de l'ADOM se joignent à moi pour vous souhaiter une bonne année 2024. Prenez soin de vous.

Bruno Huss

Président de l'ADOM



🔷️ INTERVIEW

👉Lien vers l'interview :

Tiktok

Twitter

Bruno HUSS au micro de Nora Ansell-Salles en direct de la matinée ADOM du 14 décembre 2023


Le président de l'ADOM revient pour nous sur le bilan de 2023 de son association.


Association qui a désormais pris son rythme de croisière (11 événements organisés en 2023 et autant prévues pour 2024). 


Les thématiques de 2023 ont toutes rencontré un vif succès.  

A tel point qu'il est vivement conseillé de s'inscrire dès l'annonce des #MatinéeAdom☕️ pour être certain de pouvoir y participer. 

"Vraiment si l'ADOM n'existait pas il faudrait, sans aucun doute l'inventer" 


lundi 25 décembre 2023

🟥 EXCUSIF: LA VÉRITÉ SUR LES ÉLECTIONS EN CÔTE D’IVOIRE...


On observe une grande tolérance, et souvent une grande 
méconnaissance, de la part des observateurs étrangers quant à la validité des « élections » en Afrique subsaharienne, particulièrement en Côte d'Ivoire. 
C'est pourtant l'étude minutieuse de ces processus qui détermine la nature des régimes et devrait fonder les alliances à établir pour assurer à terme la 
démocratie et non son contraire..
 🎬 VidéoTiktok


La Côte d'Ivoire est un cas bien particulier : on y dénombre environ 23% 
d’étrangers, ce qui parfois ne favorise pas une démocratie apaisée. Leur coexistence avec les Ivoiriens, résiliente dans la quotidienneté, découle historiquement de la volonté de Félix Houphouët-Boigny, le « père fondateur », de faire des différentes communautés présentes sur le sol ivoirien une « poussière d’ethnies » parfaitement maillée.

Cependant, en réponse aux « Chartes du Nord », documents propagandistes et apocryphes attribués à certains intellectuels issus du nord 
en 1989 et 1991, puis réactualisés en 2002 (et qui ne sont pas sans rappeler la « charte Hutu »), la politique de 
« l'ivoirité » du PDCI-RDA, appuyant dès 1994 une vision suprématiste du pouvoir en faveur d’un sud animiste et chrétien, a fragilisé cette harmonie. Après la guerre civile internationalisée 
de 2010-2011, suivie d’une politique de réconciliation indécise, l’approche dite du 
« rattrapage ethnique » d’Alassane Ouattara, l’actuel président, a 
utilisé le même type de ressorts identitaires en faveur cette fois des 
populations musulmanes issues du Nord. Celui-ci n’a cependant, jamais de 
façon explicite, inscrit ce lexème comme fondement d’une 
« idéologie politique ». 

Sur le plan économique, la monnaie du pays est le Franc CFA. Là s’arrête la ressemblances avec les ex-colonies francophones. Car le pays, premier exportateur mondial de cacao et de noix de cajou, enregistre une 
croissance moyenne du PIB réel de 8,2 % sur la période 2012-2019. En 2022, malgré des tourbillons militaro-politiques tant mondiaux que sous-régionaux, cette croissance s’est maintenue à 6,7 %, avec 5.2% de taux d’inflation.

L’ambiance qui environne la dynamique économie libérale ivoirienne 
dégage cependant un venteux parfum de corruption : souventes fois en effet demeurent impunis des 
« spécialistes en intermédiation » ou d’indélicats agents étatiques. Et si d’importantes réformes ont vu le jour (réduction des délais de paiement des créances de l’État, création d’une Plateforme 
nationale du Système de Détection et de Prévention des Actes de Corruption 
et Infractions assimilées, le SPACIA.CI, création d’un Tribunal du 
commerce, d’un ministère de la Promotion de la Bonne Gouvernance et de 
la Lutte contre
la Corruption…), force est de constater une certaine inefficacité de ces structures. 

Inscrites dans un pseudo conformisme aux dispositions internationales, 
elles n’aboutissent trop souvent qu’à prolonger la corruption dans un dédale de procédures administratives additionnelles. La pensée du « père fondateur » selon laquelle « On ne regarde pas dans la bouche de celui qui 
grille les arachides » a ainsi conservé toute sa vigueur dans les habitus du pays, 38e pays le plus corrompu d'Afrique en 2022, selon l’Indice de 
Perception de la Corruption (IPC) de Transparency International. Et 159° 
selon son Indice de Développement Humain (IDH). 

Comme nous le confirmait un ministre en exercice : 
« La démocratie serait un luxe pour l’Afrique. » Et la corruption, au contraire, son élément de stabilité? Sur le plan politique justement, aucun incident de forte intensité ne s’est plus produit depuis une décennie, les scories de la guerre civile étant 
suffisamment catalyseurs. Sauf en 2020, où briguant un troisième mandat 
présidentiel très discutable, Alassane Ouattara, répondant aux violentes manifestations, conduit une répression occasionnant un peu plus d’une cinquantaine de morts civils. Il est important de souligner que la tragédie en question n’est pas mentionnée dans le Rapport annuel 2021 des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire. 

Le Gouvernement ivoirien a quelques difficultés avec les libertés civiles. En témoignent les dernières élections locales et nationales 
organisées en septembre 2023 : l’opulente « vague orange » constatée, 
trahit, pour l’observateur « d’en bas », une problématique de légitimité. 

Dans une véritable démocratie, il est pratiquement impossible qu'un seul parti politique remporte près de 90% des voix à chaque élection. Un tel scénario indiquerait généralement un manque de pluralisme politique, ce qui est contraire aux principes démocratiques de libre choix et de concurrence 
équitable. Cependant, il existe des exceptions notables, comme en Corée du Nord, où un seul parti domine largement le paysage politique. Néanmoins,
la situation en Corée du Nord est généralement considérée comme une 
anomalie plutôt que comme la norme dans le monde entier.

Même en Finlande, où vivent les « personnes les plus heureuses du 
monde », on ne peut observer dans une démocratie libérale de tels plébiscites. Ce recul démocratique est assumé et non condamné par la 
« communauté internationale », comme l’étaient en leur temps les partis uniques. 

Dans un même mouvement, on peut dire qu'il existe unecontinuité 
structurée dans la défense d'un parti unique au nom de la lutte contre le communisme et l'acceptation d'une absence de démocratie en raison d'une recherche de stabilité. En effet, dans les deux cas, les libertés sont bafouées, le fruit de la croissance est inégalement réparti, la corruption est une 
institution de la gouvernance et l'exploitation ignominieuse des êtres 
humains se poursuit. Cette situation entraîne une diminution constante des libertés et une augmentation du risque de violences. Ainsi, malgré les différences apparentes, ces deux situations partagent une structure commune basée sur la restriction des libertés individuelles et la perpétuation de l'inégalité.

La démocratie est fondée sur le pluralisme politique et la liberté de 
choix, qui sont tous deux compromis dans un système à parti unique. On a ainsi simplement remplacé depuis 1990 le Parti unique par un quasi parti unique aujourd’hui en Côte d’Ivoire. De plus, bien que la stabilité puisse être une préoccupation légitime, il est important de noter que la stabilité obtenue 
au détriment des libertés fondamentales peut conduire à des tensions sociales et politiques. Ainsi, il y a un paradoxe à soutenir un régime autocratique au nom de la stabilité et des libertés, paradoxe qui souligne la complexité et les défis inhérents à la gouvernance politique.

Si on comprend qu’un tel soutien décidé au ommet d’États commerçants provient du statut de stabilité conféré au pays dans la sous-région, le classement des pays africains les plus démocratiques établi par Economist Intelligence Unit (EIU) qui positionne la Côte d’Ivoire comme 
« régime hybride », à mi-chemin entre une démocratie « imparfaite » et un régime autoritaire, doit aussi attirer l’attention. Comme cela aurait dû être le cas pour les situations du Mali, du Burkina-Faso, de la Guinée et du Niger. 

L’indépendance de la justice en Côte d’Ivoire est d’ailleurs un sujet 
d’intérêt. L’indépendance du pouvoir judiciaires dans les affaires pénales ordinaires et les affaires civiles est assurée par la Constitution ivoirienne, 
mais les magistrats ont-ils réellement le moyen d’éviter la séduction 
perverse de l’argent et le diktat de l’exécutif ? On se rappellera comment le
Conseil Constitutionnel, assimilant une modification constitutionnelle 
survenue en 2016 à la création d’une nouvelle Loi fondamentale, permettait à Alassane Ouattara de demander un troisième mandat en 2021, après deux mandats consécutifs. Et un quatrième mandat en 2025, tout comme 
l’indéboulonnable Poutine ? Le Président sortant remportera au premier tour ce « premier mandat de la Troisième République », avec 95 % des voix...

De manière plus générale, la progression sociale verticale des cadres de justice s’accommode trop souvent de tensions propres à un système 
judiciaire qui ne soutient plus l’inamovibilité du magistrat du siège, accentue la tutelle exercée par la chancellerie sur le Procureur Général et le Procureur de la République et engendre une division de la classe politique sur la perception de son intégrité.

La CEI, Commission Electorale 
« Indépendante », organe des élections, présente également un inventaire peu élogieux de ses activités. 

En septembre 2023, le calendrier politique de l’exécutif ivoirien l’a 
amené à coupler élections locales et élections sénatoriales nationales. Afin 
de renforcer sa main mise sur le Sénat, cet exécutif va user de deux leviers : 
la dissolution du Gouvernement juste avant l’élection sénatoriale, puis la 
nomination de Madame Kandia Camara, Député, Maire et tout juste ex-
Ministre, comme sénateur – un tiers des Sénateurs étant nommé par le Président de la République -, enfin l’élection de cette dernière comme 
présidente du Sénat. 

La question soulevée est celle-ci : la CEI pouvait-elle organiser les élections sénatoriales en ce moment ? En principe non. Ces élections 
sénatoriales se sont en effet tenues à cette date uniquement du fait du prince, alors même que les conseillers municipaux et régionaux nouvellement élus 
(et chargés en principe d’élire les candidats aux sénatoriales) n’avaient point encore effectué leur entrée en fonction. Quelle aura alors été la légitimité de ces grands électeurs, et partant, de celle des membres élus du Sénat ?

Une nouvelle question émerge : Mme le Député Kandia Camara 
pouvait-elle être nommée Sénateur ? En théorie la réponse est négative. En 
effet, celle-ci détient un mandat de député, suspendu en raison de 
l’incompatibilité avec sa fonction de membre du gouvernement. Elle est 
aujourd’hui nommée Sénateur, une autre fonction incompatible avec son poste de Député, une personne ne pouvant en même temps siéger dans les deux Chambres. Institution bruyamment silencieuse, la CEI a vu Mme Kandia détenir désormais deux mandats parlementaires, exerçant par elle-même celui de Présidente du Sénat, et via son suppléant, celui de Député. Il 
aurait fallu à cette dernière formellement démissionner au préalable de son 
poste de Député. Ainsi, en 1980, Monsieur Philippe Grégoire Yacé 
démissionnait de l’Assemblée nationale, avant d’être nommé Président du Conseil Economique et Social (CES) par Félix Houphouët Boigny. Mme 
Kandia, par sa position, attire donc le regard sur une double violation de la constitution : d’abord un exercice incompatible de deux mandats 
parlementaires. Et de surcroit la continuation par un tiers d’un mandat de député éteint, puisque l’arrivée au Sénat équivaut de fait à une démission de 
l’Assemblée nationale. 

L’exécutif dispose de moyens opérationnels considérables dans ce 
système où le pouvoir est concentré. De fait, malgré des irrégularités 
persistantes et décriées de toutes parts, la CEI a entériné les résultats des élections municipales du 2 septembre 2023 remportées par le RHDP, parti au pouvoir. 

En Côte d'Ivoire, une élection libre, démocratique, inclusive et pacifique se caractérise en résumé par les éléments suivants : des obstacles au vote, des actes de violence et de fraude, l'incapacité pour les candidats ou leurs 
représentants d'accéder à certains centres ou bureaux de vote, des attaques perpétrées par des voyous, l'expulsion d'électeurs des centres de vote, des intimidations, l'enrôlement et le vote de demandeurs non-inscrits, la falsification des listes électorales, l'absence d'affichage des listes électorales, le déplacement d'électeurs, la destruction de procès-verbaux, le non-respect 
des heures d'ouverture et de fermeture des bureaux de vote, et la compilation des résultats en l'absence des représentants de l'opposition.

S’il existe plusieurs techniques qui peuvent être utilisées pour truquer une élection, la plupart figurent dans cette nomenclature, ce qui permet d’interroger la légitimité du processus démocratique ivoirien. 

La majorité des conflits politiques en Afrique débutent comme 
affrontements post-électoraux avant de devenir tribaux/religieux (le 25 août 
2020 par exemple, des manifestations ont dégénéré en violences 
interethniques, pendant trois jours, faisant six morts, une centaine de blessés et 1.500 déplacés, au cours des manifestations contre le troisième mandat 
d’Alassane Ouattara). On est donc surpris par la difficulté à appréhender la notion d’État démocratique chez maints dirigeants africains.

Il y a, en Occident, ceux qui prétendent que la démocratie serait un luxe en Afrique et que l’on devrait se contenter de dictateurs corrompus sous contrôle. Contre ceux-là je prétends que le temps passé en débats 
démocratiques est davantage prometteur que celui dédié à la reconstruction après-coup de pays déchirés par des guerres atroces.

Et je rappelle la fragilité de leur approche. Les exaltations flatteuses de 
populations en faveur de certains putschistes et les énoncés subits de 
ressentiments à l’encontre de partenaires traditionnels de l’Afrique, 
démontrent le risque de fragmentation rapide de ces pays en cas de crise 
institutionnelle inattendue.

Pourquoi donc ne pas voir la démocratie comme une qualité ? Pourquoi ne pas recommander une approche innovante ? On pourrait commencer, 
simplement, par favoriser le développement d’une réelle société civile, à la 
manière du Sénégal, par renforcer l’État de droit, confondre les trafiquants 
de drogue et combattre l’enrichissement illégal, la mauvaise gouvernance et le déni de liberté. La démocratie nous paraît être une des conditions 
atmosphériques objectives pour la continuité des pays africains et leur 
intégration au monde moderne. 

Propos recueillis par Nora Ansell-Salles  auprès de  Michel Gbagbo

🔎ZOOM SUR
Michel GBAGBO

Michel GBAGBO, Maitre de Conférences en Psychopathologie, Université FHB de Côte d’Ivoire, Député à 
l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire (PPA-CI)

dimanche 24 décembre 2023

Meilleurs vœux 2024


L'ensemble des rédacteurs & collaborateurs [réguliers & occasionnels] du blogspot & des Veilles "Mine d'Infos", se joignent à moi, pour vous souhaiter bonne année.
Nora ANSELL-SALLES

🟥PALMARÈS  DES  20 ARTICLES LES PLUS LUS EN 2023🟥

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FÉLICITATIONS  AUX PROMUS DE JANVIER 2024

mardi 19 décembre 2023

#ÇaBouge_Paris17e : Interview de Geoffroy BOULARD maire du 17ème

AVANT PROPOS 

Né le 3 décembre 1978 à Rouen, Geoffroy Boulard est : Maire du 17ème arrondissement de Paris, Conseiller de Paris et Vice-président de la Métropole du Grand Paris.

          🎬Clip tiktok


👉 Si vous deviez faire votre autoportrait, que diriez-vous de vous ?

L’exercice est difficile ! Je dirais ce que dit mon entourage : passionné, bon vivant, accessible, mais aussi exigeant !



👉 À quelle carrière vous destiniez-vous à 20 ans?

Ceux qui connaissent mon goût pour le sport, et notamment le football et le rugby, ne seront pas étonnés : je voulais être journaliste sportif !


👉 Vous souvenez-vous de votre 1er engagement militant...

J’ai milité en Normandie pour Antoine Rufenacht, député maire du Havre, tête de liste aux régionales, en mars 1998.


👉 et votre 1er engagement politique ?

Mon premier engagement, c’était pour la campagne présidentielle de Jacques Chirac. J’étais au lycée, j’avais 17 ans. Je collais des étiquettes “La France pour Tous”.


👉 Quand et dans quelle circonstance votre chemin a-t-il croisé celui du 17ème ?

Je suis arrivé en septembre 2001 pour mes études à Paris, et je me suis installé rue Nollet. Passionné de politique, j’ai rencontré à la permanence parlementaire boulevard Bessières Françoise de Panafieu et surtout Brigitte Kuster, qui me fera confiance pour l’accompagner dans son parcours politique.


👉 Qu'est ce qui selon vous fait le charme du 17ème ?

Sa diversité architecturale et sociale. Des majestueux immeubles haussmanniens aux constructions contemporaines, chaque quartier possède une identité unique. La mixité sociale est un élément essentiel, avec une population reflétant une multitude de cultures et de milieux sociaux.
Les espaces verts, des plus petits squares au magnifique parc Martin Luther King, contribuent à rendre le 17e très agréable à vivre. Ces lieux offrent des havres de paix, mais aussi de fraîcheur, au cœur de l'agitation urbaine... Il y a aussi des petits bijoux, des petites impasses, des petits coins de verdure que seuls les connaisseurs fréquentent. A force d’arpenter notre arrondissement à la rencontre des habitants, je les connais bien.


👉 Quand avez-vous intégré l'équipe de la mairie du 17ème ?

Sympathisant puis militant depuis la fin 2001 dans l'arrondissement, je suis élu adjoint de Brigitte Kuster en charge du commerce et du développement économique, en 2008, à 29 ans, sur la liste conduite.


👉 Vous doutiez-vous lorsque vous avez succédé à Brigitte Kuster de l'ampleur de la tâche qui vous attendait : Gilets jaunes, Covid-19, confinement, grèves des éboueurs, Grands travaux, sans parler des rats... et aujourd'hui de la montée de la violence et de l'antisémitisme...

Lorsque j'ai succédé à Brigitte Kuster, qui m’a montré le chemin, je savais que je faisais face à une tâche complexe et exigeante. Notre rôle exige d’être chaque jour au combat pour représenter les habitants, de faire avancer les dossiers importants, de ne rien lâcher face à la Mairie de Paris. C’est un engagement total de tous les jours, de toutes les heures, avec mon équipe municipale.
Bien que les circonstances aient pu être difficiles, je reste résolu à travailler en étroite collaboration avec les résidents du 17e arrondissement, les institutions locales et les acteurs de la société civile pour surmonter ces défis et améliorer la qualité de vie de tous.


👉 Quels sont les grands défis de votre mandat ?

En matière de sécurité, je suis pleinement conscient des défis auxquels nous faisons face dans le 17e arrondissement. L'obtention de notre Police Municipale il y a deux ans a été une victoire importante, mais nous reconnaissons qu'il reste beaucoup à faire pour renforcer cette initiative.
Actuellement, la Police Municipale est confrontée à des défis majeurs, notamment des moyens limités, l'absence d'armement, et un manque d'attractivité qui se traduit par le départ de policiers formés vers d'autres communes. Les compétences spécifiques sont également un point à améliorer, se limitant souvent aux incivilités. Par ailleurs, la Police Municipale doit souvent faire appel à la Police Nationale lorsqu'il s'agit d'interpellations, ce qui entraîne des retards dans les réponses aux incidents.
Nous encourageons fortement les habitants à signaler toute incivilité ou problème de sécurité. Il ne faut pas hésiter à appeler, car c'est le seul moyen de faire remonter ces problèmes. Cela permettra à l'équipe municipale d'être alertée et d'apporter un soutien nécessaire pour résoudre ces questions de manière efficace.
La propreté est un deuxième enjeu majeur que je considère comme une priorité absolue. Je suis pleinement engagé dans la lutte contre l'insalubrité et je suis constamment attentif à cette question cruciale pour notre arrondissement.
Malgré nos demandes, le transfert de la gestion des services de propreté au plus près des habitants, dans chaque arrondissement, n'est malheureusement pas prévu, tout comme la privatisation de la collecte des déchets. Cependant, j'ai pris des mesures pour soutenir la modernisation des services de propreté, en dédiant une partie du budget limité dont nous disposons.


👉 Quels sont les impacts [positifs & négatifs] des Jeux Olympiques sur l'arrondissement ?

Pour l’instant, il n’y a que des impacts positifs, même si les travaux d’ampleur que nous avons vécu ont été longs et pénibles pour tous les riverains.
Nous aurons un pôle sportif : le centre d’entraînement Max Rousié, Porte de Saint-Ouen, que nous sommes en train de réhabiliter depuis plusieurs mois pour accueillir les boxeurs.
Le Palais des Congrès porte Maillot a été désigné comme Centre de Presse International. Il accueillera 1 500 journalistes du monde entier. Les hôtels du secteur hébergeront des centaines de délégations politiques ou diplomatiques.
Enfin, au Parc Martin Luther King : nous aurons un site de festivités avec des animations tout au long de l’été.
La flamme olympique passera dans l’arrondissement le 15 juillet, depuis l’Étoile, avenue de Wagram, puis avenue de Villiers. Elle passera devant la statue d’Alexandre Dumas ainsi que la statue “Solitude”, place du Général Catroux.
Par ailleurs, l'arrondissement n'est pas concerné par les sites de compétitions et les périmètres de sécurité annoncés par le préfet. Nous travaillons à définir les modalités de circulation dans l’arrondissement, avec les différentes autorités, pour pouvoir les communiquer au printemps.



👉 Certains administrés ne font pas le distingo entre ce qui relève des compétences de la mairie du 17ème de celles de la mairie centrale. Pouvez-vous le rappeler ?

La mairie du 17e est en première ligne, au plus proche des habitants, pour connaître leurs besoins, comprendre leurs priorités, appuyer leurs demandes auprès de la Mairie Centrale. La mairie d'arrondissement est responsable de la gestion des équipements de proximité tels que les crèches, les équipements sportifs et les petits espaces verts.
Cependant, le maire d'arrondissement ne détient pas d'autorité sur le personnel, ne peut fixer les budgets de fonctionnement ni disposer des crédits d'investissement. Certains services accessibles au public, comme le logement, les inscriptions scolaires et les élections, relèvent directement de l'autorité du maire de Paris, et non du maire d'arrondissement. Le conseil d'arrondissement émet des avis sur diverses questions liées à l'arrondissement, notamment l'urbanisme, l'occupation du sol et les subventions. Il donne son avis sur les projets de délibération avant leur examen par le Conseil de Paris. 



👉 L'hiver arrive, que prévoyez vous pour les sans-abris ?

Comme chaque année depuis plus de 25 ans, nous recevons dans le hall de la mairie les personnes à la rue et en grande précarité de l’arrondissement, sans conditions, pour un repas de solidarité servi par des volontaires, associations et élus. Dans le contexte de forte demande d’aide alimentaire, il est capital de rester mobilisés.
Nous renforçons aussi les maraudes pour venir en aide aux personnes à la rue, apporter un peu de chaleur humaine, et faire le lien avec les centres d’hébergement pour leur proposer des solutions s’ils l’acceptent.


👉 On parle beaucoup du harcèlement à l'école... qu'en est-il dans le 17ème ?

Comme dans toute la France, nous avons aussi malheureusement des cas de harcèlement dans le 17e. Au-delà des campagnes nationales nécessaires pour détecter et traiter ces cas, l’important est que l’information remonte immédiatement, dans l’Education nationale, mais aussi aux associations de parents d’élèves. A la moindre présomption, une procédure est mise en place par l’Education nationale, la Ville de Paris et la mairie d’arrondissement. Nous ne devons rien laisser passer.


👉Vous aviez, il fût un temps, proposé aux nouveaux habitants de partager une journée de la vie d'un maire, cette initiative perdure t-elle ?

Bien sûr, c’est l’opération “Devenez maire d’un jour”, que nous renouvelons régulièrement. Suite à un tirage au sort, un habitant de l’arrondissement m'accompagne pendant toute une journée, sur le terrain, dans mon bureau, au cours de mes rendez-vous.


👉 Passez-vous toujours dans les écoles pour présenter le rôle du maire ?

Oui, bien sûr, je passe très régulièrement dans toutes les écoles de l’arrondissement, notamment pour présenter le Passeport du Civisme, dont je suis membre de l’association. J'accueille ensuite les élèves à la mairie et ils peuvent visiter mon bureau ! 



🔹️Les lecteurs de "Mine d'Infos" et plus particulièrement des pages #Çabouge_Paris17e vous décrivent comme un maire très présent sur le terrain & les réseaux sociaux

🔹️Un vrai "battant"qui fait beaucoup de choses... 

à l’instar de cette habitante qui déclare : "Je ne le connais pas personnellement, mais je vois qu'il fait beaucoup pour l’arrondissement".

Ou de cette lectrice qui exerce une profession libérale dans le 17e :
"C'est un maire de terrain qui fait beaucoup.Très humain. Il est très réactif lorsque l’on a un soucis."


🔹️Des témoignages récurrents soulignent outre vote gestion des rats particulièrement appréciée, votre capacité d'écoute...

"Une des qualités de Monsieur le Maire est sa proximité avec les usagers. Il est présent, impliqué, à l’écoute des préoccupations des habitants du 17ème."

" Geoffroy Boulard joue un rôle de facilitateur fondamental avec les autres instances publiques et politiques qu’il s’agisse des sujets relatifs à la sécurité, la propreté, la parentalité, l’éducation, les rats etc." 

"Merci Monsieur le Maire à vous et vos équipes pour votre engagement pour les habitants du17e".


    
Christophe Suc
"J'habitant le quartier Ternes/Maillot depuis 18 ans et je connais  bien le maire.
Pour moi Geoffroy se caractérise par sa fidélité (fidélité envers les gens et fidélité à ses idées), opiniâtre il ne lâche rien. Sa grande force c’est sa force de conviction. Son point faible, il n’en est pas responsable, c’est le statut de maire d’arrondissement, tout puissant aux yeux du citoyen lambda, alors que dans les faits l’hôtel de ville à la main sur trop de sujets sans être au contact direct des citoyens.
Nul doute que Geoffroy est appelé à de plus hautes fonctions, pourquoi pas maire de Paris! 😉"


    
Aurélie Assouline          
"Mon premier contact avec la politique locale a été la découverte de Geoffroy Boulard. Dès le départ, il m'a impressionné par son engagement et son professionnalisme. En tant que premier adjoint de Brigitte Kuster, alors maire du 17e, il démontrait une solidité, une assiduité, et une finesse remarquable dans son analyse des enjeux politiques, aussi bien au niveau national que local. Sa connaissance approfondie des dossiers qu'il gérait et sa capacité à aborder les questions de manière transversale ont suscité chez moi une confiance immédiate. En tant que maire aujourd'hui, il confirme pleinement son aptitude à gérer des responsabilités diverses avec compétence."

🔹️Un satisfecit qui dépasse vos seuls administrés et partisans politiques...

Comme celui de ce militant politique qui n'appartient pas à votre famille politique et n'habite pas le 17e :

"Geoffroy Boulard est un homme politique qui inspire confiance et respect. 

Par sa volonté et son énergie, il a tissé un lien unique, direct et privilégié avec les habitants de son arrondissement, Paris 17ème.

Il émane de lui force, sécurité et courage. 

Les habitants sont très satisfaits de son travail et très attachés à lui. 

Toujours au service de ses citoyens et soucieux de leur qualité de vie, il multiplie avec succès les projets et la portée de ces actions rayonne bien au-delà de Paris 17ème. 

Il possède tous les qualités d’un homme politique de terrain : écoute active, énergie, proximité avec une signature bien particulière, sa sincérité et sa fidélité." 

Une habitante de Paris17e, engagée politiquement [non LR] : 

Voilà, un homme politique brillant, courageux, chaleureux, profondément humain qui donne envie de s’engager dans notre société.

Il a cette qualité rare, de transmettre sa passion. 

Merci M. le Maire"


🔷️ On ne peut pas plaire à tout le monde...

Pour autant aucun témoignage négatif, à part quelques coups de griffe... À l'instar de ces deux témoignages anonymes :

"Le maire du 17ème gagnerait sans doute à mieux choisir le profil de ses collaborateurs..."

"Geoffroy Boulard ne manque pas d'ambition c'est le moins que l'on puisse dire... mais est-ce vraiment un défaut!" 



👉 Vous reconnaissez-vous dans ces propos ?

On me dit souvent que je suis partout, je réponds toujours “j’essaie !”


👉Quel est votre souvenir le plus émouvant ? 

 J’ai été très marqué par la mort de Baba, un jeune de 17 ans du quartier de la porte d’Asnières. Il a été poignardé à mort le 11 novembre 2022, au cours d’une rixe entre deux bandes. Je me souviendrai toujours de ce moment dans l’appartement avec ses parents, particulièrement dignes, le lendemain du drame. La stupeur et la détresse de la famille rendait toute parole vaine. Un jeune homme a été de nouveau blessé, la semaine dernière, dans le cadre de la même guerre de bandes. Mon rôle de maire est de me battre, avec tous les moyens dont je dispose, contre cette violence insensée. 



👉 Votre rythme professionnel vous laisse-t-il le temps d'une vie privée ?

Bien sûr, je garde du temps pour mon épouse et mes trois enfants, mais aussi pour ma passion du sport, au Parc des Princes ou au Stade Jean Bouin . Je prends aussi une grande respiration chaque été : l’été dernier dans les Pyrénées notamment, où j’ai pu grimper les derniers lacets du mythique col du Tourmalet à vélo. 


👉 Il n'y a pas qu'une vie dans la vie... à quoi pensez-vous en vous rasant le matin ?

Je pense avant tout à la qualité de vie des habitants de l’arrondissement ! Je suis déterminé pour que Paris retrouve une administration performante, et que les Parisiens retrouvent leur passion pour notre ville, la plus belle de toutes.


👉 Si vous aviez la possibilité de faire vous-même les questions/réponses qu'elle question vous poseriez-vous et quelle réponse y apporteriez vous ?




🫠 Ma réponse : Dans un esprit de service, avec à l’esprit que oui, la politique peut changer le quotidien des gens ! 


Au @Senat invités par notre sénatrice @catherine_dumas, récemment réélue, pour un moment convivial de fin d'année pour les élus de la majorité d'arrondissement.

Je profite de l'occasion  que vous me donnée, pour souhaiter de
bonnes fêtes de fin  d’année aux lecteurs de  @minedinfos 
& des pages
 

J'ai rencontré Geoffroy Boulard, il y a quelques années, alors qu'il était délégué jeune de Brigitte Kuster. 

Nous avons rapidement sympathisé nous retrouvant sur les valeurs communes vécues au cours de nos expériences communes, notamment comme anciens chefs scouts.

Je l'ai vu "grandir" jusqu'à devenir Maire du 17ème, tout en restant lui-même.

Geoffroy est une "belle personne" qui a le goût des Autres. Il aime les gens et prend un plaisir réel et sincère à faire son "boulot" de maire. 

Et l'ensemble de ses élus prennent également plaisir à travailler avec lui pour cette belle aventure humaine qu’il nous propose au service de la Cité.

A ceux qui pensent un peu trop hâtivement, que ces qualités ne seraient pas forcément le meilleur atout pour "réussir dans le marigot" politique, je répondrais que les valeurs humaines et la bienveillance de Geoffroy ne l'empêchent pas d’être « politique », de trancher et de savoir prendre des décisions...

Quant à son avenir politique, bien malin celui qui saurait le prédire. Je sais simplement qu'il saura relever de nouveaux défis, s’ils se présentent! 

Atanase Périfan
Créateur de la Fête des Voisins



Propos recueillis  par  Nora Ansell-Salles 




         
            

 


                  
     


 
          
   

 
          

  
       







   

jeudi 14 décembre 2023

"Fraude dans les mutuelles : quelles parades ?"


🔷️ INTERVIEW🎙
Bruno HUSS au micro de Nora Ansell-Salles en direct de la matinée  ADOM  du 14 décembre 2023

Le président de l'ADOM revient pour nous sur le bilan de 2023 de son association.

Association qui a  désormais pris son rythme de croisière (11 événements organisés en 2023 et autant  prévues pour 2024). 

Les thématiques de 2023 ont toutes rencontré un vif succès.  

A tel point qu'il est vivement conseillé de s'inscrire dès l'annonce  des #MatinéeAdom☕️ pour être certain  de pouvoir y participer. 

"Vraiment si l'ADOM  n'existait pas il faudrait, sans aucun doute l'inventer" !

Lien vers l'interview :


👉A faire en 2024 L'ADOM, le réseau des Dirigeants mutualistes francophones.

Ce réseau de dirigeants clôture l’année 2023, encore dans une salle comble, en partenariat avec ACTIL groupe Groupe APICIL et tout l’IA de Shift Technology sur le thème :
Fraude dans les mutuelles : quelles parades ? 

Nous découvrons les dernières avancées des acteurs stratégiques du marché avec des cas pratiques réels qui permettent de comprendre le positionnement de notre secteur. Les échanges qui suivent au buffet offre un complément d’infos et un réseau complémentaire dans l’inter-codes 👏👏👏
 
Bravo cher Bruno HUSS pour ton engagement en tant que Président de cette Association des Directeurs des Organismes de Mutualité francophone, inter-Livres et inter-Codes et tout ton conseil. 
A l’année prochaine ! 😉

Formidable succès ce jour pour la matinée de l' ADOM (Association des Directeurs des Organismes de Mutualité francophone) consacrée à la Fraude dans les Mutuelles.
Notre partenaire ACTIL a permis à Shift Technology de s'associer à sa présentation qui a réuni plus de 100 membres de l’ADOM.
Bravo et Merci


Retour en images & vidéos sur la Matinée ADOM  du 14 décembre 2023.



Cette dernière journée  Adom de 2023 ce tenait  dans le 8ème arrondissement de Paris  20 rue de la Baume , en partenariat avec Actil, autour du thème :

"Fraude dans les mutuelles : quelles parades ?"
 
Extraits 🎬 :






🔷️Sur le même  sujet
Interview de Kulmie Samantar à propos de l'Adom.

mercredi 13 décembre 2023

💊 plus dangereux qu'utiles

Vogalib, Voltarène, Smecta… : la revue « Prescrire » publie sa liste des médicaments « plus dangereux qu'utiles »
Cent cinq médicaments, dont 88 commercialisés en France, sont cités par la revue médicale, qui ont une balance bénéfices-risques « défavorable ». Elle recommande de se tourner vers d'autres options pour les cas où « un traitement médicamenteux » paraîtrait « souhaitable ».

« Prescrire » publie cette liste depuis plus de dix ans.
« Prescrire » publie cette liste depuis plus de dix ans. (Allili Mourad/SIPA)
Par Les Echos

Publié le 13 déc. 2023 à 11:02Mis à jour le 13 déc. 2023 à 11:03
Ils sont considérés comme inefficaces, voire dangereux par « Prescrire ». La revue médicale a publié mardi sa liste noire 2024. Au total, 105 médicaments - dont 88 commercialisés en France - sont cloués au pilori en raison d'une balance bénéfices-risques jugée « défavorable dans toutes les situations cliniques dans lesquelles ils sont autorisés ». Bon nombre d'entre eux sont pourtant en vente libre dans les pharmacies françaises.

« Il n'est pas justifié d'exposer les patients à des effets indésirables graves quand l'efficacité clinique n'est pas démontrée », précise le mensuel. En plus des faibles résultats obtenus après la prise des médicaments listés, ils provoquent en effet parfois des effets indésirables, toujours selon la revue. Qui recommande de les « écarter pour mieux soigner » et d'opter pour d'autres solutions « quand un traitement médicamenteux paraît souhaitable ».

Du plomb dans le Smecta
Parmi les remèdes à éviter, la revue cite ainsi le Diclofénac par voie orale, aussi appelé Voltarène - véritable succès en pharmacie. Le traitement expose « à un surcroît d'effets indésirables cardiovasculaires (dont infarctus du myocarde, insuffisances cardiaques) et de morts d'origine cardiovasculaire par rapport à d'autres anti-inflammatoires non stéroïdiens aussi efficaces », pointe « Prescrire ».

Autre traitement déconseillé, pourtant régulièrement prescrit en cas de troubles intestinaux : le Smecta . La présence naturelle de plomb dans le médicament est en cause. « Le plomb a des effets toxiques neurologiques, hématologiques, rénaux et cardiovasculaires, et des effets reprotoxiques, dont la plupart augmentent avec la dose d'exposition », souligne la revue.

Le Vogalène (ou métopimazine), utilisé lors de vomissements ou nausées, est également cité dans la liste des médicaments à éviter en raison de ses effets secondaires graves (troubles du rythme cardiaque, accidents vasculaires cérébraux et morts subites).

Le Maxilase, « un placebo »
Les sirops pour la toux ne sont pas en reste. La revue estime ainsi que le Toplexil (ou oxomémazine) ou encore le Maxilase (ou alpha-amylase) sont plus « dangereux qu'utiles ». Le Maxilase est en effet jugé « sans efficacité démontrée au-delà de celle d'un placebo ».

Enfin, pour ce qui est des traitements contre le rhume, la revue déconseille aussi la plupart des décongestionnants en vente libre. Actifed, Humex, Rhinadvil, Nurofen, Dolirhume… ils exposent à des troubles cardiovasculaires qui peuvent être graves voire mortels, selon « Prescrire ».

En octobre, l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) avait publié de nouvelles recommandations quant à la consommation de certains médicaments contre le rhume. « Je veux dire aux Français : ne les utilisez plus ! », avait alors exhorté Christelle Ratignier-Carbonneil, la patronne de l'agence sanitaire.

Les Echos

Quelles clés pour s’adapter dans un environnement complexe ?
Comment réagir face aux défis de la transition énergétique ? Comment se positionner dans un environnement économique et politique instable ? Comment exploiter au mieux les opportunités d’innovation dans chaque secteur ? Au quotidien, à travers nos décryptages, enquêtes, chroniques, revues de presses internationales et éditos, nous accompagnons nos abonnés en leur donnant les clés pour s’adapter à un environnement complexe.

mardi 12 décembre 2023

La Griffe Santé de Jacques DRAUSSIN

Infolettre n° 540
mardi 12 decembre 2023
Contact : Jacques DRAUSSIN jacques.draussin@biensur-sante.com

Assurances santé : complémentaires mais essentielles

La réunion prévue vendredi entre Aurélien Rousseau et les représentants des complémentaires santé risque d’être chaude de chez chaude. Compagnies d’assurance privées et mutuelles ont en effet décidé de faire front commun pour appliquer une hausse de 8 à 12,5% sur la plupart des contrats individuels et collectifs.

Pour le ministre de la Santé, 4 à 5% constituerait un saut acceptable. De la roupie de sansonnet rétorquent les complémentaires face à l’accroissement des dépenses de santé mais aussi face aux importants transferts de charge de l’Assurance Maladie.

Les mutuelles rappellent volontiers que le remboursement du 100% santé de l’optique, du dentaire et de l’audition leur revient annuellement à 2,5 milliards d’euros et que l’Etat vient en cadeau surprise de leur transférer 500 millions de dépenses supplémentaires en diminuant de 10% le remboursement des frais dentaires par l’Assurance maladie obligatoire.

Au total, c’est 1,5 milliard d’euros de dépenses supplémentaires [sur une enveloppe globale d’une trentaine de milliards] que les complémentaires vont devoir supporter en 2024.

Certes, avec en moyenne 17% de frais de gestion contre 4% pour la CNAM, le différentiel peut paraître énorme et justifier un peu de modération dans l’inflation. Ce à quoi les mutuelles répondent qu’il ne leur est pas possible de présenter un budget déficitaire... contrairement à la Sécu dont le trou est abyssal.

Comme son nom l’indique, l’assurance maladie obligatoire n’a pas à s’imposer dans un univers concurrentiel. Pas de marketing, pas de prospection, pas de relance, pas d’appel à cotisations, etc. Argument recevable, comme l’est celui des Pouvoirs publics qui rappellent qu’avec 400 000 patients supplémentaires en ALD chaque année, donc pris en charge à 100% par la Sécu, la source d’économie n’est pas négligeable pour les complémentaires. Pas tant que cela répond le camp d’en face car presque 30% des dépenses de santé des patients en ALD sont sans lien avec leur affection chronique et participent pour 80% de leur reste à charge, plus important que la moyenne.

Si la réunion de vendredi débouche sur une impasse, peut-être verra-t-on resurgir la fumeuse idée d’Olivier Véran, l’instauration d’une « Grande Sécu ». Pour mémoire, il s’agissait de mettre en place une gestion de l’ensemble des remboursements santé par la Sécurité sociale. Les complémentaires n’interviendraient plus alors que pour les soins ou les actes non remboursés comme les dépassements d’honoraires, les médecines douces ou certains médicaments. Du moins pour celles qu’i n’auraient pas mis la clé sous la porte avec un coût social que le gouvernement n'a sans doute aucune envie d’assumer.