🟥EXCLUSIF : Interview de FANTA MARÉNA candidate LFI à la mairie du 17ème
🟥 3 QUESTIONS À FANTA MARÉNA
👉 En quoi vous estimez-vous en capacité de faire mieux que le maire sortant ?
Je ne ferai pas mieux que le maire sortant, je ferai différemment. Dans le cadre du programme le Nouveau Paris Populaire, je ferai en sorte d’œuvrer pour une meilleure qualité de vie pour tous, et plus particulièrement pour les habitant.es
du Nord de l’arrondissement où il reste encore beaucoup à faire pour réduire les
inégalités sociales qui contrastent entre le Nord et le Sud de l’arrondissement.
👉 Est-il encore possible en 2026 de squeezer les réseaux sociaux ?
Autrement dit : le porte -à-porte, les déambulations, les réunions publiques... suffisent-ils pour aider à gagner une élection ?
Pour tout vous avouer, je suis une addict des réseaux sociaux je ne saurais
donc, être objective quant à la réponse à apporter. Cela dit, c’est un moyen de
communication indispensable pour impacter et toucher un public jeune, faire
passer des messages impactant et engageant.
Cela dit, rien ne remplacera, les
rencontres humaines et enrichissantes liées au porte-à-porte, déambulations et réunions publiques.
👉 Dans quelle mesure le nouveau mode de scrutin est-il susceptible de changer la donne ?
Le nouveau mode de scrutin va permettre d’optimiser l’exercice démocratique du
vote, tout en étant déterminant sur le résultat des urnes .
Si vous aviez la possibilité de poser la dernière question à la candidate Fanta MARÉNA qu'elle serait-elle ?... quelle serait votre réponse ?
🤔 Maintenant que tu as eu ta première expérience en politique où
te vois tu
dans dix ans ?
« Dans dix ans, j’espère que que mon engagement restera intacte pour les causes qui contribuent au bien commun, à la justice et l’égalité pour tous »
Ndlr :
Mr Abdenour Chiter & Mme Anne-Sophie Tonin ont tenus à être nommés.
🟥 Réponse à la question de Mr Abdenour Chiter
[Non-voyant] concernant une demande de feux sonores et repères tactiles sur la voirie
Constat : Aujourd’hui, Paris n’est pas pensée pour les citoyen.nes en situation de
handicap. Les signalisations sonores, quand il y en a, sont souvent défectueuses ; les
indications sur le sol, rares ; les trottoirs encore trop peu chanfreinés, biseautés ; les
travaux, nombreux, viennent encore perturber ces mobilités, sans prise en compte des
questions de handicap ; les transports en commun, les métros en particulier, souvent
inaccessibles. La loi du 11 février 2005 “pour l’égalité des droits et des chances, la
participation et la citoyenneté des personnes handicapées” prévoyant de rendre
accessible les réseaux de transports en commun à tous les types de handicaps, dans un délai imparti de 10 ans n’a pas été respectée, faute de volonté politique.
🔺️Propositions : Non seulement nous soutenons la demande de repères sonores et tactiles au niveau de la Porte de Clichy ; mais nous voulons la généraliser. De trop
nombreux espaces manquent encore de ces repères, comme à la Porte de Saint-Ouen, ou à la Porte de Champerret.
Plus largement, à l’échelle de tout Paris, nous voulons rendre 100 % des équipements
municipaux accessibles avant la fin de la mandature, avec un plan pluriannuel de
travaux et un suivi public annuel. Nous prévoyons aussi un accompagnement financier des commerces, au-delà des quartiers d’accessibilité augmentée, afin de leur permettre d’être accessibles à tous et à toutes.
🟥 Réponse à la question concernant le couloir du Bus 43 [Avenue des Ternes, croisement avec Av. Niel/Mac Mahon/Bd
Pereire]
🔺️Seulement une partie de l’avenue des Ternes dispose aujourd’hui d’une voie de bus.
Ces voies étant larges, il semble logique de prolonger la voie de bus existante, dans les
deux sens et des deux côtés de l’avenue des Ternes. Nous savons de plus que cette avenue est souvent occupée par des véhicules à l’arrêt. Afin d’améliorer la desserte par bus, nous souhaitons utiliser un séparateur physique, des plots, pour résoudre ce
problème, tout en facilitant les circulations d’urgence.
🟥 Réponse à la question de Mme Anne-Sophie Tonin sur les agressions
🔺️Le sentiment d’insécurité peut varier de façon importante selon le quartier habité. Ce
que nous constatons c’est que plus un quartier est laissé pour compte, plus le
sentiment d’insécurité est fort.
Aujourd’hui, la seule réponse apportée est une réponse du chiffre : on multiplie les passages de police, on augmente les amendes, on multiplie les caméras, mais le
sentiment d’insécurité perdure et même s’aggrave. Cette politique ne fonctionne pas.
Faute d’investissement dans l’État, la justice ne suit plus ; la police a de plus en plus de
difficulté de faire son travail ; les services sociaux et les écoles ont de plus en plus de mal à accompagner les gens, les laissant souvent livrés à eux-mêmes. Nous savons
que le tout répressif coûte cher et aggrave la situation ; nous savons que la
multiplication des cameras est une promesse qui coûte cher, qui ne change rien, mais qui permet de donner l’impression de faire quelque-chose. Ces promesses n’ont
d’autre but que celui de se faire élire.
Nous savons que la question de la sécurité est une question complexe et nous voulons y répondre sérieusement. Aussi nous savons qu’une grande part du sentiment d’insécurité vient du fait que les espaces publics sont inadaptés à celles et ceux qui les utilisent. Nous voulons donc ouvrir des espaces pour permettre aux jeunes de se retrouver. Cela leur donnerait un cadre plus confortable et permettrait de diminuer les
nuisances liées à la présence de groupes occupant la voie publique. Nous avons vu par exemple le climat social se dégrader après la fermeture du centre Pierre Rebière.
Nous savons aussi que la politique répressive accroît les incidents plus qu’elle ne les résout. Nous voulons donc multiplier les policiers municipaux et leur permettre de se former, de construire une carrière longue et valorisante. Ces policiers auront ainsi la double casquette de police et de médiateurs. Les relations avec cette police de proximité seraient apaisées et source de calme, plus que de tensions.
Notre principe général est celui de l’humain et de la désescalade. C’est la voie que nous voulons et la seule qui a fait ses preuves.
🟥 Réponse aux nombreuses questions portant sur la propreté
🔺️Le capitalisme et le marché ont sali notre ville. L’externalisation massive de missions
essentielles à la propreté vers le secteur privé a fragmenté les responsabilités, affaibli la maîtrise publique et rendu plus difficile une réponse cohérente et efficace aux situations d’insalubrité. Reprendre la main publique sur la propreté et la gestion des déchets est une condition indispensable pour garantir un cadre de vie digne, sain et
égalitaire dans tous les quartiers de Paris.
A Paris 10 arrondissements ont délégué la gestion de la propreté. Ces délégations du
service public coûtent cher, très cher, en moyenne 20% de plus [1]
. Les arrondissements
qui ont fait cette délégation s’en mordent les doigts et la propreté y est inférieure à ceux
qui disposent de services publics municipaux. Cela coûte plus cher et ne fonctionne pas.
Nous voulons donc remunicipaliser l’ensemble du service public de la propreté :
auditer l’ensemble des délégations de service public (DSP) en cours dès le début de la mandature et programmer leur non-renouvellement, avec préparation en amont de la transition vers les équipes publiques, afin d’atteindre 100 % de gestion en régie
municipale à horizon 2030.
Créer un référent de quartier parmi les agents municipaux, identifié par les habitants comme point de contact privilégié pour toutes les questions de propreté.
Les éboueurs passent en fin de matinée aussi pour diminuer les nuisances liées au
bruit des machines et pour minimiser la perturbation de la circulation.
[1]
🟥 Réponse aux questions sur les vélos
🔺️Nous pouvons nous réjouir que les grandes villes mondiales deviennent aujourd’hui des villes où les modes de déplacements sont variés. Cette multimodalité permet un gain de temps, d’argent, de santé mais aussi contribuent à diminuer l’impact
environnemental des villes.
Pour autant, si nous nous réjouissons du développement de l’usage de mobilité dites douces (dont le vélo, qui permet aux gens de pratiquer un exercice physique fréquent), ces mobilités doivent être encadrées afin d’éviter les conflits d’usages.
L’usage du vélo est aujourd’hui une réalité. Cela renoue avec le Paris d’antan, mais cela nécessite d’être pensé. Notre idée part de deux principes : l’usager le plus fragile doit être le plus sécurisé ; le transport le plus local doit être privilégié. Ainsi, nous devons favoriser la
circulation des piétons, puis celle des mobilités douces, puis celle
des transports en communs, puis celle des voitures.
L’erreur de la maire de Paris est d’avoir pensé la circulation des vélos de façon trop rapide et souvent précaire (même si nous notons des améliorations constantes). Nous
pouvons nous inspirer de pays en avance sur ces questions, comme les Pays-Bas ou le
Danemark.
De même, la signalisation doit être rendue plus claire, afin de faciliter les circulations et de permettre aux piétons de bien anticiper ces cycles. Nous faisons un constat simple : les accidents arrivent quand une voie est partagée par des usagers différents
et que les usagers ne sont pas avertis.
🟥Réponse aux questions concernant les places de stationnement rue des Acacias
🔺️Il-y-a plusieurs résidences rue des Acacias, comme celle du 22 et 25 (je pense que les personnes qui posent cette question parlent de ceci…), mais le problème est un problème que l’on rencontre partout, celui du stationnement gênant. Les solutions dépendent des types de trottoirs, mais nous devons rendre les trottoirs inaccessibles, par l’implantation d’arbres ou de structures
bloquantes. Certains trottoirs doivent permettre de laisser des véhicules d’urgence se
positionner, des potelets ou des poteaux rabattables sont des solutions efficaces.
🟥 Réponse aux questions concernant les espaces verts rue du Colonel Moll et Avenue Niel
🔺️La question de l’esthétique des espaces verts de cette rue renvoie au manque de concertation de la mairie. Nous proposons de soutenir la participation citoyenne de tous dans les Conseils de quartier en généralisant l’attribution d’une part des sièges
par tirage au sort, ainsi que l’ouverture de la participation à tout résident ou travailleur du quartier à partir de 16 ans, sans condition de nationalité, dès lors qu’il détient une
carte de résidence parisienne. Surtout, nous voulons mettre en place un référendum communal d’initiative citoyenne pour donner aux Parisiens le pouvoir d’initier un
référendum local.
Il faut rompre avec une vision gestionnaire de la ville. Ce sont les citoyen.nes qui
doivent décider pour la ville qu’ils utilisent. Ces décisions collectives sont les seules capables d’amener à des décisions efficaces où l’usage réel des gens est pris en
compte.
🟥 Réponse à la question sur les grilles aux pieds des arbres
🔺️Oui, l’usage de ces grilles est souhaitable afin d’éviter les tassements du sol liés aux piétinements qui empêche la croissance des arbres. Un autre choix est possible,
consistant à séparer les bacs de la rue, en les surélevant.
Concernant les rats, les grilles n’empêchent pas les rats de passer, compte tenu de
leur capacité à s’écraser (un rat peut passer par l’entrebâillement d’une porte, donc à
fortiori par une grille). Les rats pullulent du fait de la prolifération de déchets alimentaires. Ceci renvoi à notre projet de consolider les équipes
d’éboueurs et de
conserver et d’augmenter les poubelles publiques.
🟥 Réponse aux questions portant sur le financement des frais d'habillement et autres frais de bouche des maires
🔺️Nos impôts ! Nous devons avoir un droit de regard sur la politique locale. Aujourd’hui, les frais de bouche et d’habillement sont opaques (cette pratique est hélas ancienne, on peut se souvenir des frais de bouche de M. Chirac, de l’ordre de 1000 euros par repas). Les élus parisiens doivent être au service des Parisien.es. C’est pour cela que
nous proposons la révolution citoyenne à l’échelle de Paris. Nous prévoyons d’interdire l’achat de vêtements avec l’enveloppe de frais de représentation et fixer un forfait de 25
euros par couvert pour tout repas lié à l’activité d’élu. Nous irons même plus loin, nous nous engageons à ce que les élus insoumis reversent leurs indemnités de présence des
satellites parisiens (société d’exploitation mixte, bailleurs sociaux, Syctom, AP-HP,
etc.) au budget municipal.
🔎 ZOOM sur les candidats en lice dans le XVIIe arrondissement ? - source Le Parisien
Propos recueillis par Nora ANSELL-SALLES LEGRAND

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