lundi 6 février 2017

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La CSMF contre les idées de la plateforme FHF sur la médecine de ville ; Cédric Arcos (FHF) veut recréer la confiance



"Alors que le chantier hospitalier est immense, il est surprenant que les propositions de la FHF s’intéressent aussi à la médecine de ville !", a réagi la CSMF aussitôt après la publication le 3 février de la plateforme de propositions de la fédération hospitalière publique. "La proposition de limiter la liberté d’installation des médecins libéraux semble oublier qu’il est difficile de recruter des praticiens, surtout dans les zones géographiques où la densité médicale libérale est inférieure à la moyenne nationale. Les cartes de la densité médicale pour l’hôpital et pour la médecine libérale se superposent rigoureusement. Peut-être la FHF devrait-elle centrer ses réflexions sur l’attractivité de la carrière médicale hospitalière dans ces zones", suggère Jean-Paul Ortiz, le président de la CSMF.
Ouverture à la ville et à la médecine libérale, telles sont deux des directions vers lesquelles la plateforme de la FHF souhaite inciter les quelque 900 hôpitaux publics à se diriger. Invité samedi 4 février de l'émission Check Up santé sur BFM TV, Cédric Arcos, délégué adjoint de la FHF en charge de la politique d'influence de la FHF, explique qu'il "faut que l'on recréé et que l'on crée des liens de confiance [avec la ville] ; il y a beaucoup de choses qui se passent sur le territoire, beaucoup d'expériences et d'innovations qui permettent aux hospitaliers et aux libéraux de travailler ensemble".
Il ajoute que la fédération travaille actuellement à "lancer des choses intéressantes" avec les syndicats de médecins de ville et les associations de jeunes médecins "pour construire ces relations" et il affirme que le problème de la FHF, "c'est la santé des Français et certainement pas des querelles de structures".

refus du fonctionnariat
Une posture qui ne semble pas séduire les syndicats de libéraux en tout cas, car la CSMF n'apprécie guère les suggestions faites à propos de la pratique des dépassements d'honoraires. "Dénoncer les compléments d'honoraires des médecins libéraux exerçant dans les zones surdenses est d'autant plus étonnant que les compléments d’honoraires les plus élevés sont ceux des praticiens qui exercent à l’hôpital tout en ayant une activité privée… en particulier dans les zones surdenses", poursuit la CSMF. La confédération estime que proposer de plafonner les rémunérations des médecins libéraux "revient à étatiser l’ensemble du secteur libéral". "Les médecins libéraux qui ont choisi ce mode d’exercice, et surtout les patients, ne veulent pas d’un modèle fonctionnarisé !". 
La CSMF prône la création de "statuts d’exercice mixte avec des activités partagées entre l’hôpital et la ville". Et estime que "les carrières médicales doivent devenir beaucoup plus attractives pour les jeunes générations, tant à l’hôpital qu’en exercice libéral". Pour elle, le "modèle hospitalo-universitaire" doit "être refondé en intégrant l’exercice libéral". Une piste qui ne semble pas être tout à fait à l'ordre du jour puisque la FHF plaide plutôt pour que les GHT puissent bascule sur la base du volontariat vers un statut d'Espic, ce qui sous-entend un recrutement de médecins salariés via un contrat de droit privé mais sans possibilités de pratiquer des compléments ou dépassements d'honoraires


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