lundi 19 décembre 2016

Rapport de l'Academie de médecine sur l'usage des rayons X



Rapport

De l’usage des Rayons X en radiologie (diagnostique et interventionnelle), à l’exclusion de la radiothérapie. Rapport et recommandations


Jean DUBOUSSET

Le groupe de travail rappelle les conséquences des rayonnements ionisants... nous observons des manquements fréquents aux recommandations officielles. Une radioprotection insuffisante est source de complications potentielles pour les patients et les praticiens... la moitié des complications (survenant autrefois en radiothérapie) surviennent aujourd’hui dans les suites d’actes de radiologie interventionnelle ou de diagnostic (dont le dentaire). Ceci nous a conduit au rappel des indications des nouvelles techniques d’imagerie minimisant la dose délivrée de rayons X. Cela, en insistant sur celles n’utilisant pas de radiation ionisante (IRM, échographie, techniques optiques), avec leurs indications respectives..

L’Académie Nationale de Médecine présente les recommandations suivantes :

1. La pertinence du type d’imagerie choisie en diagnostic, doit résulter d’une concertation préalable entre praticien prescripteur et médecin radiologue (RCP) ; ce dernier choisit la technique la plus performante et la moins irradiante, compte tenu du plateau technique dont il dispose, en particulier chez l’enfant et l’adulte jeune ; dès les premiers âges de la vie, toute imagerie obligée de la tête ou du tronc impose le recours prioritaire aux techniques non irradiantes (Echographie, IRM)

2. Outre l’Echographie, la diffusion plus large des équipements d’imagerie non ou peu irradiante (IRM, EOS,..) est hautement souhaitable, au besoin par la mutualisation public-privé de ces équipements techniques coûteux, pour en accélérer significativement l’accessibilité de tous les patients).

3. L’enregistrement automatique et cumulé des doses reçues par le patient, tout au long de sa vie, au niveau du tronc et des racines des membres (au mieux sur puce de la Carte Vitale, modèle du dossier pharmaceutique utilisé dans notre pays) même si le dossier personnel d’irradiation est désormais imposé ;

4. Pour le personnel soignant, il est indispensable d’obtenir un dosimètre individuel cumulatif non ferromagnétique (aux réserves habituelles de l’anonymisation) ; le contrôle des mesures de radioprotection personnelles des professionnels médicaux et paramédicaux doit être systématisé, obligatoire, contraignant et plus rigoureux qu’actuellement, comme le sont les mesures de protection des locaux ;

5. l’enseignement de la radioprotection doit être renforcé, non seulement pour les professionnels de santé, mais aussi pour le grand public, sans inquiéter celui-ci, mais en le responsabilisantdans ses demandes ; un changement profond des mentalités en ce qui concerne la radioprotection des patients et des soignants est indispensable et tout doit être fait pour obtenir une adhésion volontaireet acceptée des uns et des autres.

 
 
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