lnterview du Cheikh Khaled Bentounes à l'occasion de la pro chaine venue Pape Léon XIV en Algérie...

📖 Extrait de la revue TaRwiKa
Le Consulat Général d’Algérie à Lyon publie un nouveau numéro de la revue culturelle TaRwiKa.
À l’occasion de la prochaine visite du pape Pape Léon XIV en Algérie, voici un extrait de l'interview du Cheikh Khaled Bentounes :
Après la cérémonie de béatification des moines de Tibhirine, qui s’est déroulée le 8 décembre 2018 à Oran, l’Algérie s’apprête à recevoir, le 13 avril 2026, le pape Léon XIV. Cet événement de portée internationale marque la volonté d’ouverture de notre pays et du Président de la République, Monsieur Abdelmadjid Tebboune, au dialogue universel entre l’islam et le christianisme. Alors que l’état de notre planète devrait suffire à nous alerter, cette visite nous rappelle qu’il est temps d’adopter une nouvelle approche : chercher, individuellement et collectivement, des remèdes et des solutions aux défis qui nous assaillent.
Je vous invite à une profonde introspection en vue de la réconciliation de la famille humaine. Comme le souligne le verset 48 de la 5e sourate du Coran :
_«Si Dieu avait voulu, certes Il aurait fait de vous tous une seule communauté. Mais Il veut vous éprouver en ce qu’Il vous donne. Concurrencez-vous donc dans les bonnes œuvres. C’est vers Dieu qu’est votre retour à tous ; alors Il vous informera de ce en quoi vous divergiez.»_
Ce verset nous rappelle que l’humanité, avant d’être appartenance à une culture, une religion ou une nation, est d’abord un état de conscience. Une conscience élargie devient indispensable pour faire face aux enjeux colossaux de notre époque — sociaux, politiques, écologiques, climatiques, économiques ou spirituels.
Nous avons besoin d’une vision nouvelle, capable d’ouvrir en chacun de nous un espace où l’autre a pleinement droit à sa place et à sa dignité. Cette vision seule peut susciter une remise en question salutaire : de nos systèmes, de nos ambitions, de notre rapport au monde et à l’autre.
Pour vivre et prospérer, notre société a besoin d’une orientation commune, d’un idéal fédérateur porteur de sens et de cohésion. Chacun pourra alors prendre conscience qu’il fait partie d’un tout, d’un même corps, et qu’en œuvrant pour le bien commun, il agit aussi pour son propre bien et pour l’avenir de sa sécurité.

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