🟥 EXCLUSIF : INTERVIEW DE AURÉLIE ASSOULINE candidate (LR, Une ville heureuse avec Sarah Knafo) à la mairie de Paris

3 QUESTIONS À  AURÉLIE ASSOULINE 

👉 Bonjour Aurélie Assouline, pourquoi vous présentez-vous ?

Je me présente par conviction pour la ville où je suis née et par désir profond de prendre la responsabilité de notre arrondissement. J’ai très envie de porter le 17e avec mon énergie, mon exigence et tout mon cœur.

Je me présente parce que je crois que le 17e ne doit pas seulement être administré. Il doit être pensé, orienté, porté avec les tripes.

Mon engagement public et politique s’est enraciné ici, dans le 17e arrondissement. C’est dans ces quartiers que j’ai compris ce que signifie servir concrètement des habitants. C’est ici que j’ai appris les marges de manœuvre réelles d’une mairie, ses contraintes financières, ses leviers et ses blocages. J’y ai appris ce que signifie décider dans un cadre budgétaire contraint, hiérarchiser des priorités et assumer des choix.

Gouverner, ce n’est pas accompagner mécaniquement. C’est fixer un cap et s’y tenir.

Nous sommes un arrondissement solide, familial et entreprenant. Mais nous faisons face à des tensions concrètes : une circulation mal organisée, des commerces fragilisés, un accès plus difficile à la médecine générale et des déséquilibres persistants entre les quartiers et les portes.

Je ne remets évidemment pas en cause le travail accompli lors de la dernière mandature, à laquelle j’ai largement contribué en tant que maire-adjointe. Mais une ville ne peut pas vivre uniquement sur son bilan. Elle doit aussi se projeter.

Beaucoup de projets présentés aujourd’hui comme des propositions nouvelles existent déjà dans les budgets votés ou proviennent du budget participatif proposé par les habitants eux-mêmes. Cela montre bien qu’il est temps de proposer une nouvelle impulsion pour notre arrondissement.

Le 17e est aujourd’hui à un moment charnière. 

Depuis près de deux décennies, notre arrondissement est dirigé par la même équipe municipale. Ce temps long a permis de stabiliser beaucoup de choses, mais il peut aussi finir par installer une forme de gestion routinière.

Or une ville ne doit jamais ronronner. Elle doit se réinventer, se projeter, retrouver une ambition et une vision pour la décennie qui vient.

Je me présente précisément pour proposer cette nouvelle étape. Pour ouvrir un nouveau cycle pour le 17e.

Je suis attachée à la liberté d’entreprendre, à la responsabilité individuelle et à l’autorité lorsqu’elle est juste et assumée. Je crois à la transmission, à l’identité locale et à une modernisation pragmatique de l’action publique.

Je suis libérale en économie. Je suis conservatrice au sens noble du terme, attachée à notre héritage et à nos traditions.

Et je suis progressiste au sens où je crois que nous devons évoluer avec notre temps, intégrer les nouvelles technologies et moderniser l’action publique sans jamais renier ce que nous sommes.

Je suis engagée aux Républicains depuis plus de vingt ans. Lorsque mon parti a fait le choix d’investir une candidate macroniste à Paris, j’aurais pu rester dans une logique de confort partisan. J’ai choisi la cohérence politique.

Cela fait plus de vingt-cinq ans que la droite parisienne n’a pas porté un véritable projet structurant pour Paris. La gauche, elle, a eu une vision, qu’on la partage ou non. 

Aujourd’hui, nous portons enfin un grand projet pour Paris : un projet de modernisation, d’innovation technologique maîtrisée, de redynamisation économique et de réaffirmation de notre identité.
On ne peut plus faire l’économie de l’intelligence artificielle. Bien pensée et contrôlée par l’humain, elle devient une intelligence assistée qui permet d’optimiser la sécurité, la gestion urbaine et la fluidité de la ville, sans jamais déshumaniser l’action publique.

Concrètement, l’intelligence artificielle permet déjà d’améliorer la gestion d’une ville. Des feux de circulation intelligents peuvent adapter les cycles en fonction du flux réel de véhicules et réduire les embouteillages. Des réverbères intelligents peuvent ajuster l’éclairage en fonction de la présence et renforcer la sécurité dans l’espace public.

Avec les technologies actuelles, la gestion quotidienne d’une ville peut aussi être profondément modernisée. Aujourd’hui, malgré le niveau d’impôts payé par les Parisiens, on leur demande encore de signaler les problèmes du quotidien sur une application, puis l’information remonte une chaîne administrative longue avant d’arriver à l’exécutant. Ce processus peut prendre plusieurs jours.

Demain, avec l’intelligence artificielle et l’analyse automatisée des images urbaines, une anomalie dans l’espace public pourrait être détectée, qualifiée et transmise en quelques minutes aux équipes compétentes. Une ville moderne ne doit pas seulement être administrée : elle doit être organisée intelligemment.

C’est aussi vrai pour la sécurité. Des systèmes de vidéoprotection intelligents permettent aujourd’hui de détecter automatiquement certains comportements ou délits. L’enregistrement ne s’active qu’au moment où une anomalie est identifiée, ce qui protège à la fois la sécurité et les libertés publiques.

Je suis également très attachée à l’identité et à la vitalité culturelle du 17e. Notre arrondissement possède une vie associative riche, des commerces de proximité dynamiques, des lieux de culte, des écoles et des institutions qui participent à la transmission d’une culture et d’un art de vivre propres à nos quartiers.

Une ville ne se résume pas à ses infrastructures. Elle se construit aussi autour de traditions, de rencontres, de fêtes de quartier et de lieux qui permettent aux habitants de se reconnaître dans leur arrondissement. Préserver cette identité tout en accompagnant les évolutions de la ville fait partie de ma vision pour le 17e.

Je me présente donc parce que je sais avoir l’expérience, la solidité et la vision nécessaires pour prendre cette responsabilité.


👉 Peut-on encore gagner sans réseaux sociaux ?

On ne gagne plus une élection aujourd’hui sans réseaux sociaux. Mais on ne gagne pas non plus uniquement avec eux.

Une élection municipale est avant tout une élection de proximité. En politique, il y a deux types de personnes : celles qui aiment les gens, et celles qui s’aiment elles-mêmes. Personnellement, j’aime les gens. C’est pour cela que j’aime aller à leur rencontre.

Le terrain reste fondamental. Aller au contact des habitants, discuter dans les rues, sur les marchés ou devant les écoles crée une confiance réelle.

Les réseaux sociaux jouent un autre rôle. Ils structurent la visibilité et la mobilisation. Ils permettent d’expliquer un projet et de toucher des habitants qui ne participent pas forcément aux réunions publiques.

Bien sûr, les réseaux sont aussi un lieu où circulent des attaques, parfois très personnelles. Mais je ne suis pas en campagne pour répondre à des querelles ou à des insultes.
Je suis là pour les habitants du 17e, pour l’avenir de notre arrondissement et pour l’avenir de la droite. Et cela compte infiniment plus que de prendre pour personnelles des insultes qui, au fond, n’insultent que ceux qui les prononcent.

Mais il ne faut pas perdre de vue l’essentiel : dans une campagne municipale, terrain et numérique ne s’opposent pas.
Le terrain donne la légitimité.
Le numérique donne l’amplification.



 👉En quoi le nouveau mode de scrutin change-t-il la donne ?

Le passage à un scrutin direct pour le maire de Paris change profondément l’équilibre institutionnel de la capitale.

Concrètement, les Parisiens voteront désormais deux fois : une fois pour choisir la mairie de leur arrondissement, et une fois pour choisir la direction politique de Paris.

Ces deux choix peuvent d’ailleurs être différents. On peut vouloir un projet précis pour son arrondissement et soutenir, au niveau de Paris, une vision pour l’avenir de la capitale.

Cela change beaucoup de choses, car les arrondissements devront désormais être capables de peser politiquement face à l’Hôtel de Ville.

Le 17e ne peut pas se contenter d’être administré. Il doit être représenté, défendu, et parfois entendu avec fermeté lorsque certaines décisions prises au centre ne correspondent pas aux réalités du terrain.

Dans ce nouveau système, le débat sur le « vote utile » n’a d’ailleurs plus beaucoup de sens. Une élection municipale est avant tout un vote de conviction.
On choisit une vision pour Paris, et on choisit une équipe pour son arrondissement.

Pour ma part, je veux que le 17e soit fort et bien représenté, et je veux aussi que le projet parisien que nous portons puisse peser dans l’avenir de la capitale.
Cette réforme renforce donc la responsabilité des maires d’arrondissement. Elle exige du leadership et la capacité de défendre les intérêts de son territoire.

Si vous aviez la possibilité de poser la dernière question à la candidate   AURÉLIE  ASSOULINE  qu'elle serait-elle ?... Quelle serait votre réponse ?

🔴 Aurélie  Assouline à  fait le choix [accepté par la redaction] de se poser deux questions.



🤔1ère question :
Comment garder sa liberté politique tout en construisant une coalition large ?

En étant claire sur sa ligne.
Une coalition ne tient pas par des compromis flous, mais par un leadership assumé. On peut rassembler des sensibilités différentes si le cap est fixé et stable.

Je suis attachée à la discipline collective. Une liste municipale n’est pas un agrégat d’ego, c’est une équipe au service d’un projet.

C’est exactement l’esprit de la liste que je conduis dans le 17e. Elle rassemble des femmes et des hommes venus de différentes sensibilités de la droite et du centre ainsi que de la société civile.

On y trouve des Républicains, des membres de Reconquête, des représentants de Debout la France, de Nouvelle Énergie, des chrétiens démocrates, mais aussi une très large part de citoyens engagés dans la vie associative, économique ou culturelle de notre arrondissement.

Au total, plus de la moitié de notre équipe vient de la société civile. Cette diversité est une force : elle reflète la réalité de notre arrondissement.

Dans un arrondissement historiquement ancré à droite comme le 17e, cette capacité de rassemblement est une condition essentielle pour continuer à l’emporter.

Mon objectif est simple : rassembler largement les électeurs de droite et du centre autour d’une équipe solide pour ouvrir un nouveau cycle pour le 17e et porter un projet clair pour Paris.

🤔 2ème question :
Quelle est votre vision pour le 17e : que la mairie centrale bascule à droite ou reste à gauche ?

Ma vision est la même. Mais les leviers ne seront pas identiques.
Prenons l’exemple de l’avenue de Clichy.
Si la mairie centrale bascule à droite, nous pourrons rouvrir le débat sur le double sens et revoir certaines décisions idéologiques qui ont créé des reports massifs dans les voies résidentielles.

Si la mairie centrale reste à gauche, nous devrons agir autrement.

Aujourd’hui, les GPS comme Waze ou Google Maps envoient des flux de transit dans des rues qui ne sont pas conçues pour absorber ce trafic. Des rues résidentielles deviennent des axes de délestage.
Mon objectif n’est pas d’interdire la voiture. Je veux que les riverains, les commerçants, les visiteurs puissent circuler normalement.

En revanche, le trafic de simple traversée doit être redirigé vers les axes structurants.

Comment ?

En travaillant sur la logique algorithmique des GPS.
En modifiant ponctuellement certains sens de circulation.
En créant des impasses techniques ou des restrictions ciblées qui rendent les rues moins attractives pour le transit pur.

En réindexant certaines voies pour qu’elles ne soient plus proposées comme itinéraires rapides.
Il ne s’agit pas d’interdire.
Il s’agit d’organiser intelligemment.

C’est cela, gouverner un arrondissement : connaître ses marges de manœuvre, savoir quand agir politiquement, et quand agir techniquement.

Le 17e doit devenir un laboratoire d’intelligence urbaine pragmatique.



L’ensemble de ces orientations s’inscrit dans un programme municipal complet pour le 17e arrondissement, construit à partir du terrain et des échanges avec les habitants.

Il est consultable dans son intégralité sur mon site : 


Ce projet est le fruit de plusieurs mois de travail et de nombreux échanges avec des habitants, des commerçants et des acteurs de nos quartiers.

Mon ambition est claire : donner une nouvelle dynamique au 17ᵉ avec des priorités concrètes pour améliorer la vie quotidienne.
Propreté et cadre de vie, sécurité, familles, commerces de proximité, circulation plus fluide et qualité de nos espaces publics seront au cœur de mon action et celle de mon équipe.

Mais un arrondissement, ce n’est pas seulement de la gestion.
C’est aussi une histoire, une culture et des traditions à transmettre. Je veux défendre ce qui fait l’âme du 17ᵉ, protéger la liberté de conscience et lutter sans relâche contre toutes les haines, notamment l’antisémitisme.

Je porterai aussi un projet fort pour faire vivre Noël dans le 17ᵉ, avec un sapin majestueux, des illuminations, des chorales et des marchés de Noël pour soutenir nos commerces et émerveiller les enfants.

Le 17e a toujours été un arrondissement d’équilibre : familial, entreprenant et profondément attaché à son identité. Mon rôle sera de préserver cet équilibre tout en préparant l’avenir.

Ndlr : 
Mr Abdenour Chiter & Mme Anne-Sophie Tonin ont tenus à être nommés. 

🔴 Les réponses,  de Aurélie Assouline, aux  questions des habitants du 17e ne sont pas  encore parvenues à  la rédaction.
Elles seront intègrées dès réception ci-dessous.👇👇👇

Propos  recueillis  par  Nora  ANSELL-SALLES LEGRAND 


Qui sont les candidats dans le XVIIe arrondissement ? - Le Parisien 

Commentaires

Articles les plus consultés