Nora ANSELL-SALLES

jeudi 25 février 2021

IQOS: étude 2020

RESUME | SLOB W, 2020. (ETUDE RIVM)
ARTICLE SCIENTIFIQUE 
Cette étude d’évaluation des risques liés aux produits du tabac, a été publiée en Mai 2020 par l’Institut National 
de Santé Publique et de l’Environnement (RIVM), aux Pays-Bas, un organisme de santé publique indépendant,
et en collaboration avec l’Université de St. Andrews, Écosse, Royaume-Uni. Elle a été financée par l’Autorité 
Néerlandaise de Sécurité des Aliments et des Produits de Consommation (NVWA), Utrecht, Pays-Bas.
RÉFÉRENCE
Slob W, Soeteman-Hernández LG, Bil W, Staal YCM, Stephens WE, Talhout R. A Method for Comparing the 
Impact on Carcinogenicity of Tobacco Products: A Case Study on Heated Tobacco Versus Cigarettes [published 
online ahead of print, 2020 May 1]. Risk Anal. 2020;10.1111/risa.13482. doi:10.1111/risa.13482
RÉSUME DE LA PUBLICATION
Afin d’aider les responsables politiques à mieux comprendre les effets potentiels des nouveaux produits de 
tabac et autres dérivés sur la santé, une nouvelle méthode d’évaluation des risques a été développée. 
Les aérosols des produits de tabacs sont formés de plus de 7.000 molécules différentes dont les quantités 
diffèrent d’un produit à l’autre. Inhalées, ces molécules ont des effets toxicologiques variés et au moins 63 
d’entre elles sont suspectées de causer un cancer, ce qui complique l’évaluation des risques propres à 
l’utilisation d’un produit de tabac donné.
Cette nouvelle méthode d’évaluation des risquesrepose sur des principes d’accumulation de dose. Elle permet 
d’estimer lesfacteurs de cancérogénicité relatifs aux molécules, ainsi que leurs incertitudes, avec des modèles 
de relation dose-réponse. A partir de ces analyses, les changements d’exposition cumulée (CCE) utilisés, sont 
calculés afin d’évaluer l’impact du tabagisme sur la santé de façon semi-quantitative.
La méthode en 6 étapes a été appliquée sur 8 agents cancérigènes que l’on retrouve à la fois dans les aérosols 
des produits de tabac chauffé (ici, IQOS) et dans la fumée de la cigarette combustible ; l’acrylonitrile, 
l’acétaldéhyde, le 1,3-butadiène, l’oxide d’éthylène, le formaldéhyde, le benzo[a]pyrène, le nitrobenzène et 
l’oxide de propylène.
Les 3 premières étapes de la méthode consistent à déterminer les facteurs de cancérogénicité relatifs aux
molécules et leurs intervalles de confiance avec des analyses de données de relation dose-réponse en 
oncologie. Une fois les facteurs de cancérogénicité déterminés, les intervalles de confiances pour les émissions
attendues de chaque molécule sont calculés par évaluation des données d’émission des produits de tabac. Les 
changements d’exposition cumulée (CCE) sont calculés à la cinquième étape et les marges d’incertitudes des 
CCE sont déterminées. Enfin, la sixième étape évalue l’impact sur la santé associé à l’utilisation du produit de 
tabac considéré en combinant le CCE avec des informations de relations doses-réponses pertinentes.
Lors de l’étude de cas, il a été déterminé que le CCE était environ 10 à 25 fois plus faible lors de l’utilisation du 
produit de tabac chauffé (HTP) par rapport à la cigarette combustible. Cette variation suggère une légère 
augmentation potentielle de l’espérance de vie pour les consommateurs de HTP par rapport aux 
consommateurs de cigarette combustible. Cela reste cependant une conclusion préliminaire car seulement 8 
carcinogènes ont été considérés pour l’étude. De plus, les HTP ont un effet défavorable sur la santé par rapport 
à une abstinence totale.

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