Nora ANSELL-SALLES

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mercredi 9 octobre 2013

Un PLFSS qui ne répond pas aux enjeux


La Mutualité Française a salué la Stratégie Nationale de Santé. Malheureusement, elle constate que son niveau d’ambition ne se retrouve pas dans le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) adopté aujourd’hui en Conseil des Ministres.

Celui-ci constitue davantage« un empilement de mesures pensées dans l’urgence, sans concertation avec les principaux acteurs » selon Etienne Caniard, Président de la Mutualité Française.

L’absence de concertation rend particulièrement fragile l’appropriation des mesures envisagées par les acteurs qui ne disposent en outre d’aucune visibilité sur les conséquences économiques de celles -ci.

La rénovation des contrats solidaires et responsables l’illustre cruellement. Outre les incertitudes sur les dispositions les plus novatrices comme l’instauration de plafonds de prise en charge pour limiter les pratiques tarifaires inflationnistes, aucune conséquence économique n’en est tirée sur les modulations de la TSCA qui n’est abordée ni dans le PLFSS, ni dans le Projet de Loi de Finances.

 
Au-delà de la nécessaire réduction du coût des cotisations dont le montant a été considérablement alourdi par la hausse des taxes, la régulation du marché des complémentaires exige un écart significatif de la fiscalité appliquée aux contrats responsables et non responsables. La fiscalité des contrats les plus vertueux doit être significativement réduite.

C’est ainsi, et non par des dispositifs visant à rétablir les clauses de désignation annulées par le Conseil Constitutionnel, qu’une réelle mutualisation pour toute la population pourra être assurée.


La Mutualité Française a par ailleurs pris ses responsabilités, dans le cadre de l’Unocam, aux côtés de l’assurance maladie afin d’aboutir à la signature de l’avenant 8 de la Convention médicale qui peut permettre, pour la première fois depuis plus de trente ans de limiter l’inflation des dépassements d’honoraires et de tendre vers une nouvelle opposabilité. Le PLFSS dénature totalement cet engagement. Les organismes complémentaires apprennent aujourd’hui que la loi instaurera un nouveau dispositif fiscal, alors que leur engagement devait se traduire par une revalorisation des tarifs opposables en contrepartie d’une diminution corrélative des dépassements d’honoraires dans le contrat d’accès aux soins.


Enfin, l’aide à la complémentaire santé est un élément favorisant l’accès à une protection complémentaire et donc aux soins. La Mutualité Française s’est attachée à favoriser dès l’origine sa mise en place. Le PLFSS prévoit un appel d’offre dont la définition n’a fait l’objet d’aucune concertation préalable, et dont les modalités de mise en œuvre s’avèrent peu lisibles, alors que l’enjeu est une simplification des dispositifs pour favoriser le recours aux droits.

Un PLFSS doit à la fois assurer une répartition de l’offre de soins, avec comme priorité un rééquilibrage de la médecine de premier recours et permettre un accès réel et effectif aux soins. Le texte proposé est insuffisant pour atteindre ces objectifs. La Mutualité Française attend une amélioration sensible du texte lors des débats parlementaires.

 
A propos de la Mutualité Française



Présidée par Etienne Caniard, la Mutualité Française fédère la quasi-totalité des mutuelles santé en France, soit près de 500. Six Français sur dix sont protégés par une mutuelle de la Mutualité Française, soit près de 38 millions de personnes et quelque 18 millions d’adhérents.



Les mutuelles interviennent comme premier financeur des dépenses de santé après la Sécurité sociale. Ce sont des organismes à but non lucratif, des sociétés de personnes : elles ne versent pas de dividende. Régies par le code la Mutualité, elles ne pratiquent pas la sélection des risques.

Les mutuelles disposent également d’un réel savoir-faire médical et exercent une action de régulation des dépenses de santé et d’innovation sociale à travers près de 2 500 services de soins et d’accompagnement mutualistes : établissements hospitaliers, centres de santé médicaux, centres dentaires et d’optique, établissements pour la petite enfance, services aux personnes âgées et aux personnes en situation de handicap, etc. Pour accompagner leurs adhérents tout au long de leur vie pour tous leurs problèmes de santé, elles mettent à leur disposition Priorité Santé Mutualiste, le service d’information, d’aide à l’orientation et de soutien sur des questions de santé.

La Mutualité Française contribue aussi à la prévention et à la promotion de la santé à travers son réseau d’unions régionales et ses services de soins et d’accompagnement.
 


vendredi 19 juillet 2013

LIBRES PROPOS signés LECISS à propos de la complémentaire pour tous


Sur saisine de la ministre des affaires sociales et de la santé, le Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie a reçu pour mission de prendre position sur les solutions à mettre en œuvre pour parvenir à l’objectif de généralisation de la complémentaire évoqué par le Président de la République, le 20 octobre 2012, à Nice, dans son discours de clôture du 40ème congrès de la Mutualité Française.

De fait, nous avançons, notamment parce que l’Accord national interprofessionnel du 11 janvier 2013, transcrit dans la loi du 14 juin 2013 relative à la sécurisation de l'emploi, va permettre à 400 000 personnes environ d’accéder à une complémentaire dans le cadre de leur entreprise. Pour autant, il reste, selon l’avis que le Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie a adopté ce jeudi 18 juillet 2013, environ 1 000 000 de personnes qui attendent encore de pouvoir « s’offrir » une complémentaire.

L’avis dégage deux voies pour permettre une véritable généralisation

D’une part, des mesures autour de l’aide à la complémentaire santé (ACS) : en augmentant son montant pour les plus âgés qui sont confrontés aux contrats les plus onéreux, et en offrant aux salariés les plus pauvres la possibilité de payer leur couverture complémentaire collective au moyen de cette ACS.

D’autre part, renforcer la couverture des personnes modestes non couvertes par un contrat collectif (notamment les retraités, les jeunes sans emploi, les chômeurs…) et éligibles à l’aide à la complémentaire santé : soit en créant une nouvelle catégorie de contrat de groupe à adhésion individuelle, soit en leur étendant le bénéfice de la CMU-C.

Un nécessaire effort d’information et d’accompagnement

Cependant, malgré leur intérêt, ces possibilités supplémentaires d'accès à une complémentaire restent surtout complexes et peu lisibles, voire contre productives dans la perspective d'une généralisation. Nous le regrettons et continuons à penser qu’il aurait été plus simple de se centrer sur la création d'une CMU-C contributive sous un plafond à déterminer. Néanmoins, dans ce contexte, le Collectif interrassociatif appelle à ce que les conclusions de l’avis soient prises en compte :

-      pour garantir la plus parfaite information des consommateurs sur les solutions nouvelles offertes au titre de la généralisation de la complémentaire ;

-      pour renforcer la lisibilité des contrats, qui n’a guère été améliorée par la Charte adoptée par l’Unocam en octobre 2010 ;

-      pour une régulation renforcée des contrats solidaires et responsables, en prévoyant notamment un « contrat socle » comportant des garanties minimales par rapport à un prix de référence ;

-      pour que des réseaux de soins puissent proposer aux adhérents des complémentaires des tarifs plus accessibles dans les domaines de l’optique, du dentaire, et de l’appareillage auditif, pour lesquels la prise en charge par l’assurance maladie obligatoire est depuis maintenant longtemps largement minoritaire.

 

Compte tenu des engagements financiers consentis par l’Etat, le Collectif interassociatif sur la santé estime :

- qu’au préalable à la généralisation de la complémentaire santé, une réflexion collective doit être menée pour définir de façon pérenne ce qui doit entrer dans le cadre de la prise en charge solidaire dont l’assurance maladie obligatoire reste dépositaire, ainsi que ce qui doit être intégré dans un contrat socle complémentaire généralisé ;

- que le prochain PLFSS devra prévoir des dispositions obligeant l’UNOCAM à remettre chaque année au Parlement un bilan du coût de la généralisation de la complémentaire santé et de ses effets sur l’accès aux soins.

 

ADMD - AFD - AFH - AFM - AFPric - AFVS - AIDES - Alliance du Cœur - Alliance Maladies Rares - ANDAR

APF - Autisme France - AVIAM - Epilepsie France - Familles Rurales - FFAAIR - FNAIR - FNAPSY - FNAR - FNATH - France Alzheimer

France Parkinson - FSF - Générations Mouvement - La CSF - Le LIEN - Ligue Contre le Cancer - Médecins du Monde

SOS Hépatites - Transhépate - UAFLMV - UNAF - UNAFAM - UNAFTC - UNAPEI - UNISEP - UNRPA - Vaincre la Mucoviscidose - VMEH

mardi 11 juin 2013

Quels impacts de l’ANI pour les opérateurs ?


Une matinée technique le 5 juillet 2013

En partenariat avec Espace Social Européen, nous organisons une "matinée technique" autour de l’ANI de janvier 2013 et la loi de sécurisation de l’emploi, leur impact pratiques sur le marché des complémentaires santé.

 

Depuis notre premier rendez-vous sur ce thème, le 22 mars, la loi de sécurisation de l’emploi a été adoptée. Pour autant, de nombreuses questions restent posées.

 

Quelle réalité pour les accords de branche ? Quelles mutations structurelles ? Verra-t-on de nouveaux types de partenariats ? Quelles axes retenus par les entreprises ? Quel est le marché réel ? L’impact sur la gouvernance des mutuelles ? La réorganisation du rôle des acteurs... Compte-tenu de la nature de ce dossier, le programme définitif de la réunion est susceptible d’évolution.

Préprogramme - 8 h 30 - 13 h 00


  • 8 h 30 : café d’accueil
  • 9 h 00 ouverture des travaux, par Gérard Bapt (Député et rapporteur du PLFSS) et Pascal Beau (Directeur d’Espace Social Européen)
  • 9 h 15 : l’état du dossier, analyse de Christophe Vanackère (Fil-Social) et perspectives du marché, par Jacques Nozach (Consultant Actuaris)
  • 10 h 00 : accords de branche et complémentaires santé, mode d’emploi : témoignage de négociateurs
  • 11 h 30 : les évolutions pour les opérateurs : des structures à la commercialisation, débat avec un pool d’expert composé de :
    • Jacques Nozach, consultant senior Actuaris
    • Xavier Toulon, cabinet Merypta Conseil
    • Thierry Guillois, avocat au cabinet Fidal
    • Serge Bizouerne, Domplus
    • Laurent Grouas, cabinet Kadris
  • 13 h 00 : cocktail déjeunatoire

Lieu : Assemblée Nationale - Paris


Participation aux frais : 300 euros TTC pour les abonnés à Espace Social Européen ou au Fil-Social (Tarif normal : 400 euros TTC)

Places limitées.

Pour vous inscrire, utilisez le formulaire suivant

A propos


Du 11 janvier au 30 mai, Le Fil-Social a consacré ou relevé 134 articles sur cette problématique, signe de l’intérêt et des préoccupations de ses lecteurs...

 

mercredi 14 novembre 2012

Vers la baisse des remboursements pour les patients non-observants ?


La désorganisation du système de santé français amène l’Assurance maladie à intervenir de plus en plus en tant qu’organisateur des soins, notamment avec ses programmes d’accompagnement prévus à l’article L. 162-1-11 du code de la sécurité sociale. Parmi ceux-ci, le programme Sophia, destiné aux diabétiques, est bien connu. Mais il y en a d’autres et le projet de la CNAMTS est de les diversifier et de les généraliser à de nombreuses pathologies. Pourquoi pas, mais avec « tact et mesure » comme dans les dépassements d’honoraires, de sorte que :

 

-          le médecin traitant soit associé au déclenchement du programme d’accompagnement,

 

-          le patient ne voie pas son remboursement baissé en fonction de son assiduité plus ou moins grande dans ce programme.

 

Ces deux conditions sont loin d’être toujours réunies. La seconde condition fait même surgir des inquiétudes renforcées par la parution ce mardi du décret relatif à la collecte des données de santé personnelles informatisées qui servent à gérer les programmes d’accompagnement. En effet, ce décret n’interdit pas la modulation du remboursement des traitements en en fonction de l’assiduité du patient dans le programme. La remarque en avait pourtant été faite par la Commission nationale de l’informatique et des libertés, saisie du projet de décret.

 

La Direction de la sécurité sociale (DSS) ne l’a pas entendu de cette oreille et le gouvernement vient de publier le décret sans cette protection pour les patients. Pourtant, une telle protection existe bien pour ce qui concerne l’éducation thérapeutique du patient dans les dispositions du code de la santé publique, à l’article L. 1161-1. Elle devrait donc aussi valoir pour les actions d’accompagnement des caisses d’assurance maladie.

 

L’absence de concertation de la DSS avec les associations d’usagers sur ce projet de décret, et le refus du gouvernement de suivre l’avis de la CNIL ne font que renforcer notre suspicion que la modulation des remboursements en fonction du suivi du programme est bien envisagée.

 

 

Madame la ministre des affaires sociales et de la santé, pour couper court à la rumeur le CISS vous demande de profiter de la discussion du PLFSS pour ajouter à la fin du quatrième alinéa de l’article L. 162-1-11 du code de la sécurité sociale la même phrase que celle qui figure au code de la santé publique : « Ces programmes ne sont pas opposables au malade et ne peuvent conditionner le taux de remboursement de ses actes et des médicaments afférents à sa maladie. ».

 

 

lundi 8 octobre 2012

Petit-déjeuner inaugural des Rencontres Dauphine Santé 2012 – 2013


Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) 2013 : quels choix pour l'avenir ?

 

Programme :

 

La question du financement de la Sécurité sociale se pose chaque année lors de la discussion du PLFSS, en octobre.

 

- Quels choix seront faits tant du côté des recettes que des dépenses pour le PLFSS 2013 ?

 

- Comment garantir le maintien de la solidarité, de la qualité des soins et du financement de l'innovation sans peser sur la compétitivité des entreprises et la fiscalité des ménages ?

 

- Comment maintenir l'excellence de notre système de santé ?

 

Le PLFSS 2013 impliquera des orientations pour l'avenir du système de santé tant pour son organisation que pour son financement.

 

Ce petit-déjeuner débat ouvrira des pistes de réflexion qui se poursuivront lors des prochaines rencontres Dauphine Santé de l'association Dessein.

 

 

Intervenants :

 

Gérard Bapt, Député de Haute-Garonne, PS, Rapporteur du PLFSS 2013 pour l'équilibre général et les recettes (sous réserve de l'actualité en séance parlementaire).

 

Jean-Pierre Door, Député du Loiret, UMP, Membre de la mission d'évaluation et de contrôle des lois de financement de la Sécurité sociale, Vice-président de la Commission des Affaires sociales.

 

 

Modérateurs :

 

Claude Le Pen, Professeur en économie de la santé, Université Paris-Dauphine.

 

Christine Roullière - Le Lidec, Docteur en médecine et en sciences économiques, présidente de DESSEIN

 

 

En partenariat avec Université Paris-Dauphine

La Fédération Hospitalière de France, la Fédération des Etablissements Hospitaliers et d’Aide à la Personne, privés non lucratifs,

La Fédération de l’Hospitalisation Privée, Le Collège des Economistes de la Santé,

Le Laboratoire d'Economie et de Gestion des Organisations de Santé,

Agenda :

Jeudi 18 octobre 2012

Accueil à 8 heures, petit-déjeuner débat de 8h30 à 10h00

Amphi Edgar Faure – 2ème étage Place du Maréchal de Lattre de Tassigny - 75775 Paris Cedex 16

Merci de bien vouloir confirmer votre participation. L’inscription est obligatoire

Contact : Christine Roullière- Le Lidec, christine.roulliere@wanadoo.fr

 

lundi 1 octobre 2012

Projet de loi de financement de la sécurité sociale 2013


Une nouvelle étape du redressement des comptes de la sécurité sociale

 

Marisol TOURAINE, ministre des affaires sociales et de la santé, et Jérôme CAHUZAC, ministre délégué chargé du budget, ont présidé ce jour la Commission des comptes de la sécurité sociale portant sur les prévisions 2012 et 2013. Ils ont présenté à cette occasion le contenu du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2013.

Le redressement des comptes sociaux engagé par le gouvernement s’inscrit dans sa stratégie globale de finances publiques. Ramener le déficit des finances publiques à 3% en 2013 est un impératif. C’est une condition du retour de la croissance. Il en va de la crédibilité et de la souveraineté de la France.

 

Après une loi de finances rectificative d’août 2012 qui apporte 5,2 milliards d’euros de ressources nouvelles à la sécurité sociale en 2013, le PLFSS 2013 constitue une nouvelle étape de redressement des comptes sociaux.

Le déficit du régime général et du fonds de solidarité vieillesse (FSV) sera ramené à 13,9 milliards d’euros en 2013. Il sera ainsi amélioré de 3,5 milliards d’euros par rapport à 2012, de 5,8 milliards d’euros par rapport à la tendance.

 

3,4 milliards de recettes nouvelles seront apportées au régime général et au FSV. Ce sont d’abord des mesures de justice qui visent à faire contribuer chacun en fonction de ses moyens. Le PLFSS fait également appel à la solidarité entre générations dans la perspective de la réforme de la dépendance. Il comporte des mesures fiscales venant à l’appui de la stratégie de santé publique du gouvernement en matière de lutte contre la consommation d’alcool et le tabagisme.

2,1 milliards d’euros d’économies pour le régime général (2,4 milliards d’euros pour tous les régimes de sécurité sociale) seront réalisées. Le niveau de remboursement des dépenses de santé sera préservé.

La progression de l’ONDAM est fixée à +2,7% en 2013.

Cette progression du niveau de l’ONDAM permettra d’investir pour l’avenir de notre système de santé :

- Les soins ambulatoires de proximité seront développés notamment dans les zones fragiles, avec des modalités innovantes : rémunération d’équipes de professionnels de proximité et création de postes de praticiens locaux de médecine générale.

- L’hôpital public sera réhabilité dans ses missions de service public et des moyens supplémentaires seront consacrés à l’investissement hospitalier.

- Les moyens dédiés à la prise en charge des personnes âgées et handicapées progresseront de 4%, et un parcours de soins pour les personnes âgées véritablement décloisonné sera expérimenté.

Le PLFSS 2013 permettra également de financer des mesures de justice et faire ainsi progresser la protection sociale de Français :

- les exploitants agricoles bénéficieront désormais d’indemnités journalières en cas de maladie ou d’accident de la vie privée ainsi que, pour ceux qui ont dû cesser leur activité en raison d’une maladie ou d’une infirmité, de points gratuits de retraite proportionnelle ;

- l’accès à l’IVG sera amélioré : il sera pris en charge à 100% et ses tarifs seront revalorisés pour être mis en cohérence avec ses coûts réels pour les établissements de santé ;

- Les victimes d’accident du travail ou de maladies professionnelles ayant besoin d’une aide humaine pour accomplir les actes de la vie quotidienne bénéficieront d’une prestation calculée selon leurs besoins réels ;

- Le versement en tiers payant du complément de mode de garde pour les familles modestes sera expérimenté afin de favoriser l’accès à l’emploi des parents.

 

Au-delà du PLFSS 2013, le gouvernement entend rétablir l’équilibre de la sécurité sociale dans le cadre d’un dialogue associant les partenaires sociaux et l’ensemble des parties prenantes, sur la base des orientations tracées lors de la grande conférence sociale des 9 et 10 juillet 2012.

Le Haut Conseil du Financement de la Protection Sociale, installé le 26 septembre par le Premier Ministre, étudiera les scénarios à même de concilier au mieux les besoins de financement de notre protection sociale et le renforcement de la compétitivité de notre industrie. Au printemps 2013, une concertation sera engagée sur les retraites en s’appuyant sur le diagnostic établi au préalable par le Conseil d’Orientation des Retraites: il s’agira à la fois de remédier aux déficiences de nos régimes de retraite en termes d’équité mais aussi de les inscrire dans un cadre financier durablement équilibré.

Contacts presse

vendredi 28 septembre 2012

Santé des séniors


 

Parcours de santé des personnes âgées :

 

Marisol Touraine et Michèle Delaunay annoncent des expérimentations dès 2013

Marisol Touraine, Ministre des Affaires sociales et de la Santé, et Michèle Delaunay, Ministre déléguée chargée des Personnes âgées et de l’autonomie, ont présidé le jeudi 27 septembre dernier  le comité de pilotage relatif au « parcours de santé des personnes âgées en risque de perte d’autonomie ».

 

Marisol Touraine a notamment annoncé la mise en place d’équipes de soins de proximité, ainsi que des mesures permettant aux personnes âgées qui ont été prises en charge, de rentrer chez elles ou d’être suivies un cadre plus adapté que l'hôpital. Des expérimentations seront ainsi menées dès 2013. Elles seront annoncées lors de la présentation du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) 2013.

 

Par ailleurs, Michèle Delaunay a insisté sur l’importance du lien entre soins et autonomie, et la nécessité d’une prise en charge des personnes âgées par l’ensemble des acteurs sanitaires – qu’ils exercent en ville ou à l’hôpital, mais aussi sociaux et médico-sociaux. Elle a également insisté sur le caractère indispensable de l’anticipation et de la prévention, pour améliorer la qualité de vie des personnes âgées.

Source : communiqué de presse du ministère des Affaires sociales et de la Santé