Nora ANSELL-SALLES

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mercredi 22 novembre 2023

« Le glissement qui s’opère sur notre modèle de protection sociale n’est pas fait pour me rassurer » - David Ollivier-Lannuzel, MCDEF


« Le glissement qui s’opère sur notre modèle de protection sociale n’est pas fait pour me rassurer » - David Ollivier-Lannuzel, MCDEF
David Ollivier-Lannuzel, Président de la MCDEF ( Mutuelle de la communauté défense et  nouveau président de lUROPS (Union prévention santé pour la Fonction Publique) a bien voulu répondre à mes questions...

 

👉 comment se situe la MCDEF dans le paysage mutualiste ?
 

La Mutuelle de la Communauté Défense "MCDef – Groupe Klesia", est aujourd'hui la  première mutuelle d’accompagnement pour les civils et les militaires du ministère des armées.  Elle accompagne ses adhérents dans une démarche qui peut être individuelle ou collective. MCDef – Groupe Klesia s’engage également  dans des missions d’Intérêt Général à portée plus large, comme le soutien à la recherche médicale, l’amélioration du service pour les aidants et des actions en faveur des personnes en situation de perte d’autonomie. En outre, aux côtés des dirigeants et des acteurs de la prévention, nous mettons en œuvre des programmes et des actions pour mieux accompagner nos  adhérents. 


Pour faire face aux aléas de la vie, MCDef – Groupe Klesia développe et valorise son approche humaine par un réseau territorial composé de militants mutualistes et de professionnels dans une démarche volontariste et à portée sociale. Depuis quelques années MCDef a opéré un élargissement de son spectre a destination de ses adhérents.


Acteur du collectif dans les secteurs de l’armement nous avons compris très vite que les outils qui accompagnent les garanties santé sont des gages de fidélisation. Ainsi nous conservons depuis le début de la mise en place des contrats collectifs des fleurons de l’industrie d’armement Français tel Nexter-Giat ou encore MBDA et avant Safran.


Nous nous plaignons à raison d’être des contributeurs aveugles du système de soins alors que nous pouvons être des acteurs visibles du parcours de santé. Urops en est un exemple en soit.

 

👉 Vous assurez désormais également la  présidence de l'Urops. Quels sont vos objectifs à 5 ans pour l'Urops ?

 

Nous nous plaignons souvent, à raison, d’être des contributeurs aveugles du système de soins alors que nous pouvons être des acteurs visibles du parcours de santé. Urops (anciennement MFP Services) en est un exemple en soit. L'Urops, lors de sa mue, s’est détachée de la tâche gestionnaire pour investir celui de la prévention.

 

Optique salvatrice et pari réussi par mon prédécesseur Bruno Caron qui a mené cette transition en ménageant les personnels de MFPS et la gouvernance des mutuelles, un tour de force. Maintenant on doit consolider le modèle avec un contrat avec notre tutelle Cnam qui prenne bien compte les ambitions de politiques publiques et les expressions de besoin des ministères en matière de prévention des agents publics et contractuels.
 

Cela on peut le faire sur la base de constats sérieux et d’ambitions politiques clairement exprimées. C’est le cas par le Ministre Guérini quand il « missionne » Urops sur le terrain de la prévention du diabète sur l’île de la Réunion. C’est un grand pas en avant pour le collectif que nous sommes et un enjeu car nos moyens doivent pouvoir reposer sur des engagements concrets de la part de nos tutelles et de moyens de la part des ministères y compris pour nos 400 militants mutualistes qui œuvrent bénévolement par les moyens des mutuelles sur le terrain de la prévention en santé publique sur le champ professionnel. L'Urops reste un exemple de ce qu’il faudrait faire dans le monde privé… amener une pédagogie, une culture de prévention en santé publique au sein du monde du travail.

 

👉 Quel regard portez-vous sur l'actualité  du moment ? 
 

On a faire face plus que jamais à  l’extrême complexité du monde mutualiste et de ses arcanes. Un environnement très dépendant des politiques sanitaires, réglementaires mais au aussi des lames de fond qui viennent fragiliser ses racines. Je suis assez soucieux de nature et le glissement qui s’opère sur notre modèle de protection sociale n’est pas fait pour me rassurer. Contrairement à une certaine doxa politique je ne crois pas que le budget de la Sécurité Sociale doit se confondre avec celui de l’Etat. Je ne crois pas au « Grand tout » budgétaire parce qu’au travers de cela on peut oublier ce qui fait la substance de notre modèle de protection sociale à savoir la cotisation sociale et la cotisation employeur.

 

C’est sur le fruit du travail qui se construit notre modèle. Si nous devions considérer que la solidarité nationale vienne supplanter la contribution du salaire différé je crains à un affaiblissement du modèle et une croyance plus grande dans le « tout gratuit » ce qui est déjà en soit une forfaiture. Le problème de la ressource fiscale est qu’elle reste assez neutre dans son utilisation à contrario de la cotisation sociale qui est affectée aux branches de la Sécurité Sociale… pour peu que l’on sache cela ou que l’on s’y intéresse.


En dehors de la problématique des corps intermédiaires gestionnaires et du rôle de supplétifs qu’ils pourraient jouer demain je crains que le dispositif de la « Grande Sécu » proposé dans un des scénarii du Hcaam ne soit pas totalement écarté.  On va tout droit vers un dispositif NHS (National Health Service) où le régime obligatoire étatisé et très présent et en complémentarité ou non d’un monde d’acteurs privés qui viennent combler les lacunes du premier car ne nous voilons pas la face la décision politique du « quoi qu’il en compte » a eu pour conséquence d’aggraver finale la situation de la CADES alors que la gestion de la crise devait être une dette d’état démontrant ainsi la difficulté de ce dernier en termes de gestion. Mon souci reste entier quand le rôle des uns et des autres n’est pas clairement identifié, que cela soit pour le RO, le RC et l’Etat.


mardi 7 novembre 2023

🔴 Coup de projecteur sur : David Ollivier-Lannuzel nouveau président de l”UROPS

Bonjour  David  Ollivier-Lannuzel, les lecteurs de "Mine d'infos"  vous connaissent  en tant que successeur  de Bruno  Caron  à  la présidence du  l’UROPS. 
Les militants mutualistes n'ignorent rien du parcours du Président  de la MCDEF... mais l'homme public est plus connu que l'homme privé...
 
La rédaction de  "Mine d’infos"  lève un coin du voile...

 
👉 Vous souvenez-vous  de votre 1er acte militant ?

Non franchement pas vraiment, je suis tout d’abord un acteur du mouvement ouvrier, j’ai commencé a travaillé aux Arsenaux de la Marine Nationale à Brest, d’abord comme apprenti à 15 ans puis comme Ouvrier de l’Etat. Mon premier acte militant serait celui de m’être syndiqué et de m’y être engagé un peu plus tard. Il y avait un sens commun entre les ouvriers de l’atelier et des conditions de travail pas très confortables. De ce fait, militer pour de meilleures situations professionnelles m’ont semblé être une cause juste. 

 
👉 À qu'elle carrière  vous destiniez-vous à  20 ans ?

A 20 ans je travaillais depuis quelques années, mon indépendance économique et sociale bien établie. Ma carrière d’ouvrier de l’Arsenal de Brest devait être un chemin tracé si je ne mettais pas mis en tête de passer mon Bac, puis un DEUG, une licence d’Histoire de l’art et de paléographie puis une maîtrise en archéologie en cours du soir sous le statut d’étudiant salarié. L’atelier la journée et les cours le soir. Une époque plutôt sympa avec un mélange des genres. A cela s’ajoute un parcours syndical qui commence au niveau du local et rapidement national sur les thématiques liées à la jeunesse. 


👉 Dans quelle circonstance le monde de la  protection sociale a-t-il croisé votre route ?

Au début de mon parcours militant au sein de FO, j’ai été représentant de cette organisation au sein des Conseils départementaux de la Jeunesse mis en place par la Ministre MG. Buffet. Par effet de représentation et peut être aussi par manque de candidat je fus également représentant au sein de la structure nationale dont l’objet était de donner la parole aux « jeunes » sur leur problématique d’emploi, de santé, d’autonomie financière ou de mobilité. Une expérience enrichissante tant dans les rencontres que dans les sujets traités. Cela m’amènera a me spécialiser dans ce domaine et de devenir l’assistant de Marc Blondel et de Michèle Monrique sur les questions des jeunes. J’ai ainsi travailler avec eux pendant de nombreuses années tant au niveau national qu’européen à la Confédération Européenne des Syndicats. Les questions d’autonomie de la jeunesse, les « emplois Jeunes », le CEP furent des sujets sur lesquels j’œuvrais. 
Suite à un travail au Conseil Economique et Social sur le rapport d’Hubert Brin j’ai rencontré Jean-Claude Mallet, ancien Président de la Caisse nationale d’Assurance Maladie. Il m’intègrera quelques mois plus tard au sein du Conseil de la Cnam où je siège toujours.


👉 Par quel chemin  détourné,  ou pas, devient-on président  de la MCDef?

Par un chemin de traverse… militant du Régime Obligatoire, élu Secrétaire Général des Ouvriers de l’Etat pour FO, j’ai, au hasard des rencontres, fait connaissance avec Patrick Djelalian, ancien Président de la Mutuelle Civile de la Défense MCDef. Celui-ci me donna les clefs pour comprendre dans sa globalité le modèle de protection sociale en France qui repose sur le RO et le RC. Il me proposa de rentrer délégué puis administrateur de son conseil d’administration, un parcours somme tout banal. Mais ce que je compris par la suite c’est l’extrême complexité du monde mutualiste et de ses arcanes. Un environnement très dépendant des politiques sanitaires, réglementaires mais au aussi des lames de fond qui viennent fragiliser ses racines. C’est à la suite d’un départ hâtif de mon prédécesseur que j’ai accédé à la Présidence de cette belle mutuelle qui est aujourd’hui au sein du Groupe Klesia. Un havre pour notre mutuelle qui au regard de la taille et du vieillissement de sa population craignait pour son devenir.


👉 Et pour la MCDEF  ?

Depuis quelques années MCDef a opéré un élargissement de son spectre a destination de ses adhérents. Acteur du collectif dans les secteurs de l’armement nous avons compris très vite que les outils qui accompagnent les garanties santé sont des gages de fidélisation. Ainsi nous conservons depuis le début de la mise en place des contrats collectifs des fleurons de l’industrie d’armement Français tel Nexter-Giat ou encore MBDA et avant Safran. Au début de mon mandat je m’étonnais du peu d’entrain de ma mutuelle sur les champs de la prévention d’autant plus que les mutuelles de fonctionnaires ont l’obligation d’affiliation au régime obligatoire et donc aux éléments consubstantiels à cette mission comme la prévention. Je reste persuadé que mon approche Sécurité Sociale m’a aidé à faire prendre conscience que nous jouons un rôle collectif au niveau des mutuelles de fonctionnaires sur ce champ. Nous nous plaignons à raison d’être des contributeurs aveugles du système de soins alors que nous pouvons être des acteurs visibles du parcours de santé. Urops en est un exemple en soit.


Marina  Mollins - DG, Bruno Caron ancien Pdt. & David Ollivier-Lannuzel nouveau Pdt. le jour de la passation.

👉 Quels sont vos objectifs à 5 ans pour l'Urops ?

J’ai l’habitude de dire que l’on ne se décrète pas soi-même légitime mais que nous sommes reconnu par les yeux de l’autre. Ainsi Urops lors de sa mue s’est elle détachée de la tâche gestionnaire pour investir celui de la prévention. Optique salvatrice et pari réussi par mon prédécesseur Bruno Caron qui a mené cette transition en ménageant les personnels de MFPS et la gouvernance des mutuelles, un tour de force. Maintenant on doit consolider le modèle avec un contrat avec notre tutelle Cnam qui prenne bien compte les ambitions de politiques publiques et les expressions de besoin des ministères en matière de prévention des agents publics et contractuels. Cela on peut le faire sur la base de constats sérieux et d’ambitions politiques clairement exprimées. C’est le cas par le Ministre Guérini quand il « missionne » Urops sur le terrain de la prévention du diabète sur l’île de la Réunion. C’est un grand pas en avant pour le collectif que nous sommes et un enjeu car nos moyens doivent pouvoir reposer sur des engagements concrets de la part de nos tutelles et de moyens de la part des ministères y compris pour nos 400 militants mutualistes qui œuvrent bénévolement par les moyens des mutuelles sur le terrain de la prévention en santé publique sur le champ professionnel.
Urops reste un exemple de ce qu’il faudrait faire dans le monde privé… amener une pédagogie, une culture de prévention en santé publique au sein du monde du travail.


👉 Quel regard portez-vous sur l'actualité [ESS et autre] du moment ? 

Je suis assez soucieux de nature et le glissement qui s’opère sur notre modèle de protection sociale n’est pas fait pour me rassurer. Contrairement à une certaine doxa politique je ne crois pas que le budget de la Sécurité Sociale doit se confondre avec celui de l’Etat. Je ne crois pas au « Grand tout » budgétaire parce qu’au travers de cela on peut oublier ce qui fait la substance de notre modèle de protection sociale à savoir la cotisation sociale et la cotisation employeur. C’est sur le fruit du travail qui se construit notre modèle. Si nous devions considérer que la solidarité nationale vienne supplanter la contribution du salaire différé je crains à un affaiblissement du modèle et une croyance plus grande dans le « tout gratuit » ce qui est déjà en soit une forfaiture. Le problème de la ressource fiscale est qu’elle reste assez neutre dans son utilisation à contrario de la cotisation sociale qui est affectée aux branches de la Sécurité Sociale… pour peu que l’on sache cela ou que l’on s’y intéresse.
En dehors de la problématique des corps intermédiaires gestionnaires et du rôle de supplétifs qu’ils pourraient jouer demain je crains que le dispositif de la « Grande Sécu » proposé dans un des scénarii du Hcaam ne soit pas totalement écarté. On va tout droit vers un dispositif NHS (National Health Service) où le régime obligatoire étatisé et très présent et en complémentarité ou non d’un monde d’acteurs privés qui viennent combler les lacunes du premier car ne nous voilons pas la face la décision politique du « quoi qu’il en compte » a eu pour conséquence d’aggraver finale la situation de la CADES alors que la gestion de la crise devait être une dette d’état démontrant ainsi la difficulté de ce dernier en termes de gestion. Mon souci reste entier quand le rôle des uns et des autres n’est pas clairement identifié, que cela soit pour le RO, le RC et l’Etat.

👉 On vous décrit comme un homme ambitieux, attachant, cultivé, très professionnel...un peu cabotin sur les bords... Vous reconnaissez-vous dans ce portrait ?

Sur ce point je laisse le soin à chacun de se faire une idée, mais si c’est négatif surtout ne me le dites pas je pourrai me vexer.


👉 Il n'y a pas qu'une vie dans la vie... À quoi pensez-vous en vous rasant le matin ? 

Et bien déjà je ne me rase pas tous les matins ce qui a pour avantage de ne pas y penser trop souvent mais plus j’avance en âge plus je me dis que la vie n’est pas un test. Mais aujourd’hui on est tellement bombardé de textes, de phrases clamées par des prophètes « des jours heureux » qu’ils perdent en profondeur. Alors quand je me rase j’essaye déjà de ne pas me couper ce qui n’est déjà pas si mal.

👉 L'homme  que vous êtes aujourd'hui a-t-il réalisé ses rêves d'enfant ?

J’aimerai, si possible, réaliser ceux de mes enfants sans considérer que ce soit les miens par procuration, du moins je l’espère. Après cela je suis resté un « grand enfant » alors je me mets à rêver que je pourrai être plus sportif, m’inscrire à des trails de dingos et je ne sais quoi d’autres. Mais c’est beau de rêver, d’être un peu la tête dans les nuages, c’est en tous les cas très apaisant.

🤔 En savoir plus...


Propos recueillis par Nora Ansell-Salles Legrand 

lundi 5 juin 2023

DAVID OLLIVIER LANNUZEL NOUVEAU PRESIDENT D'UROPS

 David Ollivier-Lannuzel président de l’UROPS



À Lire prochainement sur "MINE D'INFOS" son
Interview/Portrait par Nora ANSELL-SALLES.

L' Assemblée générale d’Urops s’est tenue vendredi  2 juin 2023. 

Les délégués des 11 mutuelles de l’Union ont voté à l’unanimité les résolutions dont le rapport de gestion et les résultats de l’année 2022.

 

Un tiers-sortant du Conseil d’administration a été renouvelé et une nouvelle gouvernance a été installée. David OLLIVIER-LANNUZEL a été élu par le Conseil d’administration en qualité de Président général d’Urops. Il succède donc à Bruno CARON, Président sortant qui a occupé la fonction de Président général ces douze dernières années.

 

Vous voudrez bien trouver en pièce jointe le communiqué de presse qui fait suite à l’Assemblée générale et Conseil d’administration.

Contact :

Patricia Jaffré, responsable communication (pjaffre@urops-prevention.fr), reste à votre entière disposition pour toutes les précisions que vous jugerez complémentaires.

José de FREITAS

Directeur Adjoint

Téléphone : 09 70 17 31 86

jdefreitas@urops-prevention.fr

 

 

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mardi 17 janvier 2023

4EME EDITION DU BAROMETRE SANTE DES FONCTIONNAIRES



COMMUNIQUE DE PRESSE
JANVIER 2023

4EME EDITION DU BAROMETRE SANTE DES FONCTIONNAIRES

SANTE MENTALE, VACCINATION, COVID, ADDICTIONS…
LES FONCTIONNAIRES FACE AUX ENJEUX DE SANTE PUBLIQUE

Paris, le 11 janvier 2023 – Depuis 2011, Urops (anciennement MFP Services) interroge, par l’intermédiaire d’un questionnaire,  les fonctionnaires de son périmètre sur leur santé*. Perceptions, ressenti, attentes et besoins des fonctionnaires en matière de prévention pour améliorer leur santé et identification des principaux déterminants sur lesquels il leur semble important d’agir en priorité.
Lors du colloque national organisé le 20 septembre 2022, Urops partenaire prévention de la CNAM a présenté les résultats de la quatrième édition de son Baromètre Santé des Fonctionnaires.
Interrogés sur les sujets de fonds de santé publique – impact de la Covid 19, bien-être mental, vaccins, addictions, alimentation et activité physique, … Les fonctionnaires lèvent le voile sur les problématiques de santé rencontrées dans leur vie personnelle et professionnelle.


DES FONCTIONNAIRES EN BONNE SANTE MALGRE UNE FORTE HAUSSE DES MALADIES CHRONIQUES …
83% des 6 000 répondants ont une perception satisfaisante de leur état de santé - 14 % une perception très satisfaisante - un taux relativement stable par rapport à leur ressenti en 2018 (- 1 point).
Toutefois, de nettes évolutions se dessinent : 40 % déclarent souffrir d’une maladie chronique (diabète, asthme…), un handicap ou un problème de santé qui les préoccupe depuis au moins six mois et qui nécessite des soins ou des traitements réguliers soit 9 points de plus qu’en 2018. Cette hausse s’observe aussi bien chez les hommes que chez les femmes. Cette tendance se retrouve au niveau de la prise en charge en ALD où 29 % des répondants déclarent bénéficier du dispositif des affections longue durée (+ 3 points par rapport à 2018), une part nettement plus importante que celle en population nationale (18% pour le régime général, source : CNAM, DSES).
*« Baromètre Santé des fonctionnaires », sondage en ligne réalisé du 7 juin au 6 juillet 2021 auprès de répondants fonctionnaires des mutuelles membres de l’Union Urops, âgés de 18 ans et plus. 6 000 questionnaires ont été exploités. L’échantillon est représentatif après application d’un redressement sur les critères suivants : sexe, âge, mutuelle et activité professionnelle.
Ministères de l’environnement Urops : Ministère de l’économie, des Finances et de la souveraineté industrielle et numérique, Ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire, Ministère de l’intérieur et de l’outre-mer, Ministère de la santé et de la prévention, Ministère de la Justice, Ministre des Armées, Ministère du travail, du plein emploi et de l’insertion, Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, Caisse des dépôts et consignations.


L’IMPACT DE LA COVID 19

Depuis le début de l’épidémie de Covid-19, 58 % des répondants ont déjà réalisé un test (22 % après avoir eu des symptômes, 36% sans symptômes) et 9% ont eu un résultat positif. La pratique des tests est corrélée à l’âge : les plus jeunes ayant été les plus nombreux à réaliser un test (71 % des 18-39 ans) et les plus âgés moins nombreux (49 % des 70 ans et plus).
Ce sont 11% des répondants qui ont consulté un médecin à la suite de ces symptômes, essentiellement en consultation physique (8 %). 1% ont été hospitalisés et 0,1% des répondants admis en réanimation.

Cette épidémie a eu un impact sur le recours aux soins des répondants ; 1/3 a renoncé à consulter un professionnel de santé, faire un examen de santé ou se faire soigner durant cette période. 15 % des répondants ont reporté la consultation, jugeant que leur besoin n’était pas urgent et 14 % car ils ont rencontré des difficultés à obtenir un rendez-vous.

Au moment de l’enquête, du 7 juin au 6 juillet 2021, 8 répondants sur 10 (taux standardisé à 74 %) déclaraient être complètement ou partiellement vaccinés, soit une couverture vaccinale nettement plus élevée qu’en population générale pour laquelle on enregistrait 50% de primo vaccinés Compte-tenu du déroulé de la campagne vaccinale, les 60 ans et plus et les répondants ayant des comorbidités sont les plus vaccinés. 8 % des répondants avaient l’intention de se faire vacciner et 18 % des personnes de 18 à 49 ans.
12% ne souhaitaient pas se faire vacciner, un taux qui montait à 23 % auprès des 18 à 39 ans. Les principales raisons données quant au refus de vaccination étant:  le manque de confiance dans le vaccin, la crainte des effets secondaires, la préférence d’autres moyens de prévention que la vaccination, l’inefficacité du vaccin, la crainte des adjuvants, …

Le cabinet du médecin est le lieu préféré des fonctionnaires Urops pour se faire vacciner (40 %), même si les vaccinodromes et lieux de travail sont stratégiques dans la campagne de vaccination, appréciés en priorité respectivement par 30% et 17% des répondants. 

ALIMENTATION, SOINS, ACTIVITE PHYSIQUE… UN QUOTIDIEN BOULEVERSE
La Covid 19 a eu un impact mitigé sur les habitudes alimentaires mais a engendré une forte réduction de l’activité physique des répondants. Par rapport à février 2022 (avant les mesures de confinement mises en place), 16 % des répondants déclarent cuisiner plus de plats « maison » qu’avant, 14 % manger plus de fruits et de légumes, cependant ils sont 11% à grignoter plus entre les repas, 11 % à avoir une alimentation moins équilibrée.
On notera que, contrairement aux autres tranches d’âge, les moins de 40 ans sont plus nombreux à avoir augmenté leur consommation de produits gras, sucrés ou salés (23 %, contre 18 % qui en mangent moins). L’activité physique a été fortement réduite durant cette période. 39 % déclarent faire moins d’activité physique qu’avant les mesures de confinement contre 37 % des Français (source : IRDES, enquête CoviPrev).
DES ADDICTIONS QUI EXPLOSENT…
Les addictions sont également particulièrement présentes pour nos répondants.
Parmi les répondants, 19 % estiment que leur usage des écrans (jeux vidéo, paris en ligne, réseaux sociaux, usage d’internet) représente un problème pour leur santé et particulièrement les jeunes de 18 à 39 ans (35 %). C’est l’addiction la plus reconnue.
Actuellement, 11 % des répondants sont fumeurs soit une proportion qui demeure nettement inférieure à celle observée en population française et qui tend à se réduire (vs 32 % pour l’ensemble des Français âgé de 18 à 75 ans). Ce taux atteint 18 % parmi les personnes qui ressentent des troubles anxieux, une dépression ou des troubles du sommeil.
Parmi les fumeurs, 31 % ont le projet d’arrêter d’ici 1 an. Les fumeurs sont particulièrement conscients des problèmes de santé qu’ils encourent (57 % des fumeurs considèrent que leur consommation de tabac représente un problème de santé pour eux vs 16% pour l’ensemble des répondants). La grande majorité des répondants boivent de l’alcool au moins occasionnellement (83 %) et 12% présentent un comportement à risque en buvant tous les jours ou presque. 16 % des fonctionnaires du panel Urops jugent que leur consommation d’alcool représente un problème pour leur santé et seulement 29 % de ceux qui boivent tous les jours ou presque.
11 % des répondants déclarent consommer des anxiolytiques ou des somnifères régulièrement. Cette proportion atteint 53 % pour les répondants présentant des troubles anxieux, une dépression ou des troubles du sommeil.
Au total, une faible proportion de répondants souhaite obtenir des informations ou une aide à propos des risques d’addiction que peuvent entrainer ces substances ou les écrans (10 %). Cependant, 29 % des consommateurs d’anxiolytiques ou somnifères sont intéressés, tout comme 20% des fumeurs.

…UNE SANTE MENTALE FORTEMENT DEGRADEE

Très suivi pendant la crise sanitaire, l’état de santé mentale des Français a été particulièrement impacté, à l’instar de celui des fonctionnaires Urops. 44 % des répondants se trouvent, au moment de l’enquête, en situation de mauvaise santé mentale. Plus les répondants sont jeunes plus leur santé mentale est dégradée (72 % des 18-39 ans), les femmes sont également davantage touchées (53 %), tout comme les personnes ayant un enfant au sein du foyer (63 %) et les célibataires (53 %).
Dans le détail, 33% des répondants se sont souvent sentis stressés, 32 % épuisés et 19 % tristes. A contrario, 54 % se sont sentis souvent heureux et 49% dynamiques.

Les troubles du sommeil sont courants chez les répondants avec 2/3 d’entre eux qui déclarent en avoir eu au cours des 8 derniers jours, soit une proportion légèrement supérieure à ce qui est enregistré en population générale (69 % en taux standardisé vs 66 % pour les Français). Les jeunes de 18 à 39 ans sont ceux qui en souffrent le plus (79 %, dont 27 % beaucoup).

1/4 des répondants reconnait avoir eu davantage de difficultés pour se concentrer au cours des 4 dernières semaines.
La crise sanitaire a accentué les sentiments d’ennui pour 41 % des répondants et d’isolement pour 35 % d’entre eux. 1/3 ont craint de sortir et croiser d’autres personnes et 1 répondant sur 5 évoque des difficultés relationnelles avec ses proches.
A contrario, compte-tenu de leur statut, les fonctionnaires ont peu été impactés financièrement par la crise puisque seuls 7% ont ressenti davantage de difficultés financières.
Les répondants ont également dû faire face à davantage de contraintes liées à leur activité professionnelle qu’avant la crise sanitaire : près de la moitié des actifs ont eu un surcroît d’activité et autant ont craint une contamination sur leur lieu de travail ou dans les transports. Alors que les 2/3 des répondants en activité ont eu recours au télétravail depuis le début de l’épidémie de Covid-19, cette façon de travailler a généré des difficultés pour 40 % d’entre eux.
Les femmes ont davantage été impactées par l’ensemble des difficultés professionnelles évoquées et le télétravail a été ressenti comme plus contraignant pour les 18-39 ans et les personnes ayant des enfants au sein du foyer.

UN FORT BESOIN EN OPERATIONS DE PREVENTION SANTE

Conscient de la nécessité de trouver des méthodes alternatives pour lutter contre leurs addictions, les répondants du Baromètre souhaitent être accompagnés à travers des opérations de prévention et d’information sur mesure : 9% déclarent vouloir être accompagnés face à l’alcool, tout comme 29 % des consommateurs d’anxiolytiques, et 20 % des fumeurs...

Concernant la santé mentale celle-ci s’étant – comme celle des Français, considérablement dégradée, la mise en place de solutions de soutien psychologique et d’information sur les troubles anxieux, dépressifs ou troubles du sommeil s’avère être une nécessité absolue.


UROPS, PARTENAIRE DE LA CNAM POUR CONSTRUIRE DES OPERATIONS DE PREVENTION SUR MESURE

Urops, pour Union Régime Obligatoire en Prévention Santé gère 1,2 million de bénéficiaires (assurés sociaux et ayants droits), sous la tutelle de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM) avec laquelle elle intervient dans le cadre d’une convention pluriannuelle de gestion.

Son activité exclusive est de créer et d’organiser des actions de prévention en santé publique, auprès des populations de fonctionnaires relevant des Ministères du périmètre de gestion de l’Union.
Portée par sa connaissance pointue du milieu de la Fonction publique de l’État, Urops s’appuie sur un réseau de fonctionnaires formés à la conduite d’actions aussi diverses que la vaccination antigrippale, le dépistage du diabète, du bucco-dentaire, de l’insuffisance rénale et l’accompagnement et soutien psychologique...

Les actions se font en collaboration avec les services de l’administration, en bénéficiant de l’aide des médecins de prévention éventuellement présents sur sites.
Depuis 2019 : près de 1 200 actions réalisées au sein des administrations.
> Près de 40 000 agents pris en charge au titre de la prévention par Urops,
> Taux de satisfaction de plus de 98 %.

Urops est également un vecteur scientifique de la prévention et la gestion des risques.
Dotée d’un Conseil scientifique pluridisciplinaire, composé de professeurs en santé publique, en médecine, en épidémiologie ou en mathématiques appliquées, Urops, par l’accès aux données de santé de ses assurés sociaux, et l’analyse des résultats de son baromètre santé, crée des actions adaptées aux populations et développe un programme de Gestion du Risque, Prévention et Innovation (GDRPI) développant un concept innovant de «Santé publique en milieu professionnel», dans le cadre exclusif de ses missions d’intérêt général (Régime obligatoire - Assurance maladie).
www.urops-prevention.fr
Contacts presse Urops
Patricia Jaffré – pjaffre@urops-prevention.fr