A rajouter
Mon dernier terrain de rencontre avec Catherine est celui de l’histoire urbaine. S’appuyant sur
les travaux disponibles tant sur la période précoloniale, coloniale que postcoloniale, elle propose
une lecture de l’histoire urbaine qui prête attention aux différents rythmes, temporalités et
interpénétrations d’histoires anciennes remixées par les défis du présent. Elle prête, en particulier,
une très grande attention au travail sur les récits, les conflits, les nouvelles habitudes, les
solidarités et les ressources des acteurs, pour présenter la ville comme le lieu par excellence de la
compétition. Elle rend compte avec minutie d’une histoire de la ville qui signale qu’elle n’est pas
étrangère à l’Africain. Les manifestations les plus significatives de l’engagement, de
l’appropriation et de la domestication africaine de la ville, elle la retrouve dans l’occupation de
l’espace, les activités économiques, sociales et culturelles et la confrontation, directe ou indirecte, ...