vendredi 11 septembre 2015

Allergies respiratoires : près de 2/3 des allergiques ne consultent pas d’allergologue

Allergies respiratoires : près de 2/3 des allergiques ne consultent pas d’allergologue et
ne connaissent pas l’existence de traitements à long terme de l’allergie respiratoire,
tels que l’immunothérapie allergénique¹ Résultats de l’enquête Ifop/Stallergenes1
Paris, le jeudi 10 septembre 2015 – Nez qui coule, yeux gonflés, démangeaisons, éternuements… Les allergies respiratoires sont une maladie chronique ayant des répercussions importantes sur la vie des personnes qui en souffrent. Mais qu’est-ce qui provoque ces allergies?

Quelles sont leurs principales répercussions sur la vie des patients ? Vers quel professionnel de santé se tournentils principalement? Existe-t-il des traitements pour les soulager à long terme ?

Les résultats de l’enquête Ifop/Stallergenes révèlent que 65% des personnes souffrant d’allergies respiratoires ont conscience que celles-ci peuvent s’aggraver progressivement dans le temps entrainant le risque de développer de nouvelles allergies. Forts de ce constat, ils ne sont pourtant que 34% à consulter un spécialiste allergologue pour leur prise en charge ; 54% se tournant vers leur médecin généraliste. Résultat : seulement 31% des patients savent qu’il existe des traitements contre les allergies respiratoires, tels que l’immunothérapie allergénique (ITA), qui peuvent être efficaces à long terme.

Un quart de la population d’Europe et d’Amérique du Nord souffre d’allergies respiratoires2 dont
15 % à 20% d’une forme sévère3. Cette maladie est très souvent négligée et sous-diagnostiquée. En
effet, 45% des personnes qui en souffrent ne sont pas diagnostiquées4.

Des allergiques qui ont conscience de la sévérité de leur maladie et de son évolution possible dans
le temps
 Seuls 9% des allergiques déclarent que leur maladie est bénigne¹
Les personnes allergiques interrogées dans le cadre de l’enquête Ifop/Stallergenes¹ sur l’origine des allergies
affirment à :
 45% que l’allergie est une intolérance à certaines substances
 36% une maladie chronique
 28% une maladie des temps modernes.

En effet, la prévalence des allergies respiratoires a augmenté au cours des dernières décennies5 notamment dans la plupart des pays en voie de développement². L’industrialisation et l’évolution des modes de vie ont fortement contribué au développement de ces allergies6,7.
1 Enquête Ifop/Stallergenes menée par téléphone auprès d’un échantillon de répondants de 523 personnes souffrant d’allergies
respiratoires, extrait d’un échantillon de 1 990 personnes âgées de 18 ans et plus – Du 28 mai au 1er juin 2015
2 Asher MI, et al. ISAAC Phase Three Study Group. Worldwide time trends in the prevalence of symptoms of asthma, allergic
rhinoconjunctivitis, and eczema in childhood: ISAAC Phases One and Three repeat multicountry cross-sectional surveys. Lancet.
2006;368:733-43.
3 White P. et al. Symptom control in patients with hay fever in UK general practice: how well are we doing and is there a need for allergen
immunotherapy? Clin and Exp Allergy. 1998: 28: 266-270.
4 Bauchau V, Durham SR. Prevalence and rate of diagnosis of allergic rhinitis in Europe. Eur Respir J. 2004 Nov;24(5):758-64


 Seulement 16% des allergiques savent que l’allergie est causée par un dysfonctionnement du système immunitaire
Même si les allergiques ont conscience que les allergies respiratoires ne sont pas toujours une maladie bénigne, seulement 16% savent que cette pathologie résulte d’un trouble du système immunitaire¹. « Le système immunitaire sert d’une part, à la défense de l’organisme contre les agents pathogènes, les microbes, les tumeurs et d’autre part, à la tolérance du soi et des substances extérieures. Le dysfonctionnement du système immunitaire provoque une allergie par le mécanisme de « rupture de la tolérance naturelle ». Chez une personne allergique, une rupture de la tolérance à certaines substances comme, par exemple, les acariens ou les pollens se produit. Ces substances deviennent alors des allergènes. Leur présence provoque une inflammation anormale responsable de symptômes qui peuvent être localisés à différents endroits : nez, bronches… », explique le Professeur Jocelyne Just, Chef du service d’allergologie pédiatrique, Hôpital Trousseau, à Paris.

 Près de 2 allergiques sur 3 savent que leur maladie s’aggrave avec le temps¹
Pour 65% des Français ayant des allergies respiratoires, leur maladie va s’aggraver progressivement avec le temps, avec un risque de développer de nouvelles allergies¹. En effet, il existe une étroite corrélation entre les allergies respiratoires et l’asthme dans le processus allergique5,8. Les personnes ayant des allergies respiratoires ont 3,5 fois plus de risques d’être asthmatiques que le reste de la population8,9,10,11. 40% des personnes souffrant d’allergies respiratoires souffrent également d’asthme ; 80% des asthmatiques souffrent d’allergies respiratoires12. « Les résultats de l’étude Ifop/Stallergenes expliquent en partie pourquoi l’allergie est perçue par les allergiques avec gravité ; ses effets étant considérés majoritairement comme durables et évolutifs », commente Damien Philippot, Directeur des Etudes, Département Opinion, Ifop.

 67% des personnes souffrant d’allergies respiratoires ressentent une plus grande fatigue¹
Les allergies respiratoires ne sont pas sans conséquence sur la vie des patients comme l’indiquent les résultats de l’étude Ifop/Stallergenes. En effet, 67% des allergiques souffrent davantage de fatigue¹ et 63% constatent une réelle détérioration de leur qualité de vie¹. Un quart des personnes atteintes semble également confronté à une baisse des performances scolaires ou de la productivité au travail (27%)¹ et 21% présentent une diminution de l’attention¹. « Ces pathologies peuvent avoir des conséquences désagréables comme, par exemple, des troubles du sommeil, des problèmes de concentration, une irritabilité, de la fatigue, un absentéisme scolaire ou professionnel qui peuvent fortement dégrader la qualité de vie des patients les plus touchés. Ces troubles sont malheureusement peu pris en compte tant l’allergie est, à tort, trop souvent banalisée », explique Christine Rolland, Directrice de l’Association Asthme & Allergies.

Plus de la moitié des Français souffrant d’allergies respiratoires consulte un médecin généraliste
Les patients souffrant d’allergies respiratoires (54%)¹ vont principalement voir le médecin généraliste ; le spécialiste allergologue est consulté par 34% d’entre eux¹ notamment par les femmes (41%)¹, les personnes de moins de 35 ans (40%)¹ et les professions libérales, cadres supérieurs (42%)¹. « Un diagnostic précoce, dès l’identification des premiers symptômes, permet d’agir efficacement sur la maladie allergique et d’éviter son aggravation vers des formes sévères.

Grâce à son expertise, l’allergologue est le référent de choix pour conseiller les patients et les aider à mieux vivre avec leur allergie au quotidien. Il intervient dès le diagnostic de la maladie allergique et accompagne ses patients dans la durée afin de contrôler l’évolution des symptômes et de maîtriser les risques d’aggravation », insiste Christine Rolland.

5 Bousquet J, et al. Allergic Rhinitis and its Impact on Asthma (ARIA) 2008 update (in collaboration with the World Health Organization, GA(2)LEN and AllerGen). Allergy. 2008 Apr;63 Suppl 86:8-160.
6 Pawankar R, et al. State of World Allergy Report 2008: Allergy and Chronic Respiratory Diseases. World Allergy Organ J. 2008; 1(Suppl 1): S4–S17
7 Haahtela T, et al. WAO Special Committee on Climate Change and Biodiversity The biodiversity hypothesis and allergic disease: world allergy organization position statement. World Allergy Organ J. 2013;6:3.
8 Shaaban R. et al. Rhinitis and onset of asthma: a longitudinal population-based study. Lancet. 2008, 372:1049-1057.
9 Cruz AA. et al. ARIA Initiative Scientific Committee. Allergy. 2007; 62 Suppl 84():1-41.
10 Hadley JA. et al. Comorbidities and allergic rhinitis: not just a runny nose. J Fam Pract. 2012;61:S11-5.
11 Polosa R. et al. Greater risk of incident asthma cases in adults with allergic rhinitis and effect of allergen immunotherapy: a retrospective cohort study. Respir Res. 2005 Dec 28;6:153.
12 Blaiss S.M. Rhinitis-asthma connection: epidemiological and pathophysiologic basis. Allergy and asthma Proc. 2005

Professeur Jocelyne Just
(cliquez sur la photo pour voir la vidéo)

- 17% des allergiques pensent que leur maladie n’évolue pas au cours de la vie¹
- 7% estiment qu’elle disparaît avec l’âge¹ Christine Rolland
Seuls 31% des allergiques connaissent l’existence de traitements à long terme de l’allergie respiratoire¹

Interrogées dans le cadre de l’étude Ifop/Stallergenes, 62% des personnes souffrant d’allergies respiratoires déclarent qu’il n’existe pas de traitements à long terme de la maladie¹ ; 51% d’entre elles pensent que les traitements actuels permettent uniquement d’en soulager les symptômes¹. A contrario, 31% déclarent qu’il existe des traitements à long terme de la maladie. « Les plus jeunes semblent les plus au fait de l’existence de ces traitements. En effet, 44% des moins de 25 ans les évoquent contre 19% des personnes âgées de 65 ans et plus. Ces résultats expliquent sans doute les raisons pour lesquelles les jeunes ont davantage tendance à relativiser la gravité des allergies respiratoires », commente Damien Philippot.

L’immunothérapie allergénique (ITA) peu connue des patients
« L’immunothérapie allergénique est un traitement préconisé chez un patient qui souffre d’une allergie unique ou d’une poly-sensibilisation allergénique avec une voire deux allergies modérées et qui, malgré les traitements symptomatiques et l’éviction, continue à être malade. L’immunothérapie allergénique consiste à administrer l’allergène en toute petite quantité au patient de sorte que le corps fabrique des anticorps qui vont protéger l’organisme contre l’allergie », explique le Pr Jocelyne Just. Les effets de ce traitement ne sont connus que partiellement des allergiques. Si 75% des personnes interrogées jugent que l’ITA permet d’améliorer leur qualité de vie et 61% qu’elle induit une tolérance aux allergènes en rééquilibrant le système immunitaire¹ ; plus de la moitié (51%) pense qu’elle permet de soulager uniquement les symptômes de l’allergie respiratoire¹. De plus, près du quart des allergiques ne sait pas en quoi consiste l’immunothérapie allergénique traduisant ainsi leur manque de connaissances sur le sujet. « Les patients doivent connaître les mécanismes conduisant à leur maladie ainsi que le rôle des médicaments afin de mieux adhérer à leur traitement. Si le médecin prescrit une immunothérapie allergénique qui dure plusieurs années, le patient risque d’arrêter au bout de 2 ou 3 mois. Alors que si le médecin lui explique le fonctionnement et le rôle de ce traitement, il y aura une meilleure adhésion du patient qui comprendra ainsi le bien-fondé de ce traitement dans la durée », ponctue le Pr Jocelyne Just.


A PROPOS DE STALLERGENES STALLERGENES est un laboratoire pharmaceutique international spécialisé dans le diagnostic et le traitement des allergies. Depuis plus de 50 ans, STALLERGENES repousse les frontières de la science pour proposer aux patients allergiques des solutions thérapeutiques toujours plus efficaces et durables. Grâce à sa stratégie d’innovation, soutenue par des investissements en recherche et développement représentant environ 20% de son chiffre d’affaires annuel ainsi que par des partenariats externes, STALLERGENES propose des solutions thérapeutiques ciblées d’immunothérapie allergénique, permettant d’améliorer considérablement la vie des patients souffrant d’allergies à travers le monde. STALLERGENES est implanté dans 23 pays et compte plus de 1 000 collaborateurs. En 2014, la société a réalisé 251 millions d’euros de revenus totaux et plus de 500 000 patients ont été traités avec des produits STALLERGENES. Plus d’information sur : www.stallergenes.fr Retrouvez toutes les interviews des experts sur http://www.acteursdesante.fr/

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