🟥 EXCLUSIF : Interview /Portrait du Chef Mallory Gabsi


👉 Si vous deviez faire votre autoportrait, comment vous définiriez-vous?

Si je devais faire mon autoportrait, je dirais que je suis animé par la passion de la cuisine et par des valeurs profondément familiales.
Mon parcours s’est construit avec exigence, travail et sincérité, toujours guidé par l’envie de transmettre des émotions à travers
l’assiette.
Ma cuisine me ressemble, généreuse, ancrée dans le produit et tournée vers le
partage.
Aujourd’hui, j’ai également à cœur de développer mes projets, notamment
autour de ma friterie, avec l’ambition de la faire évoluer tout en restant fidèle à mon
identité et à mes racines.


👉 À quel âge avez-vous décidé de devenir cuisinier et qu’est-ce qui a déclenché cette
vocation ?

J’ai su assez jeune que je voulais devenir cuisinier, autour de mes 10 ans. Ce n’était pas un rêve très structuré au départ, mais plutôt une évidence qui s’est imposée avec le temps, en voyant que je prenais du plaisir à cuisiner et à faire plaisir aux autres.


👉 Vous souvenez-vous du tout premier plat que vous avez cuisiné ?

Oui, je m’en souviens. C’était un poisson en croûte que j’avais cuisiné pour mon papa et des invités à la maison.
D’après les souvenirs de mon père, c’était plutôt réussi.
« La cuisson est
parfaite », m’avait-il dit.
Avec le recul, c’est surtout le souvenir de la fierté d’avoir réussi
quelque chose de mes propres mains.



👉 Par quel chemin, détourné ou non, devient-on candidat à Top Chef ?

Devenir candidat à Top Chef ne faisait pas partie d’un plan précis.
C’est un concours de
circonstances, des rencontres, et aussi une envie de se confronter à soi-même.
J’y ai vu une
opportunité de me challenger et de montrer ma cuisine, sans vraiment savoir jusqu’où cela me mènerait.


👉 Quel rapport entretenez-vous avec les réseaux sociaux, en tant que chef et en tant
qu’homme ?

J’entretiens un rapport assez mesuré avec les réseaux sociaux.
Je comprends leur
importance aujourd’hui, notamment pour partager un travail, une vision, une équipe.
Mais je reste convaincu que rien ne remplacera jamais l’expérience vécue dans un restaurant.
Personnellement, je suis peu actif sur les réseaux sociaux : au final, tout se passe dans une assiette, et non derrière un objectif.


👉 Selon vous, ont-ils changé la manière de percevoir le métier de cuisinier ?

Oui, clairement. Les réseaux ont changé la perception du métier. Ils peuvent le rendre plus visible, plus attractif, mais ils ne montrent pas toujours la réalité du travail, l’exigence et la rigueur du quotidien.


👉 Désormais jeune papa, le restaurant vous laisse-t-il du temps pour une vie de famille ?

Être jeune papa change forcément beaucoup de choses. Le restaurant prend énormément de
place, mais j’essaie aujourd’hui de trouver un équilibre. Le temps en famille devient plus précieux, et cela oblige à mieux s’organiser et à relativiser.


👉 L’homme que vous êtes aujourd’hui a-t-il réalisé une partie de ses rêves d’enfant ?

Oui, en partie. Ouvrir mon propre restaurant, obtenir une étoile, vivre de ma passion… ce
sont des choses que l’enfant que j’étais n’osait même pas forcément imaginer. Mais j’ai encore beaucoup de rêves et d’envies, et encore de nombreuses nouvelles pages à écrire.


👉 Si vous aviez la possibilité de vous poser vous-même une question, quelle serait-elle et quelle réponse y apporteriez-vous ?

🤔Je me demanderais probablement si je referais les mêmes choix en sachant ce que je sais aujourd’hui ?

 Oui, même avec les difficultés, car chaque étape m’a
construit et appris quelque chose.



👉 Que peut-on vous souhaiter pour les années à venir ?

De continuer à prendre du plaisir en
cuisine, de préserver l’équilibre entre vie professionnelle et personnelle, et de garder cette envie intacte de progresser.



Propos recueillis  par Nora ANSELL-SALLES LEGRAND 

📷 Crédit photos 

 Ilya Food Stories

Nora Ansell-Salles Legrand 

Visuels RS Mallory Gabsi 

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