📰SANTÉ
REVUE DE PRESSE ET D'ACTUALITÉ
N°40 - FÉVRIER/MARS 2025
🔺️EXTRAITS CONCERNANT L'IMM
👉Service public de soins, Hôpital,
système de santé
Institut Mutualiste Montsouris : hôpital renommé, participant au Service Public, menacé !
Après Bichat (18e
) et Beaujon (Clichy) deux grands hôpitaux publics renommés dont nous avons déjà parlé,
et de nombreux autres dans diverses régions (près de 2000 personnes en défilé récent à Guingamp pour la
défense de leur hôpital public; voir aussi chaque
semaine le site de la Coordination nationale des comités de défense), un nouvel hôpital parisien, beaucoup plus
récent et tout autant renommé et d’utilité publique, est à son tour menacé de fermeture. L’Institut mutualiste
Montsouris (IMM) est né en 1999 du regroupement d’un
établissement hospitalier mutualiste du 13e et de l’ancien Hôpital International de l’Université de Paris, Bld
Jourdan en face de la Cité universitaire qui en était gestionnaire, sur le même emplacement. De très importants travaux ont abouti à un cadre architectural et
environnemental adapté à la fois à la qualité d’accueil recherché et au projet médical très élaboré par les
personnels des deux équipes pour un fonctionnement
innovant en grands départements médico-chirurgicaux complémentaires, sous la responsabilité de la Mutualité fonction publique (Union des mutuelles de différentes
composantes de la Fonction publique, dont MGEN, MGEFI et une quinzaine d’autres).
Etablissement participant au service public hospitalier
(PSPH), rebaptisé ESPIC (« privé d’intérêt collectif ») par la loi dite HPST de Bachelot-Sarkozy, ayant supprimée toute trace des termes mêmes de «service public », dont
la LDH a dénoncé les dangers dès le projet en 2010 avant de contribuer à une pétition nationale, puis d’appeler avec une centaine d’autres organisations à
une journée d’action le 2/4/2011, déclarant déjà
« Notre santé en danger »… l’IMM est resté fidèle à ses valeurs d’origine, à l’accueil de tout public
(mutualiste ou non), à l’absence de tout dépassement d’honoraire, à la qualité de la relation patient, aux innovations (plusieurs fois salué nationalement, en particulier pour interventions chirurgicales mini
invasives privilégiées depuis sa création), à la
participation aux recherches (nombreux colloques accueillis) et à l’enseignement (centre de formation en partenariat avec l’Université de Créteil, le Lycée Jaurès de Châtenay-Malabry pour élèves-ergothérapeutes
notamment… remplacé en 2010 par transformation des
locaux du sous-sol pour accroître l'activité de soins, dans une démarche productiviste dans la ligne des
orientations ministérielles). Considéré comme un
fleuron de la Mutualité française, il l’est aussi pour l’hospitalisation en Ile-de-France... particulièrement
pour le sud de Paris et les banlieues avoisinantes,
renommé dans de nombreux domaines, en cardiologie, gastro-entérologie, urologie, depuis peu en cancérologie et pneumo + département mère-enfant important... Enfin, un suivi psy, notamment des adolescents, bénéficie d'un bâtiment spécifique…
👉GROUPE DE TRAVAIL SANTÉ-BIOÉTHIQUE N° 40/ JANVIER FÉVRIER MARS 2025
Victime à la fois de la T2A (tarification « à l’activité » qui perdure bien que plusieurs ministres en aient promis
l’abandon, et qui n’avantage que le secteur privé lucratif spécialisé en « actes à la chaîne ») et de la non prise en
charge des travaux et investissements, la dette (et ses intérêts) s’est alourdie comme pour la plupart des CHU.
La compensation par les mutuelles historiques rendue impossible avec l'obligation de réduire ce qui relève de la solidarité sanitaire et sociale (modifications du Code de la Mutualité isolant les établissements de soins en « livre 3
»…) a été perceptible avec l’entrée de la Matmut dans la
présidence du CA de l’IMM. Nouveau signe de difficulté lors du projet de fusion avec l’hôpital St-Joseph dont la
direction d’alors incitait les médecins à quitter leur statut
de PU-PH pour gagner plus en intervenant en tant que
libéraux contractuels de secteur 2 ! (= dépassements
d’honoraires) et qui était hostile à l'IVG (pratiquée à
l'IMM)... Cela avait été évité grâce à une forte
mobilisation des soignants et syndicats de l’IMM.
Dette, inflation, absence d’aide de l’Etat (avec un
budget rabougri déjà pour les CHU)… font que l’IMM
vient d’être placé en redressement judiciaire. Un an de
sursis et un énorme risque d’absorption par l’un des
groupes financiers multinationaux qui rachètent de
nombreux établissements, lorsque l’ARS parle de
« repreneurs potentiels ».
Après interpellation pertinente de la ministre par le
député de la circonscription, M. Rodrigo Arenas (NFP
LFI, JO du 10/12/204), des mobilisations s’organisent
avec une pétition à signer massivement.
✉️ LETTRE D'ALERTE
de la LDH sur les problèmes de l'UIMM
Service public de soins, Hôpital, système de santé
Institut Mutualiste Montsouris : hôpital renommé -participant au Service Public- menacé !
Après Bichat (18 e ) et Beaujon (Clichy) deux grands hôpitaux publics renommés dont nous avons déjà parlé, et de nombreux autres dans diverses régions (près de 2000 personnes en défilé récent à Guingamp pour la défense de leur hôpital public (1)), un nouvel hôpital parisien, beaucoup plus récent et tout autant renommé et d'utilité publique, est à son tour menacé de fermeture. L' Institut Mutualiste Montsouris (IMM(2)) est né en 1999 du regroupement d'un établissement hospitalier mutualiste du 13 e et de l'ancien Hôpital International de l'Université de Paris, Bld Jourdan en face de la Cité Universitaire qui était gestionnaire, sur le même emplacement. A la place de la vétusté, de très importants travaux ont abouti à un cadre architectural et environnemental adapté à la fois à la qualité d'accueil recherché et au projet médical très élaboré des personnels des 2 équipes pour un fonctionnement innovant en grands départements médico-chirurgicaux complémentaires, sous la responsabilité de la Mutualité Fonction Publique (Union des Mutuelles de différentes composantes de la Fonction Publique, dont MGEN, MGEFI et une quinzaine d'autres). Etablissement Participant au Service Public Hospitalier (PSPH), rebaptisé ESPIC (« privé d'intérêt collectif ») par la loi dite HPST de Bachelot-Sarkozy, ayant supprimé toute trace des mêmes termes de « service public », dont la LDH a énoncé les dangers dès sa conception en 2010 (3) avant de contribuer à une pétition nationale (4), puis d'appeler avec une précision d'autres organisations à une journée d'action le 2/4/2011, déclaré déjà ''Notre santé en danger''(5)… l'IMM est resté fidèle à ses valeurs d'origine, à l'accueil de tout public (mutualiste ou non), à l'absence de tout dépassement d'honoraire, à la qualité de la relation patient, aux innovations (plusieurs fois salués nationalement, en particulier pour interventions chirurgicales moins invasives), à la participation aux recherches (nombreux colloques accueillis) et à l'enseignement (centre de formation en partenariat avec l'Université de Créteil, le Lycée Jaurès de Châtenay-Malabry pour ergothérapeutes notamment… remplacé en 2010 par transformation des locaux du sous-sol pour extension du traitement des cancers, dans une démarche de productivité accumulée dans la ligne des orientations ministérielles). Considéré comme un fleuron de la Mutualité française, il l'est aussi pour l'hospitalisation en Ile-de-France... particulièrement pour le sud de Paris et les banlieues avoisinantes, renommée dans presque tous les domaines, en gastro-entérologie, en urologie, en néo-nat et pédiatrie, depuis peu en cancérologie et pneumo + bâtiment spécifique de suivi psy, notamment des adolescents… Victime à la fois de la T2A (tarification ''à l'activité'' dont plusieurs ministres ont promis l'abandon, qui n'avantage que le secteur privé lucratif spécialisé en ''actes à la chaîne'') et de la non prise en charge des travaux et investissements (6), la dette (et ses intérêts) s'est alourdie comme pour la plupart des CHU (7). L'impossibilité pour les mutuelles historiques de constituer avec obligation de réduire ce qui relève de la solidarité sanitaire et sociale (modifications du Code de la Mutualité isolant les établissements de soins en ''livre3''…) s'est manifestée avec l'entrée de la Matmut dans la présidence du CA de l'IMM. Nouveau signe de dégradation lors d'un projet de fusion avec l'hôpital St Joseph dont la direction d'alors encourageait les médecins à quitter leur statut de PU-PH pour gagner plus en intervenant en libéraux contractuels de secteur 2 !!! (= dépassements d'honoraires). Cela avait été évité grâce à une forte mobilisation des soignants et syndicats de l'IMM. Dette, inflation, absence d'aide de l'Etat (avec un budget rabougri déjà pour les CHU)… font que l'IMM vient d'être placé en redressement judiciaire (8). 1 et de sursis et un énorme risque d'absorption par l'un des groupes financiers multinationaux(9) qui rachètent de nombreux établissements, lorsque l'ARS parle de ''repreneurs potentiels'' (10). Après interpellation pertinente du ministre par le député de la circonscription, M. Rodrigo Arenas (NFF LFI, JO du 10/12/204 (11)), des mobilisations s'organisent avec une pétition à signer massivement (12).
(2) https://imm.fr/