Nora ANSELL-SALLES

jeudi 14 janvier 2016

Enquête: Cancer de l'utérus le jour d'après...


Enquête* sur le devenir des femmes ayant été traitées pour un cancer du col de l’utérus
Enquête réalisée par Patientsworld avec le soutien scientifique de l’équipe de Psycho-Oncologie de Gustave Roussy et le financement de Sanofi Pasteur MSD

Un impact physique et psychologique lié à la maladie et aux traitements, et des séquelles qui peuvent perdurer après la fin des traitements : tels sont les principaux points ressortant d’une enquête qualitative et quantitative sur la qualité de vie des femmes traitées pour un cancer du col de l’utérus.

Réalisée auprès de 137 femmes sur la plateforme Patientsworld avec l’aide technique de l’équipe de Psycho-Oncologie de Gustave Roussy et le financement de Sanofi Pasteur MSD, cette enquête s'intéresse aux conséquences à moyen et long terme de ce type de cancer pour les femmes interrogées.

L'annonce du diagnostic et les conséquences des traitements
« On m’a annoncé que j’allais avoir de la radiothérapie alors que personne ne m’avait encore parlé de cancer ! À la première consultation avec mon oncologue qui m’a donné mon planning pour la suite (scanner, radiothérapie, chimio, etc.), j’étais sous le choc et je n’arrivais plus à enregistrer
quoi que ce soit. Il ne répondait pas à mes questions, parlait de tumeur en évitant le mot cancer. » . La peur est un des sentiments associés à l'annonce du diagnostic pour 19% des femmes interrogées, dont la peur de la mort (pour près de 9%), des traitements (7%), de la stérilité (8%) –Peur aussi de
bouleverser l’équilibre familial (18%) et de l’effet que cette annonce pourrait avoir sur les enfants (15%). 22% des femmes n'ont pas eu de difficulté particulière au moment du diagnostic.
Passé le diagnostic, toutes ont ensuite dû faire face au traitement, selon les cas :
La chirurgie plus ou moins invasive. Elle concerne un quart des femmes ayant répondu à l’enquête (« On m’a tout enlevé, col, ovaires, matrice, trompes »)
Et/ou les autres traitements, par exemple de séances de radiothérapies, chimiothérapies et/ou curiethérapies Des traitements qui peuvent affecter directement la vie au quotidien. Pour 22% des femmes interrogées, l’impact physique des traitements a constitué la difficulté la plus importante, suivie par la douleur (9%), les nausées, les diarrhées, les vomissements.

Des difficultés qui peuvent persister après la maladie
Physiques ou psychologiques, ces conséquences peuvent perdurer plusieurs années après la maladie : même si que 40% des femmes soulignent une absence de difficulté à distance du traitement « Je n’ai pas retrouvé mon énergie d’avant, j’ai toujours des problèmes digestifs, de migraine et de fatigue. ».

Près de 20% des femmes de l’étude font état de séquelles liées à la maladie ou aux traitements, les troubles urinaires étant cités, avec une forte prévalence du besoin d’uriner fréquemment (66%). Les symptômes gynécologiques (pertes, irritations, douleurs) pour 55%, et les problèmes intestinaux (49%) sont également cités par les femmes interrogées.

Enfin, 20% des femmes interrogées vivent dans la crainte de la récidive : « J’ai toujours la peur de la récidive. C’est arrivé une fois, pourquoi pas deux ? », « Je me dis toujours que ce n’est peut-être pas fini, surtout au moment des frottis. C’est l' angoisse du résultat dès que l’enveloppe arrive : j’ouvre ou je n’ouvre pas ? ».

Certaines femmes insistent sur l’importance de soutien, psychologique (17%), social (7%) ou dans la communication avec l’entourage, notamment avec les enfants.

Des femmes pouvant être meurtries dans leur féminité
Avec 55% des femmes interrogées se trouvant moins attirantes et 61% se déclarant insatisfaites de leur corps, l’un des autres impacts de la maladie et des traitements est la perte de féminité (« Je ne me sens plus femme depuis que j’ai une sonde urinaire »).

L’activité sexuelle reste aussi un sujet de préoccupation important : les trois-quarts (74%) d’entre elles craignent d’avoir mal pendant les rapports sexuels.

Limite de l'enquête
Cette enquête présente des limites inhérentes à sa méthodologie.
Le recrutement des femmes et les interviews ont été réalisés online sur la plateforme de Patientsworld du 18 décembre 2014 au 02 février 2015 jusqu'à l'obtention d'un nombre suffisant de questionnaires remplis (l'objectif était d'obtenir 120 questionnaires complétés). Les questionnaires
ont été recueillis jusqu'à l'atteinte de l'objectif. 137 questionnaires ont été réceptionnés. Le panel de ces 137 femmes ne se veut pas être un panel représentatif de l'ensemble des femmes ayant déclaré un cancer du col de l'utérus en France.

Les données recueillies sont issues des données déclaratives des patientes qui pour la plupart ont rempli le questionnaire longtemps après avoir vécu leur cancer du col de l'utérus, des biais de mémorisation sont donc probables. Les données renseignées n'ont pas été confrontées au dossier
médical et par conséquent peuvent être faussées par l'interprétation de la patiente.

De nombreuses questions n'ont pas été renseignées ou renseignée « ne sait pas » par les femmes questionnées ce qui peut également inclure un biais dans l'analyse quantitative des résultats. Par comparaison avec la littérature existante, il semblerait que certains résultats ne soient pas totalement en adéquation avec les données de la littérature existante. Il est possible que certaines femmes avec des lésions précancéreuses de type CIN 2/3 aient participées à l'enquête qui était pourtant réservée à des femmes ayant été traitées pour un cancer du col de l'utérus.

L'avis de l'équipe de Psycho-Oncologie de Gustave Roussy qui a prêté son concours à l'analyse de cette enquête:

"Malgré son faible effectif et les modalités de questionnement des patientes ayant pu entrainer des biais, l'un des atouts de cette enquête est lié à l’utilisation d’une méthodologie mixte, convoquant une approche quantitative et qualitative. Il est très intéressant de constater que l’analyse des données qualitatives vient confirmer les résultats quantitatifs.

L’enquête confirme la persistance parfois possible à moyen et long-terme de difficultés physiques mais aussi émotionnelles, liées à la maladie et aux traitements. Les résultats tant quantitatifs que qualitatifs de la présente étude ont montré que l’activité sexuelle, même si elle existe, reste également un sujet de préoccupation pour la majorité des femmes ayant été touchées par un cancer du col de l’utérus.

Enfin cette enquête mériterait d’être développée à une plus large échelle afin de gagner en représentativité » L’avis de l’équipe de Psycho-Oncologie de Gustave Roussy qui a prêté son concours à l’analyse de cette enquête :

Patientsworld (http://www.patientsworld.com) Conçue pour les patients, leur entourage et toutes les structures leur apportant aide, services et appui quotidien, Patientsworld est une plateforme indépendante, entièrement dédiée à l’information, à l’échange et à l’accompagnement des patients dans leur prise en charge et leur suivi thérapeutique.

Sanofi Pasteur-MSD, un acteur engagé dans la prévention du cancer du col de l’utérus. Sanofi Pasteur MSD est une joint-venture europeenne constituee entre Sanofi Pasteur (division vaccins de Sanofi), et Merck (connu sous le nom de MSD hors des Etats-Unis et du Canada). Associant innovation et expertise, Sanofi Pasteur MSD est la seule entreprise pharmaceutique europeenne exclusivement dediee au developpement des vaccins. Sanofi Pasteur MSD exploite l’expertise accumulee par Sanofi Pasteur et Merck dans le domaine de la recherche, pour se consacrer au developpement de nouveaux vaccins en Europe afin de rendre la vaccination plus efficace, mieux acceptee et mieux toleree.


Un espace d’information spécialement dédié aux résultats de l’étude ww.patientsworld.com/fr/espace/cancer-col-uterus
Tous les détails des résultats
Des témoignages vidéo
d’une patiente et d’un professionnel de santé
L’accompagnement scientifique de l’équipe de Psycho-Oncologie de Gustave Roussy :
Dr Sarah Dauchy
, Unité de Psycho-Oncologie, Chef du Département Interdisciplinaire des Soins de Support en Oncologie, Gustave Roussy
Léonor Fasse,
Psychologue clinicienne, Docteur en Psychologie, Département Interdisciplinaire des Soins de Support en Oncologie, Gustave Roussy
Jeanne Mathé, Psychologue de la santé

mercredi 13 janvier 2016

MINE D'INFOS: Le Leem et le Comité économique des produits de sa...

MINE D'INFOS: Le Leem et le Comité économique des produits de sa...: Médicament : signature d’un nouvel accord-cadre entre le Leem et le Comité économique des produits de santé Patrick Errard, Présid...

Le Leem et le Comité économique des produits de santé signent un accord




Patrick Errard, Président du Leem, et Maurice-Pierre Planel, Président du Comité économique des produits de santé (CEPS) ont signé aujourd’hui un nouvel accord-cadre. Conclu pour une durée de trois ans, ce texte constitue le cadre de référence de la régulation conventionnelle du médicament, élément essentiel de la lisibilité de la politique du médicament en France


Fruit d’un long travail de refondation et de négociation, qui s’est déroulé toute l’année 2015, le texte signé aujourd’hui entre le CEPS et le Leem est un élément pivot du principe de régulation conventionnelle entre l’Etat et les entreprises du médicament.


«Ce nouvel accord-cadre est à la fois moderne et équilibré, estime Patrick Errard, Président du Leem. Moderne, car il offre un cadre de régulation mieux adapté aux enjeux des innovations. Equilibré, car il prend en compte à la fois les impératifs de maîtrise budgétaire de l’Etat et la nécessité pour la France de se doter d’un cadre attractif en Europe pour les investissements en santé. Il convient de saluer la qualité du travail réalisé avec les pouvoirs publics, souligne le Président du Leem, qui permet aujourd’hui à la France de disposer d’un instrument lisible de régulation et de gouvernance de la politique conventionnelle». 

ZOOM SUR LES VŒUX A LA PRESSE DU 13/01/2016



Lors de ses vœux à la presse, le président du Leem a présenté les grandes priorités d’action de l’organisation professionnelle pour 2016. Un programme centré sur l’accueil de l’innovation thérapeutique, l’attractivité industrielle, l’éthique et la réputation du secteur, ainsi que sur les principes de la régulation du système de santé.

Réélu fin 2015 pour un mandat de deux ans, le président du Leem a insisté, lors de la présentation de ses vœux à la presse, sur le tournant majeur que connait aujourd’hui le système de soins : « Tandis que l’introduction de grandes innovations thérapeutiques et technologiques modifie en profondeur les perspectives médicales, les conditions d’exercice des soins et la prise en charge des patients, tous les acteurs de la santé sont aujourd’hui fragilisés par la survivance d’un modèle de régulation budgétaire qui compromet la capacité du système à engager sa mutation », a déclaré Patrick Errard.
Pour le président du Leem, l’élection présidentielle de 2017 « constitue une opportunité unique d’imposer dans le débat politique une réflexion de fond sur notre système de santé ». Pour cela, il entend « proposer à l’ensemble des acteurs de santé – patients, professionnels de santé, établissements de soins, payeurs et industriels – le principe d’une réflexion commune pour changer en profondeur notre système de soins, afin que l’excellence de la médecine française puisse, demain, continuer de bénéficier à tous ».
L’ACCUEIL DE L’INNOVATION ET SON FINANCEMENT AU CENTRE DES PREOCCUPATIONS
Présents à la tribune aux côtés de Patrick Errard, deux membres du conseil d’administration du Leem ont mis l’accent sur deux sujets au cœur de la feuille de route fixée par l’organisation professionnelle.
Philippe Barrois, président de Novartis Pharma France, a ainsi présenté les nouveaux enjeux de l’innovation thérapeutique et la nécessité de moderniser le système français d’évaluation, tandis que Philippe Tcheng, vice-président Affaires publiques et gouvernementales France de Sanofi et président de la Commission des Affaires économiques du Leem, a détaillé le contenu du nouvel accord-cadre signé le 11 janvier entre le Leem et le Comité économique des produits de santé (CEPS).
Ces deux sujets s’inscrivent dans la ligne stratégique dévoilée par Patrick Errard, qui entend promouvoir l’innovation autour de l’accès au patient, de l’évaluation et de son financement, tout en défendant le principe d’une politique industrielle et de recherche fondée sur une régulation équitable et une fiscalité incitative sur le plan international.
« Je souhaite, a souligné le président du Leem, que soient posées dans un même chapitre la question des moyens nécessaires à la compétitivité de notre recherche sur les nouvelles thérapies, la question de l’évaluation et de la place de ces nouveaux médicaments dans le système de soins, et la question sensible du prix de l’innovation ».
Au-delà du sujet de l’innovation, le maintien en France d’un outil de production et de recherche performant demeure une préoccupation majeure, appréhendée notamment au travers du Conseil stratégique des industries de santé (CSIS) et du Comité stratégique de filière (CSF).
MOBILISATION AUTOUR DES ENJEUX D’ETHIQUE ET DE REPUTATION
Enfin, le Leem entend rester mobilisé sur les enjeux de responsabilité sociétale et environnementale (RSE) et axer sa communication « sur les sujets qui portent le vrai visage du secteur », à l’exemple de son apport en termes d’innovation, d’amélioration du système de soins et d’attractivité économique.
L’accent sera également mis sur l’accompagnement des entreprises dans l’anticipation des attentes de la société en matière d’éthique et de déontologie, avec le concours du Comité de déontovigilance des entreprises du médicament (Codeem), auquel a été confiée une réflexion sur le sujet de la réputation du secteur. Piloté par son président Grégoire Moutel, ce travail « sera collectivement très utile pour construire la confiance, l’engagement et la motivation au service des patients », estime Patrick Errard.

 « Il y a, selon le président du Leem, la nécessité impérative d’une cohérence entre la valeur de ce que nous produisons et l’image de notre industrie, et ce pour légitimer pleinement notre place en tant qu’acteurs de santé ».





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