ALASSANE OUATTARA A T-IL RÉELLEMENT FAIT LE FMI ET LES ÉTATS-UNIS : 🏳️CARTE BLANCHE À BOUBACAR TOURÉ
Ancien Conseiller aux affaires judiciaires et coordonnateur de l’État de Droit, Nord-Kivu (ONU) (2009-2011)
États-Unis?
La dissolution totale d’un cabinet suivie de la reconduction des mêmes ministres pour gérer les affaires courantes révèle une incohérence de gouvernance.
D’un côté, l’exécutif est formellement démantelé, ce qui affaiblit la chaîne de commandement, la redevabilité et la capacité décisionnelle ; de l’autre, on demande aux mêmes acteurs d’assurer la continuité de l’action publique sans l’autorité politique pleine ni un mandat clair. Cette situation crée un flou opérationnel, ralentit l’arbitrage des politiques publiques et expose l’État à des risques institutionnels, financiers et sécuritaires. Un État moderne doit garantir la continuité gouvernementale par des mécanismes clairs : maintien d’un gouvernement en fonction jusqu’à l’installation du suivant, délégations explicites, seuils décisionnels définis et, surtout, un plan de continuité des opérations et de contingence. La Côte d’Ivoire a besoin d’une gouvernance prévisible et professionnelle, fondée sur des procédures qui assurent la stabilité, la responsabilité et l’efficacité de l’action publique, plutôt que sur des arrangements transitoires contradictoires.

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