vendredi 12 juillet 2013

Aluminium dans les vaccins : les victimes portent plainte


Conférence de presse du  Jeudi 11 juillet 2013

 

 

Organisée par :

Michèle RIVASI, Députée européenne Les Verts/ALE, membre de la commission Santé et environnement au Parlement européen

Corinne LEPAGE, Députée européenne ADLE, présidente de CAP 21

Laurence COHEN, Sénatrice PCF du Val-de-Marne

Jean LASSALLE, Député Modem des Pyrénées Atlantiques

L'Association E3M des malades de la myofasciite à macrophages

 

En présence de :

Maître Charlotte Respaut-Abadie (cabinet Teissonnière – Topaloff – Lafforgue)

Des trois plaignants : Karen Bouillot, Stanley Annan et Thomas Gruet

Des six grévistes de la faim qui demandent le retour d’un DTPolio sans aluminium, pour que les familles aient le choix, ainsi que la Ministre de la Santé s’y était engagée.

 


 

Depuis 1998, environ un millier de malades atteints de myofasciite à macrophages ont été diagnostiqués en France. Un chiffre largement sous-estimé en raison d’une méconnaissance de cette maladie par le corps médical.

Plusieurs centaines de milliers de personnes pourraient en fait être atteintes de cette pathologie en se basant sur ce constat : 2 % de la population occidentale est atteinte du Syndrome de Fatigue Chronique (SFC), autrement dénommé Encéphalomyélite Myalgique (EM-SFC). Cela représente près de 1,2 million de personnes en France. Les centres nationaux de référence sur les maladies neuromusculaires (dont l’hôpital Henri Mondor) accueillent ce public. Près de 30 % des personnes atteintes d’EM-SFC consultant à l’hôpital Henri Mondor, lorsqu’elles sont à jour de leur vaccination, sont atteintes de MFM. Ces données ne sont bien sûr pas directement extrapolables, mais elles donnent un ordre de grandeur.

Cette perspective est suffisamment inquiétante pour ne pas rajouter de nouvelles victimes !

Chez ces patients, les sels d’aluminium présents dans les vaccins persistent. Une susceptibilité génétique expliquerait cette prédisposition chez une partie de la population. La recherche n’a pas encore permis d’identifier cette population à risque.

Les malades présentent un épuisement chronique, des douleurs musculaires et articulaires intenses et des troubles cognitifs. Près de 80 % d’entre eux ont dû cesser leur activité professionnelle ou leurs études pour les plus jeunes, et sont reconnus en invalidité par les juridictions compétentes.

Le DTPolio® est un vaccin obligatoire pour le grand public. Depuis 2008, ce DTPolio sans aluminium, commercialisé pendant plus de quarante ans, a été suspendu pour des raisons arbitraires. Ce vaccin peu cher n’a jamais été remis sur le marché. Depuis, plusieurs malades ont été diagnostiqués pour une MFM en raison de cette suspension. Ils ont été vaccinés avec d’autres vaccins adjuvés sur aluminium. Ces effets graves du vaccin auraient pu être évités si l’Agence de sécurité du médicament avait exigé le retour de ce DTPolio sans aluminium sur le marché.  L’Agence savait qu’il existait des risques pour une population présentant un terrain particulier.

Les personnes présentant un risque potentiel accru (familles dont un membre est atteint de myofasciite à macrophages, ou d’une maladie auto-immune) sont confrontées de fait à un dilemme inhumain : soit ne pas se faire vacciner (et donc se mettre en illégalité, de surcroît avec le risque de survenue de l’une des pathologies D, T, ou P), soit se faire vacciner (au risque de déclencher une MFM ou une maladie auto-immune pouvant potentiellement invalider le reste de leur existence). Ce dilemme est particulièrement insupportable lorsqu’il s’exerce chez des parents qui doivent décider pour leurs enfants.

L’autorisation de mise sur le marché de ce DTPolio sans aluminium, répondant à l’obligation vaccinale française (lire en annexe), est toujours valide.

Avant sa suspension, chaque année, 1 million de doses du DTPolio sans aluminium étaient vendues.

Il s’agissait d’une vaccination choisie par de nombreux français et leur médecin traitant.

 

1.       Trois malades portent plainte


Trois personnes déposent plainte. Elles ont contracté la Myofasciite à macrophages (MFM) depuis juin 2008, date de la suspension du DTPolio sans aluminium. L’association d’Entraide aux malades atteints de MFM (E3M) se constitue partie civile à leur côté.

Maître Jean-Paul Teissonnière et Maître Charlotte Respaut-Abadie (cabinet Teissonnière – Topaloff – Lafforgue) assurent leur défense.

 

 Stanley Annan, âgé de 19 ans, a dû suspendre ses études. Il a été vacciné le 24.06.05 avec le Revaxis®, dTPolio avec aluminium (pendant une première « rupture de stock » de DTPolio sans aluminium en 2004 et 2005). Il a reçu son rappel le 18.08 2010, toujours avec le Revaxis® (dTPolio avec aluminium). Son taux d'incapacité (MDPH) est reconnu entre 50 et 80% et il est titulaire de la carte de priorité pour personne handicapée. Il a été diagnostiqué pour une MFM en janvier 2013.

 

Le témoignage de la Maman de Stanley :

Après le premier vaccin, on peut dire que rien d'important ne s'est produit, hormis un problème de comportement quelquefois agressif mis sur le dos de l'adolescence mais qui aujourd'hui pourrait bien concerner le problème de l'aluminium que contenait ce vaccin.

C'est la deuxième injection en 2010 qui a posé le plus de problèmes. Quelques jours après le vaccin, il se plaint de maux de dos, et le 19 septembre 2010, il ne peut pas se lever du lit, disant qu'il est très fatigué. Le lendemain, il tente de se rendre à l'école mais je dois aller le chercher au bout d'une demi-heure car il est très fatigué, souffre énormément du dos et des cervicales, a des douleurs dans les épaules et de la faiblesse dans les jambes. Il peine même à tenir sa tête. La lumière lui fait mal aux yeux. Il est hospitalisé du 24/09 au 28/09/2010 au Centre Hospitalier de Châteauroux en service Pédiatrie. Le lundi 27, la fatigue est retombée et les douleurs également. La conclusion du service est : fatigabilité musculaire probablement dans un syndrome pseudo-grippal. Stanley est ensuite retourné au lycée tant bien que mal (1ère S) mais il se plaint de difficultés de concentration et de compréhension avec une asthénie intense. Il passe ensuite les vacances de la Toussaint au lit.

Le 17 mars 2011, nous rencontrons le Pr CABANE à l'Hôpital SAINT ANTOINE qui affirme que Stanley souffre d'un syndrome de fatigue Chronique ou encéphalomyélite myalgique. Il lui prescrit du Mantadix pour l'aider dans ses problèmes de compréhension et concentration. En juillet, nous contactons par courriel le Pr COZON (Hôpital Edouard Herriot à Lyon) et nous le rencontrons en Décembre 2011. Stanley redouble alors sa première. Il est un peu mieux les mois janvier, février et mars 2012 mais à partir d'avril, la fatigue le handicape vraiment. Il ne peut même pas se rendre aux épreuves anticipées du BAC en Juin ni à celle de remplacement prévues en septembre à Orléans. Il passe un été souvent très abattu ou très agité, dormant peu. En juin, on constate, qu'il a de nombreuses intolérances alimentaires et arrivent aussi des problèmes urinaires (urgences urinaires). Depuis le mois d'octobre, il est complètement déscolarisé. Suite à ses intolérances alimentaires, je me suis intéressée au problème des métaux lourds et en suis arrivée à lire un article dans le "Que choisir " de septembre qui parlait du problème du DTPolio qui n'existe plus sans aluminium depuis 2008 et de la myofasciite à macrophages, maladie qui correspondait bien à ce dont souffrait notre fils. Après avoir contacté l'association E3M, j'ai pu ainsi savoir où il convenait de faire la biopsie et cette association m'a permis d'obtenir un rendez-vous plus rapide pour la biopsie prévue en janvier 2013. Celle-ci s'avère positive à la myofasciite à macrophages. Le Pr COZON m'a affimé qu'il s'agit toujours d'une encéphalomyélite myalgique dont on connait maintenant la cause : l'aluminium du vaccin.
Il est difficile de décrire tous les dégâts provoqué par cette maladie car elle touche la personne entière au niveau physique, mental et psychologique.

Stanley souffre d'une fatigabilité marquée, rapide, physique et cognitive, en réponse à l'effort qui peut être minime, comme les activités de la vie quotidienne ou de simples tâches mentales. Une marche rapide ou légère course, un effort mental important peuvent ensuite le clouer au lit plusieurs jours.
Sa pensée est ralentie, sa concentration altérée, il a des difficultés à prendre des décisions, parle plus lentement.
Il a des pertes de mémoires à court terme : il a du mal à se souvenir de ce qu'il voulait dire, de ce que l'on disait, il a du mal à trouver ses mots, à se rappeler une information.

Au niveau douleur, il souffre moins du dos mais a des maux de tête journaliers surtout s'il fait un effort intellectuel. Il a des douleurs migratrices dans les articulations : doigts, genoux, épaules etc.
Son sommeil est très perturbé : insomnies ou sommeil prolongé, occupant parfois la plupart de la journée et éveil presque toute la nuit, réveils fréquents. Son sommeil n'est jamais réparateur, il se réveille en se sentant épuisé, indépendamment de la durée du sommeil. Il lui arrive de se coucher au petit matin, et
c'est dans ce genre de période, quand il dort très peu qu'il est devient irritable et agressif.
Il souffre de faiblesse musculaire et de trémulations musculaires pendant son sommeil.
Il a du mal à concentrer sa vision, lire un livre par exemple lui est maintenant impossible.

Il a des problèmes digestifs : douleurs abdominales, ballonnements, constipation et intolérances alimentaires.
En cas de grosse fatigue, il souffre de vertiges et problème d'équilibre et dit que pendant un moment, sa vue est altérée.

Il n'arrive pas à contrôler sa température : frissons, épisodes de transpiration, impressions récurrentes de fièvre, extrémités froides.

Il a souvent des symptômes pseudo-grippaux : maux de gorges, ganglions cervicaux, rhume.

Voilà dans quel état est notre fils aujourd'hui sans compter tout l'impact psychologique de sa maladie à son âge où tout reste bloqué : on ne peut continuer aucune formation aussi simple soit-elle car il ne pourra s'y rendre tous les jours, des cours par correspondance seront trop lourds à porter seul et même un travail à mi-temps ne pourra pas être assuré tous les jours, le moindre rendez-vous important n'étant pas toujours assuré : rendez-vous chez le médecin, inscription au Bac qui n'a pas pu se faire le jour convenu mais plus tard etc.

Nous avions un adolescent en pleine forme, sportif, brillant à l'école, plein de projets pour l'avenir et vous avez ici la description de Stanley aujourd'hui. Il dit qu'il est aujourd'hui en survie par rapport à ses camarades, autrement dit qu'il essaie de survivre.

 

Sa vie est gâchée et l'objet de cette plainte est aussi de demander réparation de tous ses problèmes de santé qui le handicapent  et qu'il puisse, si une allocation lui est allouée, s'assumer financièrement.

 

 Karen Bouillot, 46 ans, est agent Hospitalier. Elle travaille aujourd’hui à mi-temps. Elle est invalidité 1ère catégorie. Elle a reçu le Revaxis® (dTP avec aluminium) le 04.07.2008, un mois après la suspension du DTPolio sans aluminium. Elle a été diagnostiquée pour une MFM en mars 2011.

 

Son témoignage :

Septembre 2008 : Arrêt de travail de deux ans. Aucune énergie, épuisement total.

Suite à mes arrêts maladie, j'ai été convoquée une deuxième fois par un second médecin conseil. Il m'a dit de reprendre à mi-temps en me signalant que ce serait très difficile pour moi étant donné mon poste.

J'ai donc repris non sans mal fin novembre 2010.

Depuis je travaille à mi-temps et je suis en invalidité 1ère catégorie. Lorsque j'ai repris je n'ai pas retrouvé mon poste. Mes horaires changent chaque semaine et je travaille un week-end sur deux. Je déteste me plaindre mais cette situation est juste épouvantable. J'assume ce mi-temps au détriment de mes enfants. Etant donné que je n'ai plus aucune vie sociale (épuisement, accentué par le travail), l'état dans laquelle se trouve ma maison n'a guère d'importance si ce n'est pour mon amour propre et l'équilibre de mon fils.

Mon généraliste est démuni.

 

Thomas Gruet, 32 ans, est responsable produit et chef de projet chez un éditeur de logiciels. Il a été vacciné en octobre 2009, avec le Repevax® (dTP + coqueluche, avec aluminium). Il a été diagnostiqué pour une MFM en juin 2010.

 

Son témoignage :

J'ai été vacciné avec un Repevax® en octobre 2009 et les premières douleurs ont commencé en janvier 2010. Il s'agissait de douleurs de type brûlures dans les muscles, élancements dans les os et décharges électriques (les plus fortes douleurs, comparables à une sciatique mais dans tous les muscles). Les douleurs se situaient sur le côté droit de la poitrine, les avant-bras, l'épaule gauche (site de l'injection...) ainsi que la cuisse gauche. J'avais également de violents maux de tête.

J'ai consulté en tout et pour tout et sur une période de 6 mois 2 généralistes, 3 neurologues et un rhumatologue. Je n'ai pas été cru durant 6 mois, mes douleurs étaient soi-disant inexistantes voire inventées... J'ai fait plusieurs scanners, Doppler, radio... sans jamais comprendre ce qui m'arrivait.
Puis, finalement, une des généralistes m'a mis sous lyrica 75 mg 3 fois par jour et les douleurs se sont estompées. Elle a alors conclu à une fibromyalgie. Pour s'assurer qu'il s'agissait d'une myofasciite (2ème hypothèse), un électromyogramme sur tout le corps a été effectué au cabinet de la neurologue puis une biopsie a été effectuée à l'épaule gauche à l’hôpital de la Salpêtrière en juin 2010.

La MFM a été confirmée. A partir de ce moment-là, j'ai été régulièrement suivi par la neurologue à Paris mais qui était persuadée que moins je penserai à la maladie, plus vite je serai guéri. Le traitement de croisière consistait en 3*75mg de lyrica /j, 25 mg de laroxyl /j et un autre médicament pour éviter le syndrome des jambes sans repos.

Aujourd'hui, je suis suivi à Vannes par une neurologue et j'ai subi une 2nde biopsie pour confirmation de la 1ère, celle-ci ayant été considérée comme temporellement trop proche de la vaccination pour être crédible. La MFM a été de nouveau confirmée. Mon traitement est actuellement de 2*50 mg de lyrica /j et 25 mg de laroxyl /j.

Je suis globalement peu atteint, je travaille à temps plein. Je suis fatigué, ai quelques maux de tête et ai un sommeil de mauvaise qualité. Mais globalement, ça va même si je ne peux pas faire d'excès et dois me ménager. Je ne fais plus de sport car je ne peux plus. J'ai tous les deux-trois mois des périodes de flambée de mes symptômes et des périodes de rémission.

En revanche, sur le long terme, je constate des rougeurs quotidiennes sur le torse qui montent jusqu'à la gorge et qui m'enserrent. Plus je suis fatigué ou plus je suis actif et plus les rougeurs (voire carrément violettes) sont prononcées. De même, j'ai tous les deux mois des douleurs fortes dans la gorge (muscle qui enserre la gorge qui s'enflamme) comme une très forte angine blanche. Ces symptômes sont clairement liés des dires de mon médecin.

 
Si je me porte partie civile, c'est pour trois raisons :

* je suis père de deux enfants, que je fais vacciner (car c'est un moindre mal) mais je veux que mes enfants puissent bénéficier de vaccins sans ce type de risques

* je suis lassé de cette même répétition de l'histoire de la santé en France (médiator, sang contaminé, hépatite B...)

* par principe, même si je ne suis pas aussi gravement touché que d'autres, je trouve anormal de ne pas être considéré, ni pris au sérieux quant à ces symptômes.

 

2.       Pourquoi déposer plainte


-          Le gouvernement pourrait être contraint de prendre les mesures nécessaires à la remise à disposition d’un DTPolio sans aluminium par le biais d’une commande publique, par exemple.

-          Plusieurs décisions relatives à ce dossier, prises dans des conditions de conflits d’intérêts et les responsabilités du Ministère, de l’administration centrale, des agences sanitaires, du Haut Conseil de Santé Publique et des fabricants face aux alertes scientifiques pourront être évaluées.

-          Cette plainte enfin a pour objectif de réclamer justice, car les trois personnes (et leur médecin traitant) n’ont pas eu le choix de disposer d’un vaccin sans aluminium. Il y a une faute des instances de décisions, en charge de la vaccination, et tout particulièrement de l’Agence chargée d’assurer la protection sanitaire, ainsi que du Ministère qui couvre l’absence de réaction de l’Agence.

 


-          En 1974, l’Institut Pasteur a retiré les sels d’aluminium de tous ses vaccins, à cause des risques que présentait cet adjuvant. Il l’a remplacé par le phosphate de calcium, composant naturel de l’organisme. L’Institut Mérieux a remis les sels d’aluminium en 1986, lorsqu’il a racheté l’Institut Pasteur, pour des raisons économiques (c’est en fait le point de départ de toute l’histoire de l’aluminium vaccinal). Ceci est prouvé[i].

-          Dans les années 1990, découverte du rôle possible de l’aluminium dans la survenue de la MFM (travaux des chercheurs français Coquet, Gherardi, Chérin, Authier)[ii].

-          2002 : à la demande de l’OMS, l’Afssaps diligente une étude sur la MFM. Celle-ci est réalisée par le service de pharmacologie de l’Université de Bordeaux. Les conclusions de cette étude ne contredisent pas les travaux des chercheurs français, et préconisent des études supplémentaires pour avoir confirmation du lien MFM – aluminium vaccinal. Tout ce processus sera bloqué par le Conseil Scientifique de l’Afssaps, « pourri de conflits d’intérêts » comme l’a dit Gérard Bapt, alors Président de la mission parlementaire sur le Mediator[iii].

-          2003 : le rapport de l’INVS[iv] atteste de la neurotoxicité de l’aluminium.

-          2005 : Un groupe de travail est mandaté par l’Afssaps pour faire un état des lieux sur l’implication de l’aluminium utilisé en tant qu’adjuvant. « Si un lien de causalité entre l’exposition à l’aluminium vaccinal et la survenue d’un syndrome clinique est avéré, le dosage des biomarqueurs pourra amener à contre-indiquer les vaccins aluminiques chez certaines personnes. », peut-on lire dans le document interne à l’Afssaps. L’étude n’a jamais été financée, en dépit de la constitution d’un groupe de travail composé de médecins et de chercheurs.

-          Octobre 2010 : Le professeur Romain Gherardi est auditionné par l’Afssaps. Il montre que les sels d’aluminium vaccinaux migrent vers le cerveau où ils s’accumulent, après avoir été injectés dans le muscle du bras. Une donnée que toutes les agences sanitaires ignoraient. Le postulat admis communément était que les sels d’aluminium étaient excrétés par les reins quelques jours après avoir été introduits dans le muscle.

 

-          2 décembre 2010 : Jean Marimbert, alors directeur général de l’Afssaps, écrit au Pr R. Gherardi : « Vos travaux expérimentaux ont été présentés le 30 janvier 2008 à l’Afssaps, qui a considéré que leur poursuite permettrait de mieux caractériser la distribution de l’aluminium vaccinal administré par voie intramusculaire. Le 13 octobre 2010, vous nous avez fait part de résultats complémentaires qui s’avèrent être très intéressants sur le plan fondamental. Ceux-ci montrent en effet qu’une translocation au niveau cérébral de particules injectées au niveau musculaire, via les macrophages, est possible. Par ailleurs, les résultats relatifs à l’implication d’un polymorphisme MCP-1 sont encourageants et permettront peut-être à terme d’identifier une sous-population à risque chez laquelle la vaccination aluminique devrait être évitée ». Aucun financement ne sera octroyé par l’Agence.


Décembre 2011 : L’agence de sécurité du médicament recommande aux personnes qui se rasent ou s’épilent les aisselles de ne pas utiliser de déodorant avec sels d’aluminium[v]. Ce sont les mêmes particules que celles des vaccins.

-          Mars 2012 : Le groupe d’études sur la vaccination de l’Assemblée nationale demande la mise en place d’un moratoire sur les adjuvants vaccinaux, au nom du principe de précaution. 

-          Avril 2012 : « Les sels d’aluminium ont un possible potentiel cancérigène et perturbateur endocrinien », rappelle Marisol Touraine[vi], dans son courrier adressé à l’association E3M au printemps 2012.

-          Mai 2012 : Le congrès international de l’auto-immunité a eu lieu à Grenade, en Espagne. Pour la première fois, une part importante du colloque a été consacrée aux effets des adjuvants contenant de l’aluminium. Le président du Congrès est l’immunologue israélien Yehuda Shoenfeld. Il a publié à propos du syndrome ASIA, ou syndrome induit par les adjuvants.  « Nous ne condamnons pas les vaccins, nous ne voulons pas les supprimer, a-t-il confié. Mais j’aimerai pouvoir repérer quelles personnes sont sensibles à l’aluminium afin qu’elles évitent son usage ». Des chercheurs internationaux ont présenté leurs travaux relatifs à l’impact de ces adjuvants sur la santé lors de ce congrès.  Voir l’extrait du documentaire Planète Alu de Bert Ehgartner, diffusé sur Arte en mars 2013 : http://youtu.be/J--X0FDAQCA.

-          26 juin 2012 : L’Académie de médecine[vii] s’oppose farouchement au moratoire, tout en reconnaissant comme valide scientifiquement la migration des sels d’aluminium vaccinaux vers le cerveau. La question dose-effet est selon eux négligeable. Or, qui sait à partir de quelle quantité ce métal neurotoxique impacte le fonctionnement du cerveau et quelles sont les différences individuelles ?

-          Décembre 2012 : Le Ministère de la Santé décide de financer les recherches sur l’aluminium vaccinal et sur son lien avec la myofasciite à macrophages[viii].

-          Mars 2013 (et novembre 2012) : Le Conseil d’Etat reconnait le lien entre la myofasciite à macrophages et les vaccins utilisant des sels d’aluminium[ix]. Les deux arrêts reconnaissent que la probabilité du lien est plus importante que la probabilité de l’absence de lien entre aluminium vaccinal et myofasciite à macrophages (arrêts du 21.11.2012  et du 22.03.2013).

Sans être exhaustif, il est important de noter que le laboratoire Mérial, filiale vétérinaire de Sanofi, a mis au point des vaccins sans aluminium pour les chats[x], afin d’éviter les tumeurs au site d’injection. La prévalence du sarcome félin est de 1 sur 5000[xi],[xii].  « Ils ne contiennent pas d’adjuvants chimiques ayant le potentiel de provoquer des réactions locales ou allergiques », précise le laboratoire à propos de cette gamme de vaccin, nommée Purevax.

 


Ce vaccin a été commercialisé pendant plus de trente ans, sans aucune alerte de pharmacovigilance. Chaque année, un million de doses environ étaient vendues.

4.1   Les raisons officielles de ce retrait


Le 12 juin 2008, un communiqué de l’Afssaps[xiii] annonçait la suspension de ce produit, en raison d’une augmentation des effets indésirables sur les cinq premiers mois de l’année :

« Une augmentation importante du nombre de manifestations allergiques à la suite de la vaccination par DTPolio® a été relevée depuis le début de l’année 2008 par rapport aux années précédentes. Ce vaccin est recommandé selon le calendrier vaccinal en rappel chez l’enfant âgé de 6 ans pour la prévention de la diphtérie, du tétanos et de la poliomyélite. Par mesure de précaution et en accord avec l’Afssaps, Sanofi Pasteur MSD a décidé de suspendre temporairement la distribution de la spécialité vaccin DTPolio® dans l’attente des résultats des investigations complémentaires. Un rappel des lots étant effectué le 12 juin 2008, le vaccin DTPolio® ne sera plus disponible dans les officines à cette date. Pour le rappel chez les enfants à partir de l’âge de 6 ans, le vaccin Revaxis® constitue une solution alternative durant la période d’indisponibilité du vaccin DTPolio® ».

Dans les faits, la suspension s’est transformée en arrêt de commercialisation, sans que l’agence du médicament ne fasse de communiqué particulier.

 


-          Sanofi déclare 23 effets indésirables graves (du 01.01.2008 au 14.05.2008), soit une hausse de 16 cas. Selon les ratios habituellement admis pour le DTPolio®, il aurait dû y avoir 7 cas au cours de cette période.

-          Le contrôle effectué par l’Afssaps ne fait apparaitre que 8 à 10 cas graves. Soit 1 à 3 cas supplémentaires, ce qui n’a aucune signification sur le plan statistique.

-          Un lot (sur les 6 utilisés début 2008) serait impliqué dans cette augmentation d’effets indésirables graves (courrier Afssaps à l’association Entraide aux Malades de Myofasciite à Macrophages - E3M).

Après analyse des données, cette suspension est injustifiée[xiv].

- Un groupe pharmaceutique décide de suspendre la production d’un produit de santé pourtant indispensable à une partie significative de la population. Il justifie cette suspension par une hausse d’effets indésirables importants.

- L’Agence de sécurité sanitaire constate que cette augmentation importante n’existe pas. Mais elle couvre la décision de l’entreprise. L’Agence de sécurité du médicament a donc accepté que Sanofi retire le seul DTPolio sans aluminium du marché, permettant de fait aux laboratoires de vendre des vaccins de remplacement plus chers. Pour les adultes, il s’agit du Revaxis ®, vendus à 10,26 euros. Pour les enfants, le DTP seul n’existe plus. Le vaccin de remplacement le « moins » cher est le Tétravac®, vendu à 14,88 euros. Il contient en plus la valence de la coqueluche.

Une question subsiste, à laquelle nous n’avons pas trouvé de réponse ni auprès des autorités, ni auprès des laboratoires. Comment se fait-il que des réactions allergiques soient déclarées à l’Agence avec le DTPolio, et pas avec le Tétravac®, qui contient pourtant comme base les mêmes composants que le DTPolio ? Le principe même de l’allergie voudrait que les vaccins contenant les mêmes composants génèrent les mêmes effets.

Outre un problème majeur de santé publique, cette suspension génère un surcoût pour la sécurité sociale qui s’élève a minima à 3 millions d’Euros par an.

Depuis juin 2008, la liste des victimes de l’aluminium vaccinal s’accroît…

Aucune pression n’a été exercée sur Sanofi pour que celui-ci remette à disposition le DTPolio Mérieux, bien que la suspension soit annoncée comme « temporaire ». Aucune commande publique n’a été passée auprès d’un autre fabricant.

 

Conclusion :

Avec cette plainte, nous, Karen, Stanley, Thomas et l’association E3M, demandons que la lumière soit faite sur le retrait de ce vaccin sans aluminium. Nous pensions aussi que « cela » n’arrivait qu’aux autres. Mais la roulette russe nous a rattrapés.

Par ailleurs, nous demandons toujours le retour d’un DTP sans aluminium, comme les 68.000 signataires de la pétition (http://www.change.org/VaccinSansAluminium) et les 1000 médecins.

Lundi 8 juillet, de nouvelles personnes ont rejoint Yves, qui en est à son 30ème jour de grève de la faim devant le Ministère de la Santé. 6 personnes sont maintenant dans ce mouvement. Dont 5 malades de l’aluminium vaccinal.

 


 

Pour les enfants

 

Article L3111-2


Les vaccinations antidiphtérique et antitétanique par l'anatoxine sont obligatoires, sauf contre-indication médicale reconnue ; elles doivent être pratiquées simultanément. Les personnes titulaires de l'autorité parentale ou qui ont la charge de la tutelle des mineurs sont tenues personnellement responsables de l'exécution de cette mesure, dont la justification doit être fournie lors de l'admission dans toute école, garderie, colonie de vacances ou autre collectivité d'enfants.

Article L3111-3


La vaccination antipoliomyélitique est obligatoire, sauf contre-indication médicale reconnue, à l'âge et dans les conditions déterminées par décret en Conseil d'Etat, pris après avis de l'Académie nationale de médecine et du Haut Conseil de la santé publique. Les personnes titulaires de l'autorité parentale ou qui ont la charge de la tutelle des mineurs sont tenues personnellement de l'exécution de cette obligation.

Article L3116-4


Le refus de se soumettre ou de soumettre ceux sur lesquels on exerce l'autorité parentale ou dont on assure la tutelle aux obligations de vaccination prévues aux articles L. 3111-2, L. 3111-3 et L. 3112-1 ou la volonté d'en entraver l'exécution sont punis de six mois d'emprisonnement et de 3 750 Euros d'amende.

 

 

Obligation vaccinale pour certaines professions



Une personne qui, dans un établissement ou organisme public ou privé de prévention de soins ou hébergeant des personnes âgées, exerce une activité professionnelle l'exposant à des risques de contamination doit être immunisée contre l'hépatite B, la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite et la grippe.

Les personnes qui exercent une activité professionnelle dans un laboratoire de biologie médicale doivent être immunisées contre la fièvre typhoïde. (…)

Tout élève ou étudiant d'un établissement préparant à l'exercice des professions médicales et des autres professions de santé dont la liste est déterminée par arrêté du ministre chargé de la santé, qui est soumis à l'obligation d'effectuer une part de ses études dans un établissement ou organisme public ou privé de prévention ou de soins, doit être immunisé contre les maladies mentionnées à l'alinéa premier du présent article.

Les établissements ou organismes employeurs ou, pour les élèves et étudiants, les établissements ayant reçu leur inscription, prennent à leur charge les dépenses entraînées par ces vaccinations.

 

Annexe 2 : Les autorités sanitaires reconnaissent maintenant que certaines vaccinations étaient inutiles


 

Le « nouveau calendrier vaccinal » 2013 vient de sortir. Il présente plusieurs nouveautés[1]. L’une de ces nouveautés concerne le délai entre les injections de rappel DTP pour les adultes.

Le texte prévoit que « les rappels contre la diphtérie à dose réduite en anatoxine, le tétanos et la poliomyélite (dTP) se font désormais à âge fixe et non plus à des intervalles de temps (anciens rappels « décennaux »). Compte tenu des données disponibles sur la durée de protection, ceux-ci sont recommandés aux âges de 25, 45 et 65 ans. Puis, compte tenu de l’immunosénescence au-delà de 65 ans, un intervalle de 10 ans est recommandé entre chaque rappel, soit à 75, 85 ans, etc…  ».

Cette année, le délai entre deux rappels est donc passé à 20 ans, alors qu’il était jusqu’à présent de 10 ans. Ce délai a donc été d’un seul coup multiplié par deux.

La vaccination contre ces trois maladies est ancienne. Il est inconcevable que l’on « découvre » que la durée de protection est bien supérieure à ce que l’on admettait. Combien d’entre nous ont été vaccinés inutilement ?

Une autre nouveauté concerne les enfants et jeunes adultes. Il est prévu deux injections aux âges de 2 et 4 mois, suivies d’un rappel à l’âge de 11 mois, puis un rappel vers 11-13ans, puis un rappel vers 25 ans. Le schéma précédent comportait 3 injections à 2, 3 et 4 mois, suivies d’un rappel à 16-18 mois, puis 6 ans, puis 11-13 ans, puis 16-18 ans, puis 26-28 ans. Le nombre de doses est donc passé de 8 à 5 !
Pourquoi les autorités sanitaires ne se sont-elles pas inspirées plus tôt de certains de nos voisins européens



[vi] http://www.myofasciite.fr/?page=presidentielle – réponse du Parti Socialiste
 
-           Dans ce document, nous utilisons le terme Agence du médicament de façon générique pour désigner « Afssaps » ou « ANSM ».
 
-           DTPolio sans aluminium = DTPolio Mérieux = DTPolio®
 
-           MFM = Myofasciite à Macrophages.
 
 
 
Suspension du Vaccin DTPolio®
 
en juin 2008 :
L’intÉrÊt industriel prime
sur la santÉ publique
 

RESUME

 
 
« [Les familles] doivent également avoir le choix de faire procéder aux vaccinations obligatoires
par des vaccins sans sel d'aluminium, d'autant plus que cela était le cas jusqu'en 2008
»
 Marisol Touraine
20 avril 2012
 
« L‘obligation de subir nous donne le droit de savoir »    Jean Rostand
 
Juin 2013

1. Les alertes sur les effets délétères de l’aluminium utilisé comme adjuvant vaccinal sont anciennes

Dès 1978, le chercheur Vassilev écrivait[xiv] « le phosphate d’aluminium, contrairement au phosphate de calcium, stimule la réponse IgE spécifique. (…) L’injection régulière de vaccins contenant des composants aluminiques pourrait être un des facteurs à l’origine du développement observé des maladies allergique.  (…) La présence d’anticorps IgE spécifiques dans le sérum humain doit être regardée comme un danger potentiel qui peut survenir après une vaccination de rappel, spécialement chez des personnes hyperimmunisées ou allergiques.
Le Dr Léry (Institut Pasteur) alertait le Ministère de la Santé en 1987 : « Les publications portant sur les effets toxiques ou les effets indésirables de l’aluminium et de l’hydroxyde d’alumine sont de plus en plus nombreuses, d’année en année ».[xiv] Sans succès.
En 2002, le Docteur Nathalie Garçon, spécialiste des adjuvants pour GlaxoSmithKline, admettait : « En réalité, le seul adjuvant [aluminique] autorisé pour la consommation humaine, est le plus empirique. Personne ne sait comment il fonctionne, personne ne connaît sa biodistribution. […] En fait, je crois que si l’alum arrivait maintenant, il ne serait pas accepté » (à l’occasion d’un atelier sur l’évaluation de la sécurité des vaccins - États-Unis).
En 2004, l’OMS reconnaissait que « l’innocuité des adjuvants est un domaine important et négligé. Dans la mesure où les adjuvants ont leurs propres propriétés pharmacologiques, susceptibles de modifier l’immunogénicité et la sécurité des vaccins, l’évaluation de leur innocuité est indispensable[xiv] ».
Par la suite, les responsables sanitaires français exprimèrent régulièrement des craintes sur les effets délétères de cet adjuvant aluminique.
Madame Bachelot, Ministre de la Santé, en 2010 :
« Le rôle des sels d’aluminium a été identifié. (…) Le rôle des sels d’aluminium pourrait être incriminé sous le bénéfice d’études complémentaires » (Assemblée Nationale, séance du 2 novembre 2010).
 
Jean Marimbert, Directeur Général de l’AFSSAPS, en 2010 :
« [Vos travaux] montrent en effet qu’une translocation au niveau cérébral de particules injectées au niveau musculaire, via les macrophages, est possible » (Courrier au Pr R. Gherardi - 02.12.2010).
 
François Hollande, candidat à l’élection présidentielle, en 2013 :
« Les maladies rares font clairement partie des orientations stratégiques qui doivent être données à notre recherche clinique et fondamentale. L'exemple de la myofasciite à macrophages démontre, s'il le fallait, la nécessité de faire progresser nos connaissances. (…)
Une plus grande vigilance et une réévaluation plus régulière du rapport bénéfices/risques des différents produits m'apparaît essentielle. Cette règle s'applique aux médicaments mais aussi aux vaccins, aux principes actifs comme aux adjuvants, qu'il s'agisse d'hydroxyde d'aluminium ou d'une autre molécule. Je veillerai à ce que tous les travaux scientifiques soient pris en compte pour déterminer la dangerosité des produits de santé et à ce que le doute profite au patient ».
 
Marisol Touraine, lors de la campagne présidentielle, en 2013 :
 « De nombreuses études ont ainsi alerté sur le possible potentiel cancérigène et perturbateur endocrinien des sels d'aluminium.(…) [Les familles] doivent également avoir le choix de faire procéder aux vaccinations obligatoires par des vaccins sans sel d'aluminium, d'autant plus que cela était le cas jusqu'en2008 ».
 

2. Le principe de précaution devrait donc s’appliquer

Jusqu’en juin 2008, cela était partiellement possible, puisque le Vaccin DTPolio® (Diphtérie-Tétanos-Poliomyélite) de Sanofi Pasteur MSD ne contenait pas d’adjuvant aluminique.
Il répondait d’ailleurs à une attente réelle de la population : 1 million de doses vendues chaque année.

3. En juin 2008, Sanofi suspend la commercialisation du DTPolio sans aluminium

Le 12 juin 2008, Sanofi Pasteur MSD décidait de suspendre « temporairement » la distribution de ce DTPolio®. Cette suspension faisait suite à une « augmentation du nombre de signalements de manifestations allergiques observées jusqu’à 24 heures suivant la vaccination depuis le début de l’année 2008 par rapport aux années précédentes. L’évolution a été favorable dans l’ensemble des cas signalés » (Communiqué de presse Afssaps[xiv]).
L’augmentation annoncée par Sanofi est de 16 cas d’effets indésirables graves (du 01.01.2008 au 14.05.2008)[xiv].

4. L’Agence du médicament est en désaccord avec Sanofi

Conformément à sa mission, l’Agence du médicament contrôle la réalité de ces effets indésirables. Les documents en notre possession démontrent que cette hausse se limite à 1 à 3 cas, ce qui n’a pas de signification statistique. De plus, l’Agence du médicament impute cette hausse éventuelle à un seul lot de vaccins8.

7. Mais l’Agence du médicament se soumet

Malgré l’absence de hausse d’effets indésirables graves, l’Agence du médicament accepte que ce vaccin, indispensable pour toute une partie de la population, disparaisse.

8. Pourquoi une telle attitude de la part d’une agence chargée de protéger la santé des patients ?

Nous estimons que 2 raisons sont à l’origine de cette attitude de l’Agence du Médicament.
-          La 1ère raison : il n’y a officiellement que quelques centaines de personnes atteintes de myofasciite à macrophages. Nous verrons ci-dessous qu’il s’agit d’une profonde erreur, volontairement entretenue.
-          La seconde raison concerne les liens étroits entre l’Agence du médicament et l’industrie pharmaceutique. Nous y consacrons un chapitre plus avant.
Les conclusions du rapport de l’IGAS (enquête sur le Médiator® – janvier 2011) restent pour nous toujours d’actualité :
«Être vigilant suppose d’être informé, d’être réactif, d’avoir la disponibilité d’esprit nécessaire, de savoir entendre et écouter les opinions minoritaires et d’être capable d’admettre que l’on s’est trompé ou que l’on se fourvoie dans un raisonnement convenu (...)
La chaîne du médicament fonctionne aujourd’hui de manière à ce que le doute bénéficie non aux patients et à la santé publique mais aux firmes (...)
S’ajoute à ceci (...) le poids des liens d’intérêt des experts contribuant aux travaux de l’AFSSAPS (...)
De manière plus globale, l’AFSSAPS, qui est une agence de sécurité sanitaire, se trouve à l’heure actuelle structurellement et culturellement dans une situation de conflit d’intérêt (...) par une coopération institutionnelle avec l’industrie pharmaceutique qui aboutit à une forme de coproduction des expertises et des décisions qui en découlent (…)
Dans cette affaire comme dans d’autres passées et malheureusement à venir, ce n’est pas l’excès de principe de précaution qui est en cause mais le manque de principe de précaution. (...)

9. Les conséquences de cette soumission

L’Agence du médicament annonce que le nombre de personnes atteintes de myofasciite à macrophages se limiterait à 500.
D’autres sources parlent de plusieurs centaines de milliers de personnes, en se basant sur ce constat : 2 % de la population occidentale est atteinte du Syndrome de Fatigue Chronique (SFC), autrement dénommé Encéphalomyélite Myalgique en Amérique du nord (EM-SFC). Cela représente près de 1,2 million de personnes en France. Les centres nationaux de référence sur les maladies neuromusculaires (dont l’hôpital Henri Mondor) accueillent ce public. Près de 30 % des personnes atteintes d’EM-SFC consultant à l’hôpital Henri Mondor, lorsqu’elles sont à jour de leur vaccination, seraient atteintes de MFM. Ces données ne sont bien sûr pas directement extrapolables, mais elles donnent un ordre de grandeur.
La vérité est sans doute entre ces 2 positions.
Cette perspective est suffisamment inquiétante pour ne pas rajouter de nouvelles victimes !
C’est pourtant ce qui arrive, puisque de nouvelles personnes sont maintenant diagnostiquées avec une myofasciite à macrophages consécutive à l’injection de vaccins Revaxis[xiv] ou Repevax[xiv], du fait de l’absence du DTPolio sans aluminium.

10. Conclusion

Le Conseil d’État reconnait maintenant le lien entre la Myofasciite à Macrophages et les vaccins utilisant des sels d’aluminium (arrêt du 21.11.2012 - Arrêt du 22.03.2013).
L’Agence du médicament recommande aux personnes qui se rasent (ou s’épilent) les aisselles de ne pas utiliser de déodorant avec sels d’aluminium.
Même les filiales vétérinaires de l’industrie pharmaceutique modifient leurs produits. Ainsi le laboratoire Mérial, filiale vétérinaire de Sanofi, a mis au point des vaccins sans aluminium pour les chats, afin d’éviter les tumeurs au site d’injection (sarcome félin, prévalence : 1 sur 5000).
Comment peut-on dès lors accepter que le vaccin de base pour les enfants ne soit toujours pas proposé en version « sans aluminium » afin que les familles aient le choix, comme s’y était engagée Marisol Touraine en avril 2012 ?
Comment accepter les coûts induits par cette « vente forcée » de vaccins plus onéreux pour les comptes sociaux (plusieurs millions d’Euros, comme nous le démontrons dans le dossier joint) ?
Comment accepter les coûts induits par les soins, les pensions d’invalidité, etc ?
Comment accepter ces vies supplémentaires détruites, alors que tout était évitable ?
 
Pour en savoir plus sur la suspension injustifiée : voir notre dossier ci-joint page 10
Pour en savoir plus sur les raisons industrielles entrainant cette suspension : voir notre dossier page 16
Pour connaitre les solutions que nous préconisons: voir notre dossier page 28
 
 

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