vendredi 2 août 2013

C'est à lire : selection de 5 ouvrages à lire aux éditions Michalon dès la rentrée



« Confession d’un hypocondriaque »

de Christophe RUAULTS

 

Un récit plein d’humour et d’autodérision, ponctué de réflexions loufoques. Un mal qui nous touche à divers degrés ?

 

Christophe Ruaults invente la maladie d’amour. Il est hypocondriaque et il se soigne ! En publiant un roman hilarant sur ces anxieux obsédés par leur santé et qui se gâchent la vie

 

« Un nouveau monde Les Français et leur avenir »

de François MIQUET-MARTY

 

Au-delà des grands débats autour de la « crise économique » (austérité, relance, mondialisation, protectionnisme, croissance ou décroissance), c’est tout le sens de nos vies quotidiennes qui se recompose. C’est un changement d’époque et c’est probablement un changement de civilisation.

 

On peut citer trois tendances qui émergent :

 

La première, « post-matérialiste », accorde la priorité à la refondation des relations humaines : reconnaissance, civilités, éthique, respect de l’autre, dépasser la société de consommation ;

 

La deuxième entend actualiser les valeurs sécurisantes : l’autorité, la hiérarchie, le travail ;

 

La troisième part à la recherche de la France, proclamant les vertus de l’identité nationale dans une époque qui les ignore ou les bafoue et se voit contrainte, elle aussi, de redéfinir pour les temps modernes une référence pluriséculaire.

 

Introduit en perspective avec l’actualité, l’auteur propose une véritable étude de fond : une grille d’analyse des enjeux sociaux, politiques et économiques qui font la France d’aujourd’hui, et basée sur des entretiens avec des Français de tous milieux, de tous horizons, de toutes générations

 

Un panorama de la société française à l’heure des incertitudes et des déceptions.

 

Sociologue et sondeur, François Miquet-Marty est président de l’institut Viavoice. Il est l’auteur de Les oubliés de la démocratie (Michalon, 2010).

 

 

 « La France en panne d’envie »

 de Jean-Michel HIEAUX

 

Les Français n’ont plus envie. Le constat est implacable. Ce peuple qui depuis des siècles attend plus que tout autre qu’on l’entraîne, qu’on lui montre le sens, qu’on le protège et le guide, est entré en dépression.

 

C’est vrai du citoyen profondément lassé des promesses non tenues et écœuré par le déferlement des scandales (vrais ou faux) montés en épingle par des médias en quête d’audience. C’est vrai du salarié, proclamé par tous les dirigeants comme le bien le plus précieux de l’entreprise, mais en fait traité comme une simple variable d’ajustement.

 

C’est en tout cas ce qu’expriment les quantités d’études et de sondages que les instituts publient chaque année.

 

D’un côté, des dirigeants qui ne cessent de clamer que les hommes et les femmes sont le bien le plus précieux de l’entreprise ; de l’autre, des collaborateurs qui se plaignent d’être mal aimés, peu  motivés et qui se disent en quête de sens et de reconnaissance.

 

Jean-Michel Hieaux est vice-président d’Havas Paris. Il a publié Les nouveaux gladiateurs (Michalon, 2003).

 

 

« La traîtresse »

de Dominique ZACHARY

 

 Dans une école des années 70, le narrateur enseignant, découvre un matin que la plaque commémorative vissée au mur en hommage à l’une de ses amies, a été profanée. Sa colère est grande, mais plus encore il se sent investi d’une mission, celle de passeur, il se met alors à raconter à ses élèves l’histoire de Suzanne et Pierre, il y a presque 30 ans.

 

 9 septembre 1944. Morelange, petite ville frontière de la Belgique à deux pas de la France et du Luxembourg. Tout le monde fête la Libération. Suzanne Gasper, une jeune enseignante, danse aussi la polka. Dans la foule, quelqu’un pointe Suzanne du doigt. La musique s’arrête. La fête tourne au cauchemar. Suzanne Gasper doit comparaître devant un jury populaire improvisé sur la place du village. Elle est tondue.

 

 En quelques minutes, le destin de la jeune femme bascule : le professeur plein d’idéal, qui luttait pour l’intégration des filles dans son école, devient la bannie, la pestiférée, la « traîtresse ».

 

 Ce roman est inspiré de faits réels, qui ont eu pour toile de fond l’épuration, le conseil de guerre d’Arlon (Belgique) en juin 1945.

 

 Des personnages attachants et courageux, qui vont connaître l’humiliation et l’injustice qu’infligent toujours les lâches et les vainqueurs

 

 

Journaliste belge dans la presse quotidienne et chroniqueur judiciaire, Dominique Zachary est aussi auteur de plusieurs livres à succès en Belgique, dont La patrouille des enfants juifs (préfacé par Louis Malle), adapté à la scène et pour la bande dessinée. La traîtresse est son premier roman.

 

 

Pourquoi nos élites dont on attendait tant ont disparu ? Pourquoi nos patrons considérés un temps comme le dernier recours sont-ils voués aux gémonies ? Pourquoi les médias s’érigent-ils en « marchands d’indignation » ?

 

 

 

L’enjeu est de taille. A l’heure où la situation économique du pays est liée à la croissance de ses entreprises, recréer l’envie et savoir l’animer est devenu impératif. Et les entreprises sont les mieux placées pour donner l’exemple, à condition qu’elles en prennent conscience.

 

 

 

Jean-Michel Hieaux est vice-président d’Havas Paris. Il a publié Les nouveaux gladiateurs (Michalon, 2003).

 

 

« Le Salarié musulman en France Réalités et perspectives  »

de Fatima ACHOURI

 

 Préface de Mustapha Chérif

 

 Il y a ceux qui prient en cachette au bureau, ceux qui « rattrapent » les prières de la journée après le travail ou ceux qui prennent des RTT pour être en accord avec leur religion. Et puis il y a ceux qui dissimulent leur « signe ostentatoire », interdit en entreprise, sous une perruque. Vouloir pratiquer sa religion au travail est une revendication légitime pour beaucoup de salariés musulmans, intégrés dans la société française. La gestion du fait religieux est ainsi traversée par de multiples revendications et ne se fait pas toujours dans un climat social serein au sein de l’entreprise.

 

 La culture d’entreprise prévaut sur l’individu et les managers et autres DRH ne sont pas prêts encore à intégrer la notion du vivre-ensemble car ils ne sont pas formés, en tout cas pas dans les PME et TPE. Au cœur du débat, un vide juridique et une méconnaissance du facteur religieux. La France n’est plus seulement chrétienne, il faut désormais composer avec plus de trois millions de musulmans. Quelles sont les réponses à apporter à ce nouveau modèle de management ? Quelle place occupe la religion musulmane dans l’entreprise et plus généralement dans la société française ?

 

 Pour mener son étude sociologique, Fatima Achouri a recueilli le témoignage de salariés âgés de 23 à 50 ans, appartenant à des catégories socioprofessionnelles les plus variées : secteurs de l’automobile, banque, assurance, enseignement, du secteur informatique….. Ils sont ouvriers, employés, agents de maîtrise, techniciens ou cadres.

 

 Titulaire d’un Master en ressources humaines et en civilisation musulmane, Fatima Achouri a évolué pendant plus de douze ans au sein de grands groupes nationaux et internationaux en France et à l’étranger, dans des fonctions de management, relation client, DRH. Elle est consultante dans la gestion du multiculturel et du religieux.


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