La visite de Léon XIV à Metz dans le regard de l'ambassadeur Pierre-Jean GIRE et de son collaborateur Éric CANNENTERRE
🔷️ À Metz, un moment rare autour de l’Europe, de la
République et de la paix
Témoignage de Pierre-Jean GIRE, ambassadeur de la Fondation pour la rénovation de la caserne de la Garde suisse pontificale,
et d’Éric CANNENTERRE, son collaborateur.
Il y a des journées que l’on vit dans le cadre de ses fonctions et que l’on oublie assez vite. Et puis il y en a d’autres qui restent.
Notre présence à Metz, le 28 septembre 2026, à l’occasion de la visite du pape Léon XIV, fait partie de ces moments que nous garderons longtemps en mémoire.
Metz n’avait pas été choisie au hasard. C’est la ville de Robert Schuman, l’un des pères fondateurs de l’Europe. Parler des racines de l’Europe dans cette ville avait donc une résonance
particulière.
Nous avons d’abord assisté à une rencontre interreligieuse, puis aux interventions du Président de la République, Emmanuel Macron, et du pape Léon XIV. Le thème de l’Europe et de ses racines
était au cœur des échanges.
Mais ce qui nous a frappés, avant même les discours, c’est la foule.
L’amphithéâtre était plein. Il y avait une véritable attente. À tel point que certains n’ont malheureusement pas pu accéder à la salle pour assister aux interventions du Président de la République et du Saint-Père.
Cela en disait long sur l’importance de ce rendez-vous. Dans une période où l’Europe peut parfois
sembler lointaine ou difficile à comprendre, voir autant de personnes venir écouter un message consacré à son histoire et à son avenir était particulièrement frappant.
🔹️Un moment très particulier dans la cathédrale
Mais c’est probablement dans la cathédrale de Metz que nous avons ressenti le plus fortement le
caractère exceptionnel de cette journée.
Nous avons eu la possibilité d’assister à la messe présidée par le pape Léon XIV, aux côtés notamment du Président de la République Emmanuel Macron et de son épouse, du prince Albert II
de Monaco et de son épouse, du grand-duc de Luxembourg et de son épouse, ainsi que du représentant permanent de l’Italie auprès du Conseil de l’Europe, Monsieur Roberto Martini.
Au-delà du protocole et des personnalités présentes, c’est surtout l’atmosphère qui nous a marqués.
Il y avait quelque chose de très simple : des personnes venues de tous horizons, des bénévoles, des forces de l’ordre, des organisateurs et des représentants des institutions réunis autour d’un même événement.
Le pape Léon XIV a d’ailleurs tenu à remercier ceux qui avaient permis que cette journée puisse
se dérouler dans de bonnes conditions.
Ces mots étaient importants.
Derrière un événement de cette ampleur, il y a toujours des centaines de personnes qui travaillent sans forcément être vues : celles qui accueillent, qui orientent, qui sécurisent, qui organisent, qui
installent, qui accompagnent.
🔹️Un message qui dépasse largement le cadre religieux
Notre présence à Metz dépassait très largement la dimension religieuse de la visite.
Dans nos fonctions respectives, nous sommes naturellement sensibles à tout ce qui touche aux
relations entre les institutions, à l’histoire européenne et aux liens qui peuvent se créer entre les peuples.
Pour Pierre-Jean GIRE, cette dimension prend une résonance particulière à travers son engagement auprès de la Fondation pour la rénovation de la caserne de la Garde suisse pontificale.
La Garde suisse pontificale porte elle-même une histoire européenne très ancienne. Elle rappelle qu’au-delà des frontières, des hommes et des femmes ont depuis longtemps construit des liens fondés sur la confiance, le service et la fidélité.
Mais s’il est une valeur qui nous paraît particulièrement importante dans cette histoire, c’est la
loyauté.
La loyauté, c’est d’abord le sens du devoir, la fidélité à une mission et le respect de la confiance qui vous est accordée.
C’est une valeur qui accompagne la Garde suisse depuis des siècles et qui
donne tout son sens à son engagement au service du Saint-Père.
C’est aussi une valeur à laquelle Pierre-Jean GIRE est profondément attaché. Dans son propre parcours et dans les
responsabilités qui lui sont confiées, il considère la loyauté comme une valeur
essentielle : fidélité à la parole donnée, respect de la confiance accordée et constance dans la
mission.
Cette proximité de valeurs explique en partie le lien particulier qu’il ressent avec la Garde suisse.
La confiance se construit dans le temps, elle se mérite et elle engage celui qui la reçoit.
Pour Éric CANNENTERRE, cette journée avait également une résonance particulière à travers
son engagement au sein de TOUT pour la République.
La présence de l’association à Metz était une manière très concrète de rappeler son attachement
aux valeurs républicaines, au dialogue entre les convictions et à la construction européenne.
À Metz, cette dimension européenne était partout présente.
Elle l’était dans la mémoire de Robert Schuman, dans la présence de représentants de plusieurs pays européens, dans les échanges autour des racines de l’Europe, mais aussi, tout simplement, dans cette capacité à réunir des personnes différentes autour d’un même moment.
🔹️Deux
engagements, une même volonté de dialogue
Cette journée nous a aussi rappelé quelque chose de très simple : une société a besoin de lieux et de moments où l’on peut encore se parler.
Le dialogue entre les religions, entre les institutions, entre les générations et, plus largement, entre
les citoyens reste essentiel.
Pour Éric CANNENTERRE, qui représentait TOUT pour la République lors de cette journée, c’est précisément ce qui donne du sens à l’engagement
associatif.
L’association défend une idée simple : faire vivre les valeurs républicaines et créer des espaces où
les citoyens peuvent réfléchir ensemble aux grands sujets qui concernent notre pays et l’Europe.
Cette présence à Metz, dans une ville aussi symbolique pour la construction européenne,
correspondait pleinement à cet esprit.
De son côté, l’engagement de Pierre-Jean GIRE auprès de la Fondation et son lien avec la Garde
suisse pontificale donnent à cette journée une autre dimension, celle du service, de la fidélité et de la
responsabilité.
Au fond, ces deux approches se rejoignent sur un point essentiel : la confiance, le respect de l’autre et la volonté de construire des liens durables.
🔹️Garder le souvenir d’une journée de paix
Au terme de ces quatre jours de déplacement du Saint-Père en France, nous retiendrons surtout une impression de paix.
Bien sûr, il y avait le protocole, les personnalités, les discours et toute l’organisation nécessaire à un événement de cette ampleur.
Mais derrière tout cela, il y avait surtout des femmes et des hommes venus écouter, comprendre,
partager et vivre ensemble un moment qui sortait de l’ordinaire.
Dans la cathédrale de Metz, lorsque le pape Léon XIV a remercié tous ceux qui avaient contribué à cette journée, nous avons pensé à toutes ces personnes qui avaient travaillé parfois très loin des
regards.
C’est peut-être cela que nous retiendrons le plus.
🕊 Une journée historique n’est jamais seulement celle que l’on voit. Elle est aussi celle que des centaines de personnes rendent possible, avec discrétion et engagement.
Et dans une ville comme Metz, la ville de Robert Schuman, pouvoir vivre un tel moment autour de
l’Europe, du dialogue et de la paix restera pour nous un souvenir particulièrement fort.
Propos recueillis par Nora ANSELL-SALLES LEGRAND auprès de
Pierre-Jean GIRE
Ambassadeur de la Fondation pour la rénovation de la caserne de la Garde suisse pontificale
Éric CANNENTERRE
Collaborateur de l’ambassadeur.
Ndlr : À lire l' interview de Pierre-Jean GIRE accordée à Mine d'infos.

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