🏥 L’Hôpital Foch franchit un nouveau cap dans le diagnostic du cancer de la prostate...

Depuis le début de l’été, l’Hôpital Foch a franchi un nouveau cap dans le diagnostic du cancer de la prostate – 60 000 nouveaux cas chaque année – en internalisant la production du Gallium 68, un élément radioactif utilisé en imagerie fonctionnelle.
 
Auparavant, l’Hôpital Foch dépendait de la production de l’Institut Curie, ce qui limitait le nombre de patients pouvant bénéficier de l’administration de médicaments à base de Gallium 68, notamment en raison de la courte durée de vie radioactive de l’élément, qui s’amenuise au cours du transport. Cette nouvelle capacité permet à l’Hôpital Foch de maîtriser son rythme de production et ainsi d’augmenter le nombre de patients pouvant bénéficier de cet examen. L’Hôpital Foch est aujourd’hui l’un des rares établissements hospitaliers à avoir internalisé cette production (le 5ème centre en Ile-de-France) renforçant ainsi son expertise en médecine nucléaire et sa capacité à prendre en charge les patients atteints de cancer de la prostate.

 

👉 Le Gallium 68 : un élément radioactif indispensable pour détecter plus précisément les cellules cancéreuses

En médecine nucléaire, l’imagerie fonctionnelle permet d’aller au-delà de la seule observation anatomique d’un organe : elle permet d’observer l’activité biologique des cellules et d’identifier plus précisément les zones suspectes.


🟦🟩 Dans le cancer de la prostate, l’Hôpital Foch utilise un médicament radiopharmaceutique reposant sur l’association de deux éléments :

Une molécule de ciblage, le PSMA, qui permet de cibler les cellules recherchées.
Le Gallium 68, un élément radioactif associé à cette molécule. Une fois injecté au patient, il permet de visualiser, grâce à l’imagerie, les zones où le traceur s’est fixé.

Cette combinaison permet ainsi de détecter avec précision la présence et la localisation de cellules exprimant fortement le PSMA, notamment dans le cadre du bilan ou du suivi d’un cancer de la prostate.

🟩 Le Gallium 68 présente une particularité majeure : sa demi-vie radioactive est de seulement 68 minutes. Autrement dit, son activité diminue rapidement après sa production. Jusqu’à présent, l’Hôpital Foch recevait le Gallium 68 produit par l’Institut Curie. Cette organisation impliquait de tenir compte des horaires et des délais de transport, avec un impact direct sur les créneaux disponibles et sur le nombre de patients pouvant bénéficier de l’examen.

 

🟦 L’internalisation de la production de Gallium 68 : la volonté de diagnostiquer et soigner toujours davantage de patients

🟦L’internalisation de la production constitue une évolution importante pour le service de médecine nucléaire de l’Hôpital Foch : l’établissement peut désormais produire le Gallium 68 au moment où il en a besoin, au plus près de l’injection du patient.

Concrètement, le Gallium 68 est produit à partir d’un générateur contenant du Germanium 68. Lorsque celui-ci se désintègre, il permet de récupérer du Gallium 68 sous forme liquide, l’opération ne durant que quelques minutes. Le Gallium ainsi obtenu est ensuite associé à la molécule PSMA, permettant d’obtenir le médicament radiopharmaceutique destiné au patient.


Olivier Madar, pharmacien et radiopharmacien, chef du service de pharmacie à usage intérieur de l’Hôpital Foch :

🖋 « L’enjeu de cette internalisation est avant tout de maîtriser notre production et de pouvoir la réaliser au moment où nos patients en ont besoin. Avec un élément radioactif dont la demi-vie est aussi courte, chaque minute compte. Cette autonomie nous permet progressivement d’augmenter notre capacité d’activité et donc de proposer cet examen à davantage de patients »

Au-delà de l’enjeu technique, cette nouvelle capacité répond à une ambition plus large de l’Hôpital Foch : renforcer sa souveraineté et son autonomie en médecine nucléaire pour pouvoir prendre en charge davantage de patients atteints de cancer de la prostate.

Cette évolution s’inscrit dans le développement plus large de la médecine nucléaire à l’Hôpital Foch : modernisation de ses équipements de radiopharmacie et montée en puissance de l’activité, qui ouvre la voie à des traitements de plus en plus ciblés.

 

🟦🟩Demain, un centre de référence en médecine nucléaire pour le cancer de la prostate ?

Avec l’internalisation du Gallium 68, l’Hôpital Foch poursuit la structuration d’une filière intégrée autour du cancer de la prostate, de la détection au suivi, puis à terme au traitement.

L’objectif est d’augmenter progressivement le nombre d’examens réalisés sur site et de renforcer les capacités d’accueil des patients. La montée en puissance de l’activité s’accompagnera également d’une augmentation progressive des capacités thérapeutiques, notamment en matière de chambres dédiées aux traitements de médecine nucléaire.

À plus long terme, l’Hôpital Foch souhaite également pouvoir mettre son expertise et sa capacité de production au service d’autres établissements d’Île-de-France.

Cette stratégie s’inscrit dans une évolution plus globale de la médecine nucléaire : passer d’une médecine essentiellement diagnostique à une médecine de plus en plus personnalisée, capable d’identifier précisément une cible tumorale puis, lorsque cela est indiqué, de l’attaquer grâce à un traitement radiopharmaceutique ciblé. L’internalisation du Gallium 68 constitue ainsi une première étape dans cette ambition : augmenter les capacités de diagnostic de l’Hôpital Foch pour mieux préparer la médecine nucléaire thérapeutique de demain.

 

🔎À propos de l’Hôpital Foch

Avec un effectif de 2 300 collaborateurs dont près de 300 médecins, 611 lits installés, 260 000 consultations hors maternité et urgences, et plus de 60 000 hospitalisations par an, l’hôpital Foch fait partie des plus importants établissements hospitaliers d’Ile-de-France. Ses prises en charge pluridisciplinaires de haut niveau dans la quasi-totalité du champ médical et chirurgical de l’adulte, sa forte implication dans l’enseignement, la formation et la recherche, son plateau médicotechnique de pointe, sa tradition d’accueil en font l’un des hôpitaux privés à but non lucratif les plus performants de France La Fondation franco-américaine Foch, qui a créé et construit l’Hôpital Foch, en demeure aujourd’hui un acteur essentiel dans sa gestion et les choix stratégiques de ses activités. La plupart de ses services bénéficient d’une fréquentation élevée en croissance exceptionnelle rapide. 
👉 Pour en savoir plus : https://www.hopital-foch.com/

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