Nature en ville : Carte blanche à Rodrigo Arenas
Rodrigo Arenas, député de Paris et candidat à la mairie du 14e
Depuis plusieurs années, la municipalité sortante se vante de mener des politiques écologiques ambitieuses, en particulier sur « la nature en ville ».
Sur le papier, Paris se « verdit » nous chante-t-elle, les chiffres s’additionnent, les inaugurations s’enchaînent.
Mais dans la réalité, cette végétalisation s’est souvent résumée à une écologie décorative : quelques bacstellement désinvoltes qu’ils n’ont l’air de rien, des espaces verts en pointillés, des plantations symboliques et, surtout, une surface artificialisée qui augmente sans cesse, même modérément.
De belles photos, certes, mais la communication des élus ne change pas grand-chose à la vie quotidienne des habitantes et des habitants.
Il est temps de sortir de cette écologie du décor pour entrer dans l’écologie de fond.
Dans une ville dense comme Paris, la végétalisation ne peut pas être un simple supplément d’âme.
Masquer le béton ou compenser à la marge des choix d’aménagement incohérents ne changera rien aux températures quand nos rues et façades chaufferont bientôt à plus de 43°.
Car la végétation urbaine n’est pas juste là pour faire tendance.
Elle rafraîchit la ville face aux canicules qui seront de plus en plus fréquentes.
Elle améliore la qualité de l’air.
Elle favorise le retour de la biodiversité.
Elle agit sur la santé mentale, réduit le stress, augmente le bien-être.
Et puis, elle pose une question d’égalité : aujourd’hui, l’accès aux arbres et aux espaces verts reste encore plus aisé pour les habitants des beaux quartiers.
Avec ma campagne « un Paris pour nos vies », il s’agit defaire le choix d’une écologie sérieuse, planifiée et mesurable, loin des effets d’annonce.
Une écologie qui s’appuie sur des objectifs clairs, compréhensibles par toutes et tous, et évaluables dans le temps.
C’est le sens de la règle 3-30-300 que je propose d’appliquer dans le 14ᵉ arrondissement.
3 arbres visibles depuis chaque logement, parce que la nature doit être présente dans le quotidien, pas seulement le week-end.
30% de couverture végétale dans chaque quartier, pour lutter efficacement contre les îlots de chaleur et restaurer des écosystèmes urbains vivants.
300 mètres maximum entre chaque habitation et un jardin ou un parc, afin que personne ne soit privé d’un accès simple et immédiat à la nature.
Le 3-30-300, c’est plus qu’une formule mathématique.
C’est la boussole pour transformer durablement notre arrondissement.
Une manière de passer d’une écologie de façade à une écologie qui protège, qui répare et qui améliore concrètement la ville – et la vie.

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