jeudi 5 mars 2015

Le vrai du faux sur le tiers payant généralisé


Le vrai du faux sur le tiers payant généralisé

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Dans le contexte mouvementé de la loi de santé, Soins Coordonnés revient sur le question du Tiers payant généralisé et met les choses au clair.


Le tiers payant serait inflationniste
  • Aucune étude portant sur le tiers payant généralisé en France ou dans d’autres pays, n’a démontré son caractère inflationniste.

  • Affirmer que le tiers payant est inflationniste est une opinion : elle repose sur l’absence de régulation à l’entrée dans le système de soins en France. Cette absence de régulation sert d’argument aux adversaires du tiers payant qui affirment sans preuve que la population, si le tiers payant était généralisé, consulterait sous n’importe quel prétexte. Aujourd’hui, faire régler la consultation voire demander un dépassement de tarif est le mode de régulation choisi par certains médecins. Il s’agit ni plus ni moins d’une sélection par l’argent. Le tiers payant généralisé permet de pallier ce type de pratiques et de garantir l’accès aux soins.
  • Selon l’IRDES, ¼ des français déclare avoir renoncé à des soins au cours de l’année. Ce phénomène est d’autant plus dommageable qu’il aboutit à un « rattrapage » qui coûte finalement plus cher au système de santé. En effet, plus tôt les maladies sont prises en charge, moins elles sont graves et le coût de leur prise en charge peut être réduit. La qualité de vie du patient est préservée. Le tiers payant permettrait d’éviter les situations de renoncements aux soins pour difficultés financières.

  • ​Paradoxe : Les médecins libéraux craignent de voir leur patientèle augmenter. Ne devraient–ils pas être satisfaits d’avoir un agenda bien rempli ?
    En savoir plus: www.soinscoordonnes.fr

  • Le vrai du faux sur le tiers payant généralisé

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    « Le tiers payant est une mise sous tutelle » FAUX

    On a entendu de nombreux professionnels détracteurs du tiers payant assimiler le fait d’être réglés par la Sécurité sociale à son assujettissement. Selon eux, être directement payé par la Sécurité sociale plutôt que par le patient serait se mettre sous la coupe de la Sécurité Sociale.

    C’est non seulement insensé mais franchement inexact.

    Les médecins spécialistes libéraux pratiquent en très grande majorité le tiers payant. C’est vrai en particulier des spécialistes dont les actes sont les plus coûteux. De même, l’activité des hôpitaux est en grande partie prise en charge directement par la Sécurité Sociale.

    Aussi loin qu’on se souvienne, aucun ne s’est plaint d’être mis sous tutelle. Et même, certains en redemandent.




    Le vrai du faux sur le tiers payant généralisé

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    « Tiers payant vaut paiement des professionnels » FAUX



    Aujourd’hui, le tiers payant doit être généralisé et doit s’accompagner d’une garantie de paiement des actes considérés.

    En effet, les chiffres prouvent que, lorsque le patient ne peut régler sa consultation, dans 85% des cas, la complémentaire ne s’acquitte pas du paiement de sa part au médecin.

    Le tiers payant généralisé bien organisé solvabilise les activités de soins et contribue à la pérennité des structures de notre système de santé.

    Comme en attestent les difficultés de multiples territoires à trouver des médecins généralistes libéraux en capacité de prendre en charge la population, l’exercice médical est aujourd’hui aride et peu attractif. Y ajouter des difficultés de paiement c’est scier la branche sur laquelle notre système de santé est assis.





    Le vrai du faux sur le tiers payant généralisé
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    « Le  tiers payant favorise l'accès aux soins  » VRAI


    17% de nos concitoyens déclarent que l’avance des frais les a déjà amenés à renoncer à consulter un médecin généraliste. Ces chiffres atteignent même 24% chez les moins de 35 ans ou chez les personnes dont le revenu mensuel est inférieur à 1 500 euros. Plus largement, 25% des français déclarent avoir renoncé à des soins chaque année.


    Dans un contexte économique difficile, la gradation des soins et le recours au médecin généraliste en premier recours plutôt que le fait de se tourner vers l’hôpital pour un état de santé qui ne le nécessite pas, est un choix de bon sens, voire une clause de survie pour notre système de santé.


    De ce point de vue, la généralisation du tiers payant, en fléchant la prise en charge vers les médecins généralistes de ville plutôt que vers l’hôpital, permet une meilleure régulation du système et un moindre coût de prise en soins.


    Le tiers payant permet à toute personne quelle que soit sa situation financière, de consulter un professionnel de santé en cas de maladie et d’enrayer le phénomène des renoncements aux soins.
    Bref, on a tout à y gagner.



    COUP DE PROJECTEUR SUR LE POINT DE VUE DE LA MUTUALITÉ






    Ndlr : MGEFI et Tiers payant






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